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dimanche 14 avril 2024

LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 107 - Toutankhamon ou les horreurs de l'inceste

 

 

Le célèbre masque funéraire en or du jeune pharaon Toutankhamon laisse supposer un être d’une égale majestueuse beauté majestueuse. Or il n’en est rien. En effet une récente autopsie menée virtuellement car il n’est pas question de toucher physiquement à une momie de plusieurs millénaires, a révélé que ce qui cachait sous les bandelettes n’avait rien a voir avec l’image sculpté des ses multiples sarcophages gigognes. En gros il y a tromperie sur la marchandise et le contenu ne ressemble pas du tout mais alors pas du tout à l’étiquette de la boite ! Podcast culturel, éducatif et ludique pour francophones

vendredi 12 avril 2024

Alfred Courmes (1898-1993) - Les Cantonniers

 

Alfred Courmes (1898-1993) Les Cantonniers Collection privée

Alfred Courmes (1898-1993)
Les Cantonniers
Collection privée 

Élève de Roger de La Fresnaye dont il sera le seul disciple, Alfred Courmes s'installe à Paris en 1925, et expose au Salon des indépendants et au Salon d'automne. Il réalise des toiles cubistes : Nature morte cubiste au pinceau, en 1921, peint des portraits comme celui de Peggy Guggenheim. Il s'installe à Ostende l'année suivante et fait la connaissance de Ensor, Constant Permeke, et Félix Labisse. Il s'imprègne en même temps de la peinture de Van Eyck, Hans Holbein, Dürer, Brueghel… en visitant les musées de Bruges, de Gand.
En 1929, il peint l'Homme blessé en hommage à Roger de La Fresnaye et expose au Salon des Tuileries Portrait de Mme Elvira de Hidalgo et Pêcheur à la raie.
Cette confrontation entre le classicisme et cette vision surréaliste et expressionniste seront des références permanentes pour Courmes. Surnommé L'Ange du mauvais goût par ses détracteurs, il détourne souvent dans ses tableaux des thèmes mythologiques  ou chrétienneà des fins humoristiques ou à consonances sexuelles, parfois nettement homoérotiques. Il n'est pas rare que des objets modernes (bicyclettes, haltères) ou des vêtements contemporains (bas de soie, shorts, habits de marins) soient associés à des univers de l'Antiquité ou du Moyen Âge. Il emprunte également à l'imagerie des publicités de son temps (fillette et logo des Chocolats Menier, Bibendum de Michelin, paquets de lessive, étiquettes de Camembert) et à la photographie des journaux à sensations (meurtres sanglants, criminels, détachements de militaires) pour susciter des anachronismes cocasses ou blasphématoires. Les décors de ses tableaux sont très souvent liés au canal Saint-Martin, à la place du Colonel-Fabien ou à l'avenue Secrétan.
En 1946, il participe à l'Exposition surréaliste de Lille avec Magritte et son ami Clovis Trouille, à partir de 1957, il expose régulièrement au salon de mai et en 1971 lors de l'exposition Les Autres organisée par Yves Hamon à Bordeaux. Courmes est reconnu comme précurseur d'une génération de jeunes peintres qui exposent avec lui, à la Galerie nationale du Grand Palais en 1972 dans l'exposition 12 ans d'art contemporain, et reçoit le prix Panique. Il sera présent à l'exposition Mythologies Quotidiennes au musée d'art moderne de la ville de Paris en 1976, ainsi qu'à l'exposition Les Réalismes entre révolution et réaction 1919-1939 au Centre Georges-Pompidou.

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mardi 9 avril 2024

Alfredo Ramos Martínez (1872-1946 - Deux amis

Alfredo Ramos Martínez (1872-1946) Deux amis Collection privée

Alfredo Ramos Martínez (1872-1946)
Deux amis
Collection privée

Alfredo Ramos Martínez était un peintre, muraliste et éducateur, qui a vécu et travaillé au Mexique, à Paris et à Los Angeles. Considéré par beaucoup comme le «père du modernisme mexicain », Ramos Martínez est surtout connu pour ses peintures sereines et empathiques de personnes et de scènes mexicaines traditionnelles.  Comme pour les autres grands modernistes mexicains, les peuples autochtones étaient les principaux sujets des œuvres matures de Ramos Martínez. Ces dernières années, plusieurs de ces peintures ont atteint des prix élevés sur le marché international de l'art. Son tableau Flowers of Mexico de 1938 a été vendu plus de 4 millions de dollars chez Christie's à New York en mai 2007, ce qui  a soudainement attiré l'attention sur ce peintre jusque là très peu connu.

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vendredi 5 avril 2024

Antoine de Favray (1706-1798) - Portrait d'un gentilhomme ottoman


Antoine de Favray (1706-1798) Portrait d'un gentilhomme ottoman c. 1760 Musée Pera, Istanbul


Antoine de Favray (1706-1798)
Portrait d'un gentilhomme ottoman c. 1760
Musée Pera, Istanbul

Antoine Favray, est un peintre français de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et commandeur de l'OrdrePendant son premier séjour à Malte, il peint plusieurs tableaux représentant des dames maltaises et a aussi des commandes pour les églises et établissements religieux de l'île. Le grand maître Manoel Pinto da Fonseca (1741-1773) lui fait réaliser son portrait où Favray réussit à rendre la volonté qu'avait le grand maître d'apparaître en monarque plus qu'en chef d'un ordre religieux. Favray obtient ce résultat, grâce à la position du grand maître qui désigne de la main une couronne fermée, signe de royauté, et en utilisant en abondance la couleur pourpre. Par la suite, il fera aussi les portraits officiels de ses deux successeurs, Francisco Ximenes de Texada (1773-1775) et Emmanuel de Rohan-Polduc (1775-1797). Le premier portrait met l'accent sur le côté religieux de Ximenes, celui de Rohan est très peu « officiel » : il est en mouvement pour monter sur son trône, les pages derrière lui ne lui prêtent nulle attention et discutent entre eux. Par la fenêtre, on voit le peuple de Malte, et un oranger qui rappelle que les oranges de Malte sont appréciées par toutes les cours d'Europe. Favray accompagne l'équipage de la Couronne ottomane, bateau qui retourne à Constantinople. Ce navire, capturé par des esclaves chrétiens réfugiés à Malte, est racheté par le roi de France pour l'offrir au sultan en gage d'amitié. Il arrive à Constantinople le 19 janvier 1762, est bien reçu par Vergennes, ambassadeur de France, fait son portrait ainsi que celui de son épouse, peint de nombreuses scènes d'intérieur, ainsi que des paysages. Il semble s'être parfaitement intégré à la communauté française. Il restera huit ans avant de revenir à Malte où il arrive le 29 septembre 1771.

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mardi 2 avril 2024

Arabie préislamique - Masque funéraire en or, Ier s.



Arabie pré-islamique- Masque funéraire en or, Ier s. ap. J.C., Thâj, tombe de Tell al Zayed,H. 15, L. 4,5 cm, Musée national de Riyad (Arabie Saoudite)


Arabie préislamique
Masque funéraire en or, Ier s. ap. J.C.,
Thâj, tombe de Tell al Zayed,H. 15, L. 4,5 cm,
Musée national de Riyad (Arabie Saoudite)
 
 
L'Arabie préislamique désigne la péninsule arabique avant le viie siècle, soit avant l'apparition de l'islam (après l'an 600 de l'ère chrétienne), incluant la préhistoire et l'histoire de cette région. Dans l'Antiquité, à l'époque de l'Empire romain, les auteurs gréco-latins divisent l'Arabie en trois régions distinctes : l'« Arabie heureuse », au Sud, qui correspond au Yémen actuel ; l'Arabie centrale, peuplée de nomades et de sédentaires et qui vivent dans l'orbite de l'Arabie Heureuse ; et l'Arabie pétrée, sous influence des Empires byzantin et perse. On trouvait par ailleurs différentes religions dans cette zone, parmi lesquelles le judaïsme, les cultes polythéistes, le zoroastrisme et le christianisme.
Le terme "Arabes" désigne (avant 600) une ethnie du Proche-Orient ancien, répartie non seulement dans la péninsule arabique (Al Jazira, l'Île) mais aussi, concurremment avec d'autres populations, en Mésopotamie, plaine de Mésopotamie et Haute Mésopotamie (Djézireh, Al Jazira), et au Levant. 

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samedi 30 mars 2024

Boris Taslitzky (1911-2005) - Fatigue, Camp de Buchenwald


Boris Taslitzky (1911-2005) Fatigue, Camp de Buchenwald, 1945 Crayon sur papier 20,3 x 12,9 cm Musée de la Résistance nationale, France

Boris Taslitzky (1911-2005)
Fatigue, Camp de Buchenwald, 1945
Crayon sur papier 20,3 x 12,9 cm
Musée de la Résistance nationale, France
 
 
Boris Taslitzky déclarait que toute sa vie avait été marquée par la guerre. Après l'échec de la révolution de 1905, ses parents fuient la Russie pour Paris ; lors de la première guerre mondiale, en 1915, son père est tué en combattant dans l'armée française et en 1942, sa mère, parce que juive, est arrêtée et assassinée par les nazis au camp d'Auschwitz.
Dès les premières heures, Boris Taslitzky s'engage dans la Résistance. Mobilisé, il est fait prisonnier et s'évade. Coupable d'avoir réalisé des dessins engagés, il est à nouveau arrêté. Son activité de subversion ne faiblit pas au cours de son incarcération dans les prisons de Vichy, à la centrale de Riom, puis au camp de Saint-Sulpice-La -ointe où, avec la complicité des autres prisonniers, il peint un ensemble de fresques qui, après un article d'Aragon publié dans Regards, lui vaut le titre de « Maître de Saint Sulpice ».
Même dans l'enfer concentrationnaire nazi de Buchenwald, il ne désarme pas : grâce à la solidarité et à l'organisation de résistance clandestine, Boris Taslitzky produit près de 200 croquis et dessins (dont celui ci-dessus), ainsi que cinq aquarelles. Rendant hommage au talent et au courage de son ami peintre, Aragon fait publier dès 1946 l'album, 111 dessins faits à Buchenwald. Après une réédition en 1978 de l'Association française Buchenwald-Dora, l'ensemble très largement enrichi est récemment paru chez Biro Editeur.
Le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme a consacré à ce témoignage graphique exceptionnel une exposition en 2006.

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lundi 25 mars 2024

Antonis Mor (1516–1576) - Portrait d'un homme en Saint Sébastien

 

 

https://menportraits.blogspot.com/2024/03/antonis-mor-15161576-portrait-dun-homme.html

Antonis Mor (1516–1576)
Portrait d'un homme en Saint Sébastien
The Fitzwilliam Museum, Cambridge

Antonio Moro, ou Anthonis Mor est un peintre flamand. On le connait sous divers noms : son prénom est tantôt Anthonis, Antoon, Antonis, Anthony, Anthonius ou Antonio, son nom est tantôt Mor, More ou Moro, et il est également identifié par son titre acquis au cours de sa vie : Van Dashorst. Portraitiste très apprécié, il fait une carrière internationale, qui le mène à Bruxelles, Madrid, Lisbonne, Londres, Utrecht et Anvers.


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jeudi 21 mars 2024

Alice Néel (1900-1984) At the White Chapel

https://menportraits.blogspot.com/2024/03/alice-neel-1900-1984-at-white-chapel.html

Alice Néel (1900-1984)
At the White Chapel 

 

Alice Néel est une artiste visuelle américaine, particulièrement connue pour sa peinture à l'huile et pour ses portraits nus. Il s'agit d'une peinture sans fard, qui ne cède pas à la tentation des mouvements picturaux en vogue (l'impressionnisme dans ses années de formation, le surréalisme dans l'entre-deux-guerres, le pop art ... puisqu'elle a traversé à peut près tous le 20e siècle, et qui se démarque des canons habituels sur la représentation aussi bien de la féminité que de la virilité.
Les peintures d'Alice Neel sont remarquables pour leur utilisation expressionniste de la ligne et de la couleur, la perspicacité psychologique et l'intensité émotionnelle.
Communiste des le milieu des années 1930, elle réalise dans les années 1940 des illustrations pour la publication communiste, Masses & Mainstream, tout en continuant à peindre. Cependant, en 1943, la Work Projects Administration cesse de travailler avec elle, ce qui lui réduit ses revenus. Elle en vient à voler à l’étalage.
Dans les années 1950, l'amitié de l’acteur Mike Gold et son admiration pour son travail lui valent un spectacle au New Playwrights. En 1959, elle fait une apparition avec le jeune Allen Ginsberg dans un film beatnik, Pull My Daisy, de Robert Frank.
L'année suivante, son travail est présenté dans le magazine ARTnews. C’est essentiellement dans les années 1960 que sa notoriété se renforce. Son portrait de Kate Millet pour la une de Time Magazine le 31 août 1970 contribue aussi à la faire connaître.
En 1974, le Whitney Museum of American Art lui a consacré une rétrospective.


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dimanche 17 mars 2024

LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 105 - Gilles de Rais, le maréchal abominé !

Miniature représentant le procès de Gilles de Rais(1405 - 1440)
Armes du président Bouhiais
Bibliothèque nationale de France 

Dès l'âge de 20 ans, celui lui qui mourut a 35 ans avec titre de Marechal de France (le plus jeune maréchal de toute l'Histoire de France) , fut un Héros militaire d'un indicible courage, compagnon d'armes et proche conseiller de Jeanne D'arc, mais aurait été aussi infanticide, mangeur de chair crue d'enfant, prédateur sexuels sanguinaire, quid épousait ses victimes en morceaux alors qu'iel étaient encore envie et le regardait lentement agoniser, bref l'incarnation absolue du mal, un suppôt de Belzebuth arrivé sur terre...
Ou bien ne fut il rien de tout cela. Tout simplement victime de la jalousie de ses contemporains - grosse jalousie alors ! - et des féroces campagne politiques de dénigrement qui - déjà sous l'ancien régime, aimait présenter la chevalerie comme un ramassis de brutes sanguinaires à la mystique douteuse. Pour savoir la suite regardez le podcast


© LES TABLEAUX QUI PARLENT
https://studio.youtube.com/channel/UCkVsZ_ZO4FQGO8bwihHGdag/videos 

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jeudi 14 mars 2024

Pavel Tchelitchew (1898-1957) - Le collier de Roses


https://menportraits.blogspot.com/2024/03/pavel-tchelitchew-1898-1957-le-collier.html

Pavel Tchelitchew (1898-1957)
Le collier de Roses, 1931
Collection Privée

D'origine aristocratique, Pavel Tchelitchew suivit sa famille à Kiev après la révolution de 1917 avant d'émigrer en France en1923. C'est à Paris qu'il fit ses débuts de portraitiste. Au Salon d'automne de 1925, Gertrude Stein remarqua son talent et lui acheta tout le contenu de son atelier. C'est par son intermédiaire d'ailleurs qu'il fit la connaissance de René Crevel et Christian Bérard mais aussi d' Edith Sitwell, dont Tchelitchew réalisa le portrait. C'est chez Gertrude Stein aussi que Tchelitchew rencontra celui qui allait devenir son compagnon pendant de nombreuses années, le poète et écrivain américain Charles Henri Ford (1908-2002) dont il a très souvent fait le portrait. A Paris, Pavel Tchelitchew travailla ensuite pour Serge de Diaghilev en créant des décors et des costumes des Ballets russes en 1928. En 1930, Tchelitchew présenta ses oeuvres dans le cadre d'une exposition collective au Museum of Modern Art de New York, tout juste ouvert depuis un an seulement.
En 1933, il décide de s'installer avec son compagnon Charles Henri Ford à New York où il continue à travailler pour des metteurs en scène et des chorégraphes, comme George Balanchine ou A. Everett Austin (Wadsworth Atheneum de Hartford).
Tchelitchew acquit la nationalité américaine en 1952.
Un peu moins de 150 de ses peintures sont conservées au MoMA à New York.

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samedi 9 mars 2024

Alex Colville (1920-2013) - Sailing


Alex Colville (1920-2013) Sailing Private collection

Alex Colville (1920-2013)
Sailing
Private collection 


Le peintre canadien Alex Colville fut l'un des artistes de guerre canadiens les plus célèbres, surtout durant ses quatre années de service en Europe où il a peint entre autres le débarquement à Juno Beach lors de l'Opération Neptune. Représentant le réalisme américain, il devient après la guerre, membre de la faculté des Arts de la Mount Allison University où il enseigne de 1946 à 1963. Puis, Colville quitte l'enseignement pour se consacrer à la peinture et à l'estampe à plein temps dans un studio de la rue York. Les œuvres d'Alex Colville oaujourdh'uii comme un peintre canadien majeur ont été souvent exposées au Canada, mais aussi à travers le monde plus précisément à la Tate Gallery de Londres et au Centre d'exposition de Pékin. En 1983, une rétrospective itinérante internationale fut organisée par le Musée des beaux-arts de l'Ontario.
L'œuvre d'Alex Colville est présent dans plusieurs collections incluant : Art Gallery of Nova Scotia, Cape Breton University Art Gallery à Sydney, MOMA à New York, le Musée national d'art moderne à Paris, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou à Paris, le Wallraf-Richartz Museum à Cologne et le Kestnergesellschaft à Hanovre.

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mercredi 6 mars 2024

Laton Alton Huffman (1854-1931) - Snake Whistle, Cheyenne

 

Laton Alton Huffman (1854-1931) Snake Whistle. Cheyenne. Fort Keogh, Montana. 1880. Montana State Library

Laton Alton Huffman (1854-1931)
Snake Whistle. Cheyenne. Fort Keogh, Montana. 1880.
Montana State Library

Laton Alton Huffman était un photographe américain qui témoigna de la vie et des personnalités des Amérindiens. Né dans le comté de Winneshiek, dans l'Iowa, il a passé la majeure partie de sa vie à photographier les environs de sa maison, dans le Montana. Ayant d’abord travaillé à Fort Keogh, il a commencé peu a peu à vendre les images qu'il tirait de ses négatifs sur plaque de verre.

Snake Whistle fut un chef Cheyenne  une nation amérindienne des Grandes Plaines, proche alliée des Arapahos et alliée des Lakotas (Sioux). Elle est l'une des plus célèbres et importantes tribus des Plaines. Dans leur langue maternelle, ils se nomment « Tsitsistas » ou « Sutai ». La nation Cheyenne est composée de l'union de deux tribus, les Tsitsistas et les Sotaae'o. Elle incluait dix bandes, dont les territoires s'étendaient sur l'ensemble des Grandes Plaines, du sud du Colorado aux Black Hills dans le Dakota du Sud. Au début du 19e siècle, la tribu s'est séparée en deux groupes : celui du sud restant près de la Platte River et celui du nord vivant près des Black Hills à proximité des tribus Lakotas.
Les Cheyennes du Montana et de l'Oklahoma parlaient tous deux la langue cheyenne, avec seulement quelques éléments de vocabulaire différenciant les deux groupes. La langue cheyenne est une langue tonale faisant partie du grand groupe des langues algonquiennes.
Les Cheyennes occupaient autrefois une grande partie des États-Unis. Aujourd'hui, ils vivent en ville ou bien dans des réserves. On recensait en 2013, 22 970 Cheyennes, dont 10 840 Cheyennes du Nord et 12 130 Cheyennes du Sud.

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samedi 2 mars 2024

Jan Gossaert (1479-1532) dit Mabuse - Portrait d'un homme

Jan Gossaert (1479-1532) dit Mabuse Portrait d'un homme, 1525


Jan Gossaert (1479-1532) dit Mabuse
Portrait d'un homme, 1525

 On ne sait rien du début de la vie de Jan Gossaert si ce n'est qu'il est né à Mabeuge d'où son surnom. Il apprend probablement son art à Bruges, mais on ne sait pas où il a fait son apprentissage. Il exerce ensuite à Anvers où sa première trace date de 1503. Il y est reçu cette année-là, franc-maître à la guilde de Saint-Luc, sous le nom de « Jennyn Van Henegouve ».
Les œuvres de sa première période montrent une influence d'artistes familiers avec les modèles plastiques, ce qui incite à penser qu'il vécut près de la frontière avec la France.
Il travaille pour Philippe de Bourgogne, futur évêque d'Utrecht et l'accompagne en Italie, lors de sa mission, qui avait pour objectif de rencontrer le pape à Rome (1508-1509). Après plusieurs étapes à Trente, Vérone, Mantoue et Florence, il se trouve à Rome au moment où Michel-Ange et Raphaël travaillent au Vatican, et au milieu de la ferveur suscitée par de sensationnelles découvertes archéologiques. Il y fait divers croquis sur des antiques. À son retour d'Italie, il est un des premiers à oser dessiner des nus mythologiques, sans doute à l'instigation du duc de Bourgogne.
Il retourne en Flandres avec son mécène vers le début des années 1510 et y est accaparé par des commandes de compositions religieuses, dans lesquelles il allie l'héritage technique des primitifs flamands aux nouveautés de la Renaissance italienne. Il peint plusieurs tableaux à l'église Sint-Adriaansabdij à Grammont, ainsi que le triptyque de Malvagna vers 1513-1515 (palais Abatellis à Palerme).
Au château de Suiburg, appartenant à son mécène, il peut exploiter pleinement ses acquis italiens. Fin 1515, il décore ce palais avec un certain nombre de nus profanes, grandeur nature3 comportant une dimension érotique. L'année suivante, sur les indications de Philippe de Bourgogne, il décorera le char funèbre de Ferdinand le Catholique, de personnages nus et de trophées guerriers à l'antique. Il travaille également pour Charles Quint, Marguerite d'Autriche ainsi que d'autres commanditaires.

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mardi 27 février 2024

Giovanni da Oriolo (14?? - 14??) -  Leonello d'Este


Giovanni da Oriolo 14?? - 14?? Leonello d'Este (1447c.) Tempera e uovo su tavola (57,6 x 39,5 cm) National Gallery. London


Giovanni da Oriolo (14?? - 14??)
Leonello d'Este (1447c.)
Tempera e uovo su tavola (57,6 x 39,5 cm)
National Gallery. London

 
Giovanni da Oriolo est connu pour ce portrait de Lionel d'Este (1447, National Gallery, Londres) similaire à celui réalisé par Pisanello (vers 1441, Galerie Carrara, Bergame). Il existe un paiement à l'ordre de Magistro Johanni de Faventia en date du 21 juin 1447 qui pourrait se référer à ce portrait. En 1449, il retourna à Faenza où il fut commissionné pour la réalisation des portraits (disparus) des deux filles (Elisabetta et Barbara) d'Astorre II Manfredi. Il était référencé comme peintre à la cour et était décrit pictor publicus et magister en 1461. En 1452, on lui donna Marcius comme deuxième nom et plus tard le nom familier de Savoretti.
Dans un document du 24 septembre 1474, il est donné pour décédé.

Leonello d'Este  1407-1450) est un condottiere et homme politique italien membre de la Maison d'Este, marquis de Ferrare de 1441 à 1450. De son vivant, Lionel bénéficie d'une réputation de sage et d'homme d'état avisé. Ayant reçu une éducation soignée, le marquis de Ferrare continue à fréquenter son mentor, Guarino Veronese, et invite à sa cour des érudits et des humanistes réputés, les soutenant dans leurs recherches et participant même à leurs débats. Leon Battista Alberti, qui lui dédie de nombreux ouvrages, affirme avoir rédigé son De re aedificatoria sous l'impulsion de Lionel. Il le conseille pour le piédestal du monument équestre dédié à son père qui est la première statue équestre de bronze fondue en Occident depuis l'Antiquité. Pieux et érudit, il développe une véritable réflexion sur les arts et l'humanisme qui est exposée dans le dialogue imaginaire écrit par Angelo Decembrio, De politia litteraria, qui le met en scène parmi un cercle d'humanistes. Le 17 janvier 1442, il fait rouvrir le Studio ferrarese, lui donne les moyens financiers de fonctionner et y attire des enseignants de renom  qui drainent bientôt des étudiants venus de toute l'Europe.


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samedi 24 février 2024

Jacob-Ferdinand Voët (1639-1700) - Portrait du Comte Dominik Ondřej Kounic

Jacob-Ferdinand Voët (1639-1700), Portrait du Comte Dominik Ondřej Kounic (1698) Huile sur toile, 73,5 x 60 cm” Chateau d'Auzterlitz, Slavkov u Brna, Republique Tchèque


Jacob-Ferdinand Voët (1639-1700),
Portrait du Comte Dominik Ondřej Kounic (1698)
Huile sur toile, 73,5 x 60 cm”
Chateau d'Auzterlitz, Slavkov u Brna, Republique Tchèque 

Dominik Ondřej I. Comte de Kounice 1654 -1705) était un noble morave , diplomate et homme d'État au service des Habsbourg. Il fut àl 'origine de la montée en puissance de la lignée morave de Kounice, qui fut complétée deux générations plus tard par l'acquisition du titre princier (Václav Antonín de Kounic-Rietberg). Diplomate à succès, il s'établit à Munich  Londres et La Haye, avant de devenir vice-chancelier du Reich (1696-1705). En 1687, il reçut l'Ordre de la Toison d'Or. Dans ses terres  du sud de la Moravie et de la Slovaquie, il s'est rendu célèbre pars es commandes d"édifices de style baroque. Entre autres, il a construit un château à Slavkov comme principale résidence de la famille.

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mercredi 21 février 2024

Alexandre Lafond (1815-1901) - Pêcheur Endormi


Alexandre Lafond (1815-1901) Pêcheur Endormi Collection privée

Alexandre Lafond (1815-1901)
Pêcheur Endormi
Collection privée 

François Henri Alexandre Lafond, est un peintre et chef d'établissement scolaire français. Fils de Marie Rose Lafond (1786-1874), François Henri Alexandre Lafond  est reçu le 27 septembre 1830 à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jean-Auguste Dominique Ingres et échoue au prix de Rome de 1838 lors de la dernière épreuve, le sujet étant Saint Pierre guérissant un boiteux aux portes du temple. Il se lie d'amitié avec son condisciple Paul Flandrin et ses deux frères Auguste et Hippolyte.
Il participe au Salon dès 1836 et obtient une médaille de 2e classe en 1857.
En 1867, il est nommé professeur à l'école des beaux-arts de Limoges dont il prendra la direction un an plus tard, poste qu'il quitte en 1873.

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samedi 17 février 2024

Albert Edelfelt (1854 - 1905)  - Male Model



Albert Edelfelt (1854 - 1905) Male Model, 1873 Oil on paper laid on canvas 91.5 x 72 cm. Private collection


Albert Edelfelt (1854 - 1905)
Male Model, 1873
Oil on paper laid on canvas, 91.5 x 72 cm.
Private collection

 Fils d’un architecte suédois, Albert Edelfelt suit les cours de dessin de Carl Eneas Sjöstrand puis étudie à l’université d'Helsingfors. En 1873, il entre à l'académie des Beaux-Arts d'Anvers et il s'y lie d'amitié avec Émile Claus. En 1874, il entre à l'école nationale des Beaux-Arts de Paris et y suit les cours de Jean-Léon Gérôme. Son intérêt pour la peinture naturaliste va grandissant. En 1881, lors de son deuxième séjour à Paris, il rencontre Gustave Courtois, puis Jules Bastien-Lepage pour qui il éprouve une véritable admiration, le considérant comme un merveilleux coloriste. Il est alors bien introduit dans le milieu artistique parisien et est souvent invité à des dîners, où il rencontre Émile Zola, Alphonse Daudet ou Pierre Puvis de Chavannes. Il participe notamment au Salon du Champ-de-Mars, présentant trois tableaux en 1890. Son succès incitera d’autres artistes finlandais à venir s’installer à Paris. Vers la fin du siècle, il illustre des récits patriotiques finlandais en réponse à une expression toujours croissante venue de Russie, dont le grand-duché de Finlande dépendait. Il a eu pour élève Léon Bakst.

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mardi 13 février 2024

Tahir Salahov (1928-2021)- At the Caspian Sea

Tahir Salahov (1928-2021) At the Caspian Sea, 1967 Collection privée


Tahir Salahov (1928-2021)
At the Caspian Sea, 1967
Collection privée

Tahir Salahov est un peintre soviétique, azerbaïdjanais et russe, artiste de théâtre, enseignant et professe. L’ensemble des œuvres consacrées aux pétroliers azerbaïdjanais occupe une place prépondérante dans la créativité du peintre. Parmi les tableaux les plus connus de Salakhov on peut citer « Échelon matinal » (1958), « Réparateurs » (1960), « Au-dessus de la Caspienne » (1961), « Femmes d’Absheron » (1967), « Le matin sur la Caspienne » (1986), etc. Sa galerie des portraits y compris les tableaux comme « Aïdan » (1967), les portraits de la mère, « Le portrait de Dana » (1983), ainsi que la galerie des personnalités connues parmi lesquelles : le compositeur Chostakovitch, le peintre R. Rauschenberg,
l" écrivain Mirza Alakbar Sabir, le violoncelliste M.L. Rostropovich, etc.
Salakhov est aussi reconnu pour ses nature mortes et ses paysages de l’Absheron, ses décors despectacles, les œuvres créées aux États-Unis, en Italie, au Mexique (La corrida mexicaine, 1969) et dans d'autres pays.
Les tableaux de Salakhov sont exposés dans les plus grands musées de Russie, d'Azerbaïdjan  et d'autres pays ex-soviétiques. Ils sont conservés dans les collections privées et de musées partout dans le monde. À partir des années 1950, il participe régulièrement aux expositions artistiques nationales et internationales. Ses expositions personnelles ont lieu à Bakou et à Moscou, ainsi que dans plusieurs autres villes du monde.

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dimanche 11 février 2024

LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 102- Saint-Sebatien, suivez les flèches !

 
 
On peut avoir du mal à cerner une figure aussi contrastée on va dire que celle de Saint Sébastien. Eh oui à la fois saint patron des policiers des fantassins et des archers, protecteur contre les épidémies (c ‘est précisément le rôle qu’il tient dans ce tableau commandé pour protéger Venise contre la peste noire), saint patron de Rome avec Pierre et Paul et en même temps symbole homo-érotique à cause ou grâce (c’est selon) de son martyre par sagittation c’est à dire par jets de flèches bien qu’il fut mis a mort à coups de verges. Cette représentation grandeur nature de St Sébastien en 1477. Il porte d’ailleurs sur son avant bras et sur le bras gauche des plaies qui ne sont pas du aux flèches mais qui ont plutôt l’aspect des bulbons pesteux dont il est censé protégé les vénitiens. Un drôle d’olibrius d’ailleurs que ce Sébastien à tel point que chaque peintre du moyen âge et de la Renaissance peignit son petit Saint Sebastien voir quelquefois plusieurs, contribuant à multiplier son image et à asseoir sa célébrité dans les paroisses...... Pour savoir la suite, écouter le podcast

vendredi 9 février 2024

Ubaldo Gandolfi (1728–1881) -Homme nu assis

 

 

Ubaldo Gandolfi (1728–1881) Homme nu assis The MET, New York

 

Ubaldo Gandolfi (1728–1881)
Homme nu assis
The MET, New York

 

Bel et étrange exemple de puritanisme du 19e siièle avec ce nu purement et simplement privé de ses organes génitaux. 

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lundi 5 février 2024

Edouard Vuillard (1868-1940) - Portrait de Henri Colmet et Frederic Henry


Edouard Vuillard (1868-1940) Portrait de Henri Colmet et Frederic Henry



Edouard Vuillard (1868-1940)
Portrait de Henri Colmet à gauche) et Frederic Henry
Collection privée 

 Le peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français Jean Édouard Vuillard, est membre fondateur du mouvement nabi,  s'illustrant notamment  dans la peinture de figure, de portrait, d'intérieur, de nature morte, de scène intimiste, de composition murale et de décor de théâtre.
Cet autoportrait devant le miroir est l'occasion de se souvenir que tout en peignant des peintures de format intimiste, Vuillard a créé de nombreux ensembles décoratifs de commande pour orner les appartements, les hôtels particuliers et les villas, surtout pour ses patrons-amis, les frères Natanson, créateurs de La Revue blanche. Cette création s’inscrit dans l’esprit nabi, basé sur l’esthétique d'Albert Aurier ou le mouvement de Arts & Crafts, qui avait pour but d'abolir les frontières entre les arts majeurs et mineurs et de faire pénétrer l’art dans le cadre de la vie quotidienne.


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vendredi 2 février 2024

Peintre anonyme allemand du 16e siècle -  Portrait d'un Chevalier du Saint-Empire (famille Rehlinger)

Anonyme Allemand actif Augsburg danslapremieremoitiédu16em siecle, Portrait d'un Chevalier de la famille Rehlinger, 1540

Anonyme Allemand
actif à Augsburg dans la première moitié du 16e siècle,

 Portrait d'un Chevalier du Saint-Empire (famille Rehlinger), 1540 



La Noblesse du Saint-Empire (aAdel des Heiligen Römischen Reiches) était sous le Saint-Empire romain germanique, l’ensemble des nobles ayant reçu un titre de noblesse de l'empereur du Saint-Empire, et qui conférait à ses membres, de nombreux privilèges dont l’immédiateté impériale (c'est-à-dire qui ne répondaient qu’à l’empereur en personne); à différencier de la noblesse médiate (ou noblesse ordinaire) qui, elle était subordonnée aux suzerains des différents États de l’empire. 

Les titres de noblesse du Saint-Empire (ou dit «noblesse impériale») étaient: noble (Edelfreï), chevalier (Reichsritter), baron (Reichsfreiherr), comte (Reischgraf) et prince (Reichfürst). Par le prestige de ces titres, ils avaient le privilège de préséance sur toute autre noblesse dans le Saint-Empire romain germanique ainsi qu’une voix au sein de la Diète d'Empire. La noblesse du Saint-Empire disparut en 1806 avec la chute du Saint-Empire romain germanique, elle fut ensuite incorporée dans les monarchies actuelles (Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Danemark, etc.) en continuant à porter «et du Saint-Empire» avec leur nom.

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mardi 30 janvier 2024

Frank Albert Rinehart (1861-1928) - American Natives


Frank Albert Rinehart (1861-1928) American Natives, end of 19th century

Frank Albert Rinehart (1861-1928)
American Natives, end of 19th century


Frank Albert Rinehart était célèbre pour ses photographies de  personnalités amérindiennes, en particulier pour ses portraits de dirigeants et de membres des délégations qui ont assisté au Congrès indien de 1898 à Omaha. D'origine germanique, Rinehart est né à Lodi  Illinois). Dans les années 1870, il déménagea dans à Denver (Colorado) pour trouver un emploi dans le studio de photographie Charles Bohm. En 1881, les  Rinehart  et son frère formèrent un partenariat avec le célèbre photographe William Henry Jackson, réputé pour ses photos prises en Europe. Sous son enseignements Rinehart perfectionna ses compétences professionnelles développa son intérêt pour la culture amérindienne. En 1898, et à l'occasion du Congrès indien, Rinehart fut chargé de photographier les personnalités amérindiennes qui assistèrent à l'évènement. Avec son assistant Adolph Muhr (qui sera plus tard employé par le célèbre photographe Edward S. Curtis et sera chargé de la colorisation des photos de Rinehart ), ils ont produit ce qui est maintenant considéré comme « l'une des meilleures  sources documentaires  photographiques des dirigeants indiens au tournant du siècle ».
Après le Congrès indien, Rinehart et Muhr ont parcouru les réserves indiennes pendant deux années, décrivant des dirigeants amérindiens qui n'avaient pas assisté à l'événement, ainsi que des aspects généraux de la vie quotidienne et de la culture autochtone.
La collection de photographies indiennes Rinehart est actuellement conservée à la Haskell Indian Nations University. Depuis 1994, la collection est organisée, conservée, copiée et cataloguée dans une base de données informatique, financée par le Bureau of Indian Affairs et la Fondation Hallmark. Il comprend des images de l'Exposition de 1898, de l'Exposition de la Grande Amérique de 1899, des portraits en studio de 1900 et des photographies de Rinehart prises à la Crow Agency dans le Montana également en 1900. 

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jeudi 25 janvier 2024

Francis Cadell (1883- 1937) - On the beach


Francis Cadell (1883- 1937) On the beach Private collection

Francis Cadell (1883- 1937)
On the beach
Private collection


Francis Cadell (de son nom complet Francis Campbell Boileau Cadell) est un peintre coloriste écossais, célèbre pour ses représentations d'intérieurs élégants ainsi que pour ses paysages de l’Ole de Iona et... pour ses portraits d'hommes !
Encouragé par le peintre Arthur Melville à partir dès l'âge de 16 ans, il part étudier à Paris à l'Académie Julian où il entre rapidement en contact avec l'avant-garde française et découvre Matisse. Ce dernier exerça sur lui une influence durable, bien qu’il se soit aussi intéressé à la technique de James Abbott McNeill Whistler et d’Édouard Manet. Après son retour en Écosse, il a régulièrement exposé à Édimbourg et à Glasgow — notamment au Royal Glasgow Institute of the Fine Arts — ainsi qu'à Londres.
Cadell était un peintre gaucher. Lorsqu’il était étudiant à l'Académie royale écossaise, le président avait tenté de l'empêcher de peindre avec sa main gauche sous prétexte qu' « aucun artiste gaucher n'était devenu génial ». Cadell répliqua « Monsieur et n'y a-t-il pas la grande peinture de Michel-Ange ? » Le président ne répondit pas et quitta la salle. Un camarade demanda alors à Cadell comment il savait que Michel-Ange était gaucher. Et Cadell d' avouer « Je ne savais pas, mais le président non plus ».
Entre octobre 2011 à mars 2012, la Galerie nationale écossaise d'art moderne a réalisé une rétrospective majeure du travail de Cadell, la première depuis celle tenue à la Galerie nationale d'Écosse en 1942.

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dimanche 21 janvier 2024

 Ernest Biéler (1863-1948) - Portrait d un vieil homme

Ernest Biéler (1863-1948), Portrait d un vieil homme, Collection privée

Ernest Biéler (1863-1948)
Portrait d un vieil homme
Collection privée 

 
Après ses études à Lausanne, Ernest Biéler suit, dès 1880, les cours de l’Académie Julian à Paris. Il obtient une médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Il appartient, avec Raphaël Ritz, Édouard Vallet, Albert Chavaz et d’autres, à l’Ecole de Savièse. Biéler fut d’ailleurs fait bourgeois d’honneur de cette localité valaisanne.
Très attaché au Canton du Valais, il est surtout connu pour les magnifiques portraits de paysans (ci-dessus) et d'habitants de Savièse qu'il peignit tout au long de sa vie. Fier de son appartenance valaisanne, il a également créé pour bons de monuments locaux, des vitraux, des fresques, et pour notamment La Fête des Vignerons, des costumes, des chars et des décors tout a fait étonnants.
Il passa les dernières années de sa vie dans sa maison du Monteiller (Rivaz).
Ses portraits se trouvent aujourd'hui dans de nombreuses prestigieuses collections privées en Suisse et a travers le monde.

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jeudi 18 janvier 2024

Aert de Gelder (1645–1727) - Ahimelech remettant l'epée de Goliath à David


Aert de Gelder (1645–1727) Ahimelech remettant l'epée de Goliath à David (c. 1682-88) Huile sur toile, 91.8 x 132.4 cm. The J. Paul Getty Museum, Los Angeles
 
Aert de Gelder (1645–1727)
Ahimelech remettant l'epée de Goliath à David (c. 1682-88)
Huile sur toile, 91.8 x 132.4 cm.
The J. Paul Getty Museum, Los Angeles

Le sujet du tableau provient de l'Ancien Testament : du premier livre de Samuel, qui décrit le tournant de la relation de David avec le roi Saül. Le prêtre Ahimélec donne l'épée de Goliath au jeune David, qui l'a gagnée au combat. Lorsque le roi Saül apprit que ce symbole de pouvoir avait été donné à David, il fit assassiner Ahimélec.
La manche et la coiffe du prêtre Ahimelech révèlent des rayures et un travail irrégulier du pigment qui capte ainsi la lumière avec des reflets contrastés. Aert de Gelder a réalisé ces rayures avec un couteau à peinture ou le bout d'un pinceau, qu'il utilisait souvent pour mettre en valeur la surface peinte. De Gelder était un élève de Rembrandt, et l'influence du style tardif de Rembrandt est évidente dans son choix de personnages en demi-longueur, grandeur nature, de couleurs sourdes et de coups de pinceau expressifs.

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lundi 15 janvier 2024

Claude Gillot (1673-1722) - Le Tombeau de Maître André


Claude Gillot (1673-1722) Le Tombeau de Maître André, 1717 Musée du Louvre, Paris

 

Claude Gillot (1673-1722)
Le Tombeau de Maître André, 1717
Musée du Louvre, Paris


Claude Gillot, est un peintre, graveur, illustrateur et décorateur de théâtre français, souvent désigné sous le nom de « maitre de Watteau ». Gillot était apparenté à plusieurs familles d'artistes les de Langres, les Lenoir, les Tassel, les Robillon. Il travailla de bonne heure dans l’atelier paternel où il put étudier particulièrement la décoration et monta, vers 1691-93, à Paris, où il entra chez Jean-Baptiste Corneille, qui lui apprit à manier la pointe, et l’initia au genre académique, qu’il ne tarda pas à abandonner pour suivre sa fantaisie. Gillot eut bientôt son atelier à lui où il eut comme élève Antoine Watteau, pendant plusieurs années, jusqu’en 1708.
À peine discernait-on leurs ouvrages, mais ce ne fut pas son seul disciple : Gillot eut également pour élèves Nicolas Lancret et François Joullain. Le 26 juillet 1710, il est agréé à l’Académie royale pour son tableau Don Quichotte, et y est reçu, le 27 avril 1717, avec un morceau de réception d’un style complètement différent, le Christ dans le temps qu'il va être attaché à la Croix. Il voyagea en Hollande, ce qui peut expliquer l’influence visible des peintres de ce pays dans plusieurs de ses tableaux de genre, comme la Baraque de l’Empirique, les Apprêts du marché, ainsi que dans ses dessins à la plume de scènes champêtres et citadines gravées par le comte de Caylus qu’il initia à l’art de la gravure, dans ses aquarelles pour des costumes de ballet, tel le Ballet des éléments où parut le jeune Louis XV, et ses admirables compositions pour les six tapisseries Bonnier de la Mosson. Le musée de Langres a de lui Le Cheval de Troie, une peinture dans le genre de la parodie. Il mourut, ruiné par la banqueroute de Law. Selon le Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres, il montrait une extrême facilité de pinceau et de burin, une imagination vive et brillante, fantasque, voire un peu enfantine, un véritable esprit d’observation » et « Toutes ses compositions ont quelque chose de charmant, de fantasque et de primesautier.

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jeudi 11 janvier 2024

Plus ancien portrait de François d'Assise, 1223

  

 

Partie supérieure du plus ancien portrait de François d'Assise, Peinture murale du Sacro Speco à Subiaco.


Partie supérieure du plus ancien portrait de François d'Assise
Peinture murale du Sacro Speco à Subiaco. 


François est, fait inhabituel, rapidement canonisé le 16 juillet 1228 par le pape Grégoire IX, alors en exil face à l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen qui tente une invasion des États pontificaux. Peu après sa mort, il est rapidement surnommé « l’Alter Christus » (l’autre Christ)4. De nos jours, il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques ou non chrétiens. En raison de sa rencontre avec le sultan à Damiette, il est considéré comme le précurseur du dialogue interreligieux ; par la suite, l'annonce de la prière par les cloches, puis l'Angélus se sont répandus. Sa ville natale a été choisie par Jean-Paul II comme siège de la journée mondiale de prière en 1986. Cette journée a été suivie d'autres journées de prière connues sous le nom de rencontres d'Assise.

Figure de premier plan dans l'histoire religieuse de l'humanité, il a fait accomplir au christianisme une mutation décisive : Élie Faure souligne la joie à laquelle saint François donne libre cours pour chanter la louange de Dieu, mais aussi l’abolition des catégories habituelles de l’âme et du corps, de l’homme et de la nature : « François d’Assise aima avec l’emportement que les hommes de son époque mettaient à tuer. S’il fut soumis à ceux dont la corruption et la violence avaient provoqué sa venue, c’est qu’il sentit à sa douceur une puissance invincible, capable de nettoyer et de renouveler le monde. Mais en faisant rentrer l’esprit humain dans la nature dont l’avait arraché le christianisme primitif, il lui restitua l’aliment de la dignité et de la force. Son panthéisme protesta contre le dualisme chrétien qui rend définitif le désaccord entre la chair et l’âme et ferme brutalement l’accès des grandes harmonies. En mourant il se repentait d’avoir pratiqué l’ascétisme, “offensé son frère le corps”. Parole profonde et charmante ! […] Il ne fit pas aux hommes de son temps les discours de morale qui les ennuient sans les changer. Il leur dit, avec une poésie si ardente qu’en parlant il tremblait, il riait, il pleurait de joie, tout ce qu’il enfermait d’amour pour ce qui est sur la terre. Il ne cessa jamais d’aimer. »
Quant à l’historien Jacques Dalarun, il met l’accent sur la nette amorce d’un mouvement de féminisation : « À l’image de l’âme pécheresse, François fait la femme pour accéder à la rédemption », choisissant « le gouvernement maternel afin de diriger sans écraser, en refusant ce qui est pour lui plus que tout haïssable, le pouvoir. […] François d’Assise est certainement l’un des acteurs majeurs des révolutions mentales qui firent notre culture ce qu’elle est. L’audace de celui que la Légende de Pérouse appelle “un nouveau fou dans le monde” est extrême, et son jeu sur les catégories, des classes comme des sexes, n’est pas la moindre de ses originalités. »
À la suite de la nuit qu'il célébra dans une grotte à Greccio, l'usage de la crèche de Noël s'est répandu dans la famille franciscaine puis dans les foyers.
En 2007, lors du troisième rassemblement œcuménique de Sibiu en Roumanie, le jour de la saint François d'Assise (4 octobre) a été choisi pour clore le Temps de la Création, devenu en 2019 « saison de la Création ». En 2015, le pape François mentionne saint François d'Assise, dans son encyclique Laudato si' « sur la sauvegarde de la maison commune » (c'est-à-dire la sauvegarde de la Création), comme « l'exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d'une écologie intégrale »53. En , il place sa nouvelle encyclique, intitulée « Fratelli tutti »5sous le patronage de Saint François d'Assise, et la consacre « à la fraternité et à l'amitié sociale ».

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LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 100 - Mani, prophète d'ombre et de lumière

 
 
 

LES TABLEAUX QUI PARLENT
Une série de podcasts Par Francis Rousseau

A partir de ce 100e numéro, les tableaux qui parlent changent un peu de formule et au lieu de ne diffuser qu’une seul image par podcast, en donneront plusieurs, mais toujours en plans fixes. Grande Première en espérant que ce ne soit pas pas la derniere. C’est a vous cher 500 abonnés que je remercie au passage de nous le dire.

Ainsi les divers portraits de Mani qui défileront seront légendés avec datation et provenance. De même que le nom des musiques choisies
Mais d’ailleurs qui était ce Mani en question?
Qui était Mani ? Un couturier italien ? Une star oubliée de Bollywood ? Un révolutionnaire tamoul? Un navigateur Islandais? Un rappeur chilien ? Un coiffeur New Yorkais ?
Rien de tout ça ? Mais ne soyez pas trop déçu iil fut tout même peintre célèbre, écrivain, poète renommé, fin musicien, habile médecin théologien surdoué et surtout, surtout, surtout… prophète
En effet Mani fut me fondateur d’une religion, qui porte son nom mais oui, le Manichéisme, qui avait pour fondement la séparation du monde entre royaume de la Lumière et royaume des Ténèbres.
Le Manichéisme qui devint la religion officielle de l'empire perse sassanide au 3e siecle
Qui était Mani, Persan de naissance né précisemment l e 14 avril 216 pour disparaitre - dans des circonstances d’une rare atrocité - le 2 mars 274 à Gundishapur, ville de de l’actuel Kouzistan Iranien. Sept de ses livres son écrit en Syriaque et le huitième dédicacé à l’empereur Sassanide Shapur 1er, est écrit en Pahlavi c’est à dire en Parsi.

La suite à l'écoute de ce podcast

mardi 9 janvier 2024

Henry Moore (1898–1986) - Pink and Green Sleepers

Henry Moore (1898–1986) Pink and Green Sleepers (1941) Graphite, ink, gouache & wax on paper, 38.1 x 55.9 cm. The Tate Gallery, London.

Henry Moore (1898–1986)
Pink and Green Sleepers (1941)
Graphite, ink, gouache & wax on paper, 38.1 x 55.9 cm.
The Tate Gallery, London.

Henry Spencer Moore est un sculpteur britannique. Il devient célèbre grâce à ses grandes sculptures abstraites en bronze et en marbre taillé. Solidement soutenu par la communauté artistique britannique, Moore contribue à introduire une forme particulière de modernisme au Royaume-Uni, en s'inspirant des styles dits primitifs de civilisations anciennes tels que le style minoen, assyrien, babylonien, romano-gothique, observés au British Museum, et plus tard, de l'art maya.

Moore a apporté un soin tout particulier à la conservation des dessins qu'il a réalisés au Royal College of Art de Londres. Mais on connaît très peu ceux qu'il a fait à l'école de Leeds. C'est principalement Alice Goldsticks qui a conservé ceux qu'il lui envoyait du camp militaire proche de Winchester.
Moore a reconnu sa dette envers un camarade de cours nommé Albert Wainwright, qui lui avait fait connaître l'œuvre d'Aubrey Beardsley dont Moore s'est inspiré. Mais aussi l'importance de l'enseignement de Monsieur Pearson qui aimait à citer un mot d'Ingres : « le dessin est la probité dans l'art ». Mais c'est au Royal College de Londres que Moore a été le plus influencé par les dessins de Michel Ange qu'il a pu observer au British Museum. Quatre siècles séparent les deux artistes et pourtant, selon Ann Garrould, leurs points de vue sont très proches. De 1921 à 1926, Moore a rempli six carnets de croquis d'après des sculptures primitives, choisissant pour thème le corps humain. Toutefois les premiers dessins de l'artiste relèvent de deux catégories : ceux dont le propos est d'étudier un objet en trois dimensions, et ceux qui, de 1921 à 1925 ne représentent ni des croquis de sculpture, ni des figures humaines, mais des thèmes qu'il traitera à nouveau dans les années 1970-1980 : chèvres, paysages, arbres, principalement exécutés lors de son séjour en Italie en 1925.

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samedi 6 janvier 2024

John Singer Sargent (1856-1925) - Portrait of Edward Vickers


John Singer Sargent (1856-1925) Portrait of Edward Vickers Private collection


John Singer Sargent (1856-1925)
Portrait of Edward Vickers
Private collection 

Au cours de sa carrière,  John Singer Sargent peignit environ 900 toiles et plus de 2000 aquarelles, ainsi que d'innombrables croquis et dessins. Il fut actif en France et en Angleterre et peignit des compositions à personnages, compositions religieuses, scènes de genre, figures, portraits, intérieurs, paysages, marines, des compositions murales, à la gouache, à l'aquarelle. Ce fut aussi un dessinateur. Il est proche du courant de l'impressionnisme américain.
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mercredi 3 janvier 2024

Edouard Dantan (1848-1897) -  L'Atelier du Sculpteur


Edouard Dantan (1848-1897) L'Atelier du Sculpteur, 1887 Collection particuliere

Edouard Dantan (1848-1897)
L'Atelier du Sculpteur, 1887
Collection particulière

Édouard Dantan,  est un peintre français, fils du sculpteur Antoine Laurent Dantan et neveu du sculpteur caricaturiste Jean-Pierre Dantan. Il est l'élève d'Isidore Pils puis d'Henri Lehmann à l'École des beaux-arts de Paris. Il participe au Salon entre 1869 et 1895 et reçoit une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris de 1889. Influencé par Jules Bastien-Lepage, son art est empreint de naturalisme. Il est connu pour avoir peint des intérieurs d'ateliers de sculpteurs au travail dans des gammes de couleurs claires.
Il passe ses étés à Villerville où il possède une maison, et y meurt accidentellement : la voiture dans laquelle il se trouvait vint heurter violemment l'église du village après que son cheval se fut emballé.


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dimanche 31 décembre 2023

Anselm Kiefer (bn.1945) - Man Lying with Branch

Anselm Kiefer (bn.1945) Man Lying with Branch, 1971 Collection privée

Anselm Kiefer (bn.1945)
Man Lying with Branch, 1971
Collection privée

 Anselm Kiefer, est un artiste plasticien contemporain allemand. Il vit et travaille en France à Barjac (Gard) et en région parisienne.  Établi en France depuis 1993, il est l’un des artistes allemands les plus célèbres des années 2000.
Sa vision est post-moderne : la destruction est un commencement, l'histoire n'existe pas, est modelable par les autorités au pouvoir, « comme de l'argile. » Cédric Enjalbert souligne que l'artiste « déploie un large horizon philosophique » : il reprend ainsi l'idée du philosophe Heidegger, que le néant n'est pas l’inverse de l’existence mais lui appartient en soi ; de Caspar David Friedrich ou Schelling, la réflexion sur la valeur des ruines ; de Novalis, que la définition de l’art se défait lorsqu'elle s'énonce mais critique Einstein, de n'avoir pas trouvé de vision complète du monde ; de Merleau-Ponty, Sartre et Barthes, que la théorie de l’art se nourrit de contradictions fructueuses, tel « un fardeau informe, hideux, pour se renouveler », d’un « butin » volé à transformer ; du poète Paul Celan, l'opposition à Adorno, pour qui « écrire un poème après Auschwitz est barbare » ; de l’historien d’art Daniel Arasse, l'idée de « mémoire sans souvenir » tel un alchimiste réutilisant le plomb de la toiture de la cathédrale de Cologne, admirateur du kabbaliste de la Renaissance Robert Fludd.

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LES TABLEAUX QUI PARLENT N°99 -  DIANE & ACTÉON REPRENNENT DU SERVICE

 

 

Qui aurait pu imaginé que ce sujet mythologique assez tarte, tiré des Métamorphoses d’Ovide, peut-être peint lors du séjour de l’artiste le Cavalier d’Arpin à Paris en 1600-1601, puisse déclencher au 21e siècle un tel scandale. A part, beaucoup de bêtise véhiculée par une intolérance religieuse vite identifiée, personne ! Il y a une certaine ironie en effet à découvrir que l'objet du scandale entre guillemets puisse être une représentation du mythe d'Actéon... qui illustre justement les dangers de l'observation cachée de la nudité. Pour savoir la suite, écouter ce podcast

mercredi 27 décembre 2023

Gustave Courtois (1852-1923) -  Jeune Florentin Jouant avec des Chats

Gustave Courtois (1852-1923), Jeune Florentin Jouant avec des Chats Collection privée

Gustave Courtois (1852-1923)
Jeune Florentin Jouant avec des Chats
Collection privée

 

Gustave Courtois était fils d'un garçon charcutier et d'un blanchisseuse, rien ne le prédestinait donc vraiment à devenir peintre. A ceci près que sa mère qui lui était totalement dévouée remarqua très vite l' intérêt pour l'art que le jeune Gustave développa dès qu'il fut scolarisé au lycée de Vesoul, intérêt aussi relevé par son professeur de dessin Victor Jeanneney. C'est alors que la décision est prise de la faire entrer à l'Ecole municipale de dessin de Vesoul.
Ses dessins furent présentés à Jean-Léon Gérôme qui lui conseilla en 1869 d’entrer à l’Ecole des beaux-arts de Paris.
Très proche ami de Pascal Dagnan-Bouveret, Gustave Courtois décida sitôt qu'il fut en age d'en faire une profession de partager son atelier de peintre avec lui, à Neuilly-sur-Seine à partir des années 1880. Il enseignait parallèlement la peinture à l’Académie de la Grande Chaumière et à l’Académie Colarossi de Paris. Réfugié au Tessin avec son ami Carl Ernst von Stetten pendant toute la durée de la Grande Guerre, il entretint une correspondance très suivie avec Robert Fernier alors que ce dernier se trouvait au front. Il est l'auteur de portraits, de scènes de genre, de scènes religieuses ou mythologiques très souvent peuplées de voluptueux nus masculins. Archétype de ce que l'on a appelé pendant un temps les" peintres provinciaux ", avant de juger l'appellation péjorative.
Se œuvres sont conservées dans les musées de Besançon, Marseille, Bordeaux, Pontarlier et dus Luxembourg.

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dimanche 24 décembre 2023

Albert Welti (1862-1912) - Portrait de famille



Albert Welti (1862-1912)
Portrait de famille, 1903
Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, Suisse

 
Albert Welti est un peintre et graveur suisse.  Il est le fils de l'entrepreneur en transports Jakob Albert Welti-Furrer1. Il commence, en 1880, des études de photographie. auprès de son oncle Oswald Welti à Lausanne, qu’il abandonne un an plus tard2. Il s'installe alors à Munich où il suit, de 1882 à 1886, des cours de peinture à l'Académie. Son maître est Ludwig von Löfftz connu pour sa maîtrise des techniques du pastel. Albert Welti passe ensuite deux années à Zurich, dans l'atelier d’Arnold Böcklin, qu’il admire. En 1892, il rencontre le châtelain Franz von Doehlau, originaire de Prusse-Orientale, qui devient et restera le mécène du peintre jusqu'à la fin de sa vie.
En 1894, il se marie avec Emeline. Elle mourra à l’automne 1911, moins d’un an avant son mari. Ils s'établissent à Zurich, dans le quartier du nom de Höngg. Il voyage à Berlin, Breslau, Dresde, Vienne, Paris et Venise. En 1901, il réalise des vitraux au Palais fédéral à Berne avec, pour thème, l'industrie textile de Suisse orientale. Il est ami d’Hermann Hesse dont il a fait la connaissance dans le cadre de la revue März.
En 1907, le peintre crée le célèbre "Tellenbüebli", le timbre postal de 25 centimes représentant le fils de Guillaume Tell.Timbre (1907)
Lorsque le Palais fédéral lui passe la commande d'une fresque pour la salle du Conseil des États, il s'établit à Berne. Il y meurt en 1912
Albert Welti appartient au mouvement symboliste. À l’instar des préraphaélites il s’inspire du Moyen Âge : Il s’inspire du monde magique et des techniques picturales en utilisant parfois la tempera appliquée sur du bois. Il s'inspire aussi de contes, légendes et autres mythes populaires.

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LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 98 - Joseph, saint patron des pères putatifs ?

 

GEORGES DE LA TOUR (1593-1622)
 Saint Joseph  Charpentier
Huile sur toile peinte entre 1638 et 1645
1,37 sur 1, 02 m 

 Musée du Louvre, Paris Pavillon Sully, Salle 912,

Bien qu’il n’y paraisse pas à première vue, ce tableau est bien un tableau religieux, sans doute commandé par le Couvent des Carmes Déchaussées de Metz.
Il illustre le drôle de micmac (mot français qui signifie situation embrouillée) qui attribue la paternité adoptive de Jésus au charpentier que l’on voit ici a l’ouvrage, un humble travailleur du nom de Joseph, issu cependant si l’on en croit les écritures, de la noble lignée du roi David.
Bien que les écritures n’ait jamais rapporté une seuls de ses paroles et en parle assez peu, on suppose que Joseph ne faisait pas partie des citoyens les plus démunis de Nazareth. Quand à sa rencontre avec Marie, seule l’évangile selon Mathieu en parle etla décrit ainsi :

« Marie, la mère de Jésus, était fiancée à Joseph : avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint. Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe. (...) Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit. « Evangile selon Saint Mathieu (1,18,24)
Une doctrine orthodoxe non canonique enseigne elle que Joseph était veuf quand il s'est fiancé à Marie âgée, alors de 12 à 15 ans, comme la plupart des filles que l’on fiançait dans le monde ancien. Joseph aurait déjà eu des enfants d’un premier lit, dont Jacques Le Juste qualifié quelquefois de Frère de Jesus. Cette tradition s'appuie sur le Proto évangile de Jacques, datant de la seconde moitié du 8e siècle, où il est dit que Marie est consacrée au Seigneur par ses parents et qu'un prêtre ordonne à Joseph de l'épouser, malgré ses réticences.
Joseph aurait alors dit (Protév. Jc 9,1-2). : « J'ai des fils, je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la risée des fils d'Israël ? » »
En effet selon d’autres textes apocryphes, Joseph aurait alors était âgé de 100 ans !


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