dimanche 17 février 2019

Henri Matisse (1869-1954) - Homme nu de dos


Henri Matisse (1869-1954)
Homme nu de dos
Collection privée

Henri Matisse : " Créer, c'est le propre de l'artiste ; - où il n'y a pas de création, l'art n'existe pas. Mais on se tromperait si l'on attribuait ce pouvoir créateur à un don inné. En matière d'art, le créateur authentique n'est pas seulement un être doué, c'est un homme qui a su ordonner en vue de leur fin tout un faisceau d'activités, dont l'œuvre d'art est le résultat. C'est ainsi que pour l'artiste, la création commence à la vision. Voir, c'est déjà une opération créatrice, ce qui exige un effort. Tout ce que nous voyons, dans la vie courante, subit plus ou moins la déformation qu'engendrent les habitudes acquises, et le fait est peut-être plus sensible en une époque comme la nôtre, où cinéma, publicité et magazines nous imposent quotidiennement un flot d'images toutes faites, qui sont un peu, dans l'ordre de la vision, ce qu'est le préjugé dans l'ordre de l'intelligence. L'effort nécessaire pour s'en dégager exige une sorte de courage ; et ce courage est indispensable à l'artiste qui doit voir toutes choses comme s'il les voyait pour la première fois: il faut voir toute la vie comme lorsqu'on était enfant ; et la perte de cette possibilité vous enlève celle de vous exprimer de façon originale, c'est-à-dire personnelle. 
Pour prendre un exemple, je pense que rien n'est plus difficile à un vrai peintre que de peindre une rose, parce que, pour le faire, il lui faut d'abord oublier toutes les roses peintes. Aux visiteurs qui venaient me voir à Vence, j'ai souvent posé la question : « Avez-vous vu les acanthes, sur le talus qui borde la route ? » Personne ne les avait vues ; tous auraient reconnu la feuille d'acanthe sur un chapiteau corinthien, mais au naturel le souvenir du chapiteau empêchait de voir l'acanthe. C'est un premier pas vers la création, que de voir chaque chose dans sa vérité, et cela suppose un effort continu. " 

 Propos recueillis par Régine Pernoud, Le Courrier de l'U.N.E.S.C.O., vol. VI, n°10, octobre 1953

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samedi 16 février 2019

Frederic Leighton (1830–1896) - Head of an Italian man


Frederic Leighton (1830–1896)
 Head of an Italian man
 Leighton House Museum

Frederic, baron Leighton est un peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne qui fut  très à la mode et exerça une forte influence sur son époque, si bien qu'il fut élu en 1878 président de la Royal Academy. Ses peintures convenaient parfaitement à l'esprit nostalgique de l'époque victorienne : elles reflètent sa quête de l'« âge d'or » remontant aux périodes de la Grèce et de la Rome antiques ou évoquant les grands moments de la  Renaissance florentine.

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vendredi 15 février 2019

Harold Knight (1874-1961) - Alfred Munnings reading aloud outside on the grass


Harold Knight (1874-1961)
Alfred Munnings reading aloud outside on the grass (circa 1911).  
Private collection 

Alfred James Munnings (1878 -1959) représenté dans ce portrait  est connu comme étant l'un des meilleurs peintres équestres britanniques...et aussi pour ses prises de position contre le  modernisme pictural. Engagé par la Canadian War Memorials Fund de Lord Beaverbrook, il remporta  plusieurs commandes prestigieuses  comme Charge of Flowerdew's Squadron  conservé au Musée de la Guerre d'Ottwa, qui le rendit célèbre. 
Jugé inapte à combattre, sa participation a la Grande Guerre  se borne des 1917  à un travail "d'artiste  de guerre" pour la Canadian Cavalry Brigade. Pendant ces années  Durant celle-ci, il peindra de nombreuses scènes, dont un portrait équestre du général Jack Seely en 1918 (aujourd'hui dans les collections du Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa). 
Lorsque les  Canadian Forestry Corps invitèrent Munnings à visiter leur campement,  il en tira plusieurs dessins, aquarelles et peintures dont "Draft Horses, Lumber Mill in the Forest of Dreux in France" en 1918. 
Apres la guerre, La « Canadian War Records Exhibition » à la Royal Academy exposa pas moins de exposa 45  toiles de Munnings. Comblé d'honneur il finiar sa carrière fort riche et en se faisant remarquer par un mémorable discours radiodiffusé où il se présentait  - de façon assez ridicule d'ailleurs - en pourfendeur de l'art moderne  ! 

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jeudi 14 février 2019

Raffaellino del Garbo (c.1470-c.1525) - Portrait of a young man


Raffaellino del Garbo (c.1470-c.1525) 
Portrait of a young man
Tempera on poplar panel  (42x32 cm) 
Staatliche Museum Berlin 

Bien que le visage de ce  jeune homme soit claire et lumineux, sa pourpoint sombre, ses cheveux noirs et mi-longs et son bonnet noir se confondent avec l'arrière-plan et font en sorte que  les contours de sa silhouette ne se détachent pas de manière incisive de l'arrière-plan, mais se confondent avec lui.  En termes d'économie de moyen s, d'austérité formelle et de palette limitée  à une quasi monochromie, il y a peu équivalent  à ce portrait dans l'Italie du XVe siècle. 
Il a sans doute été réalisé à Florence, où des portraits de même type sur fond sombre sont apparus  à partir des années  1470, en grande partie sous l'influence des tableaux de Hans Memling. 
Piero del Pollaiolo, Domenico Ghirlandaio et Sandro Botticelli font s'engouffrer avec talent dans  cette brèche. 
Ce qui explique le charme de cette oeuvre petite par la taille, c'est le léger mouvement de tête que le personnage esquisse, et qui attire la complicité du spectateur un peu  comme dans les ouvres de Filippino Lippi...

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mercredi 13 février 2019

Laure Albin-Guillot (1879-1962) - Tartuffes's Folly


Laure Albin-Guillot (1879-1962) 
Tartuffes's Folly
 Collection particulière 

Dans le monde artistique français des années 1920 à 1940, où la modernité et la production d’avant-garde connaissent les faveurs du goût contemporain, la photographie de cet artiste semble relever d’une tradition à contre–courant. C’est pourtant cette photographie, incarnant le classicisme et un certain ”style français”, qui fut largement célébrée à l’époque.
Si ses photographies sont incontestablement très en vogue dans l’entre-deux-guerres, sa personnalité reste aujourd’hui une énigme. Car, paradoxalement, peu d’études ont été consacrées à l’œuvre et à la carrière de cette artiste.
Ses premières œuvres apparaissent dans les salons et les publications au début des années 1920, mais c’est essentiellement au cours des années 1930 et 1940 que Laure Albin Guillot, artiste, professionnelle et figure institutionnelle, occupe et domine la scène photographique. Photographe indépendante, elle se consacre à des genres variés comme le portrait, le nu, le paysage, la nature morte et, dans une moindre mesure, le reportage. Technicienne hors pair, elle élève la pratique jusqu’à un certain élitisme. Photographe de son temps, elle utilise les nouveaux modes de diffusion de l’image et fournit à la presse et à l’édition des illustrations et des créations publicitaires.
Elle est notamment l’une des premières en France à envisager l’application décorative de la photographie par ses recherches formelles avec l’infiniment petit. Avec la photo-micrographie, qu’elle renomme “micrographie”, Laure Albin Guillot offre ainsi de nouvelles perspectives créatrices combinant science et arts plastiques.
Enfin, à la fois membre de la Société des artistes décorateurs, de la Société Française de Photographie, directrice des archives photographiques de la Direction générale des Beaux-Arts (ancêtre du ministère de la Culture) et premier conservateur de la Cinémathèque nationale, présidente de l’Union Féminine des Carrières Libérales, elle apparaît comme l’une des personnalités les plus actives et les plus conscientes des enjeux photographiques et culturels de son époque.

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mardi 12 février 2019

Gueli Korzhev (1925-2012) - Homer






Gueli Korzhev (1925-2012)
 Homer (The studio), 1960
The Tretyakov gallery

Gueli Korjev (Гелий Михайлович Коржев) est un peintre russe né le 7 juillet 1925 à Moscou, République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie et mort le 27 août 2012 à Moscou, Russie.
Originaire de Moscou, Korjev est particulièrement connu pour son œuvre militante qui s'apparente au réalisme artistique prôné en son temps par l'État soviétique1,2. Il est l'un des représentants du style sévère qui naît dans les années 1950 ; l'une de ses réalisations les plus connues est le triptyque Communistes peint en 19603.
Communiste convaincu, Korjev n'admet pas la chute du système soviétique qui intervient à la fin des années 1980 et son œuvre tardive, habitée de monstres et de mutants qui peuvent évoquer le travail de Jérôme Bosch, illustre sa critique du monde capitaliste dans lequel il vit désormais. Il intègre également à ses tableaux plus tardifs une influence de thèmes bibliques.

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lundi 11 février 2019

Jules-Bastien Lepage (1848-1884) - Orphée



Jules-Bastien Lepage (1848-1884)
Orphée  
Craie noire, craie blanche sur papier légèrement foncé. (45,5 x 30,3 cm) 
Propriétaire particulier 

Ce dessin  est une étude préparatoire à un tableau inachevé et maintenant perdu d’Orphée par Bastien-Lepage, peint en 1877. L’artiste mentionne le tableau dans une lettre écrite à ses parents en janvier 1877 : « Je suis retourné au travail pour un petit tableau (je veux dire petit en taille). Il représente Orphée qui demande encore une fois Eurydice au dieu des enfers… Orphée marche devant, comme le dit la légende et en marchant, il joue de la lyre. Distrait ou plutôt tourmenté par le désir de voir Eurydice, on peut sentir qu'il va bientôt tourner la tête, et Mercure, qui n'attend que cela, va en profiter pour lui enlever définitivement sa bien-aimé. Tout cela est esquissé et j’espère terminer en peu de temps. »
Cette peinture d’Orphée ne fut cependant jamais commencée, malgré les quelques croquis préparatoire à l'huile qui attestaient du projet et dont la plupart sont également aujourd'hui perdus.  Bastien-Lepage a également réalisé une petite statuette sculptée pour la figure d'Orphée, qui fait aujourd'hui partie d'une collection privée.
Cette petite statuette d’Orphée apparaît dans le portrait  de l’actrice Sarah Bernhardt que Bastien-Lepage, peignit en 1879 et exposa à la Grosvenor Gallery de Londres l’année suivante  (la peinture est aujourd'hui dans une collection privée). Le portrait de la célèbre actrice par Bastien-Lepage la représentait tenant la petite sculpture d’Orphée dans sa main. Sarah Bernhard étant elle-même sculpteur à ses heures perdues, on a longtemps pensé qu'elle tenait en main une de ses propres réalisations, alors qu' il s 'agit bel et  bien de la la petite statuette d'Orphée exécutée par Bastien-Lepage deux ans plus tôt...

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dimanche 10 février 2019

Santiago Arcos y Ugalde (1852-1912) - Portrait d'Absalam


Santiago Arcos y Ugalde  (1852-1912) 
Portrait d' Absalam   
Crayon et aquarelle,   (31.4 x 19.2 cm), 1887
Propriétaire particulier 


Comme le précise le commentaire de l’artiste, ce portrait à l'aquarelle représentant  un homme du nom d’Absalam a été exécuté à Tanger en 1887. 
Le peintre natif du Chili, Santiago Arcos s'était rendu au Maroc en 1887 sans doute sous l'influence du peintre catalan José Tapiró i Baró, qui vivait et travaillait à Tanger.  Comme lui, il présente d'ailleurs ses portraits orientaux de profil ou de trois quart sur un fond neutre. Il ne fait pas de doute que la lumière du Maroc a eu un impact décisif  sur ses peintures et ses aquarelles, inclinant l'artiste  à adopter une palette plus lumineuse qu'auparavant. 
Arcos a peint un  nombre important de tableaux orientalistes au Maroc, notamment Un Souk à Tanger, exposé en 1890. Ces tableaux marocains ont acquis une grande popularité lorsqu'il les a exposés à Paris et ont été récompensés au Salon de 1888 et à l'Exposition du Cercle Artistique et Littéraire. Cette  même année 1888,  un critique nota  " M. Santiago Arcos va de plus en plus fort en saisissant sur le vif  ses types d'Arabes, d'Orientaux. Mes sincères félicitations à cet artiste. " 

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samedi 9 février 2019

Lorenzo Lotto (1480-1557) - Giovanni Agostino della Torre and his son, Niccolò



Lorenzo Lotto (1480 -1556) 
 Giovanni Agostino della Torre and his son, Niccolò
Oil on canvas ( 85 x 68,2cm), 1515 
The National Gallery, London

On sait que Giovanni Agostino della Torre, un médecin de Bergame, est décédé en 1535, à l'âge de 81 ans. Il avait donc 61 ans au moment où ce portrait a été peint ; la ressemblance avec son fils Niccolò a probablement été arrangée plus tard par Lotto dont ce fut probablement le premier portrait produit dans cette ville.
Les sujets ont été identifiés via des inscriptions disséminées dans le tableau. Ils pratiquaient tous les deux la médecine et la pharmacie à Bergame en vendant du vitriol de fer dans un magasin situé Piazza Vecchia. Ce tableau  a été conservé par les descendants de ces sujets jusqu'en 1812, date à laquelle il a été vendu à un marchand d'art. C'est en 1863 que la National Gallery de Londres donna une suite favorable à la recommandation de Giovanni Morelli de l'acheter.

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vendredi 8 février 2019

Henry Stacy Marks (1829-1898) - Sailor on Look Out


Henry Stacy Marks R.A. (1829-1898),
Sailor on Look Out. ca.1855. 


Henry Stacy Marks (Royal Academy)  est un artiste anglais qui s'est intéressé tout particulièrement aux thèmes shakespeariens et médiévaux au début de sa carrière, puis à l'art décoratif représentant des oiseaux et des ornithologues ainsi que des paysages. La plupart de ses premières œuvres étaient des huiles, mais il travailla également la peinture murale et l'aquarelle. Il était l'un des membres fondateurs de la St John's Wood Clique et assez réputé pour ses performances humoristiques. Il ne fallait pas, disait on,  plus prendre au sérieux ses propos que ses tableaux ....

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jeudi 7 février 2019

Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) - Portrait of Edvard Munch


Akseli Gallen-Kallela (1865-1931)
Portrait of Edvard Munch, 1895.
Tempera on canvas, 44,5 x 41, 5 cm
Ateneum, Finland


En 1884, après ses études à Helsinki, Akseli Gallen-Kallela  part étudier à Paris, à la fois à l'Académie Julian de 1884 à 1889 et en même temps de 1887 à 1889 à l'Atelier Cormon. En 1888, il exécute le portrait du peintre suédois Nils Forsberg qui vivait à Paris depuis 1868. Il fait des voyages d'études à Londres et à Berlin en 1895 et en Afrique de 1909 à 1911. 
En 1898, il participe à Saint-Pétersbourg à l' exposition d’artistes russes et finlandais et à l' Exposition artistique internationale organisée par l'association Mir Iskousstva en 1899. 
À Paris, il habite avec Emil Wikström, dans une chambre qu'il chauffe avec un vieux poêle à bois donné par Albert Edelfelt.  
Dans les milieux artistiques nordiques de l'époque, on trouve des peintres et des écrivains comme les Suédois August Strindberg et Ernst Josephson, les Norvégiens Bjørnstjerne Bjørnson, Edvard Munch, Frits Thaulow et Adam Dörnberger. Un de ses bons amis est le céramiste français Henry Dehaulme de Vallombreuse. Ils fréquentent les cafés de Montmartre et du quartier latin. 
 En 1895, il peint ce magnifique portrait parisien d'Edvard Munch 

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mercredi 6 février 2019

Jean-Léon Gérôme (1824-1904) - Diógenes


Jean-Léon Gérôme  1824-1904) 
Diógenes
Huile sur toile,  101 cm x 74,5 cm, 1860
 Walters Art Museum, Baltimore 


 Le philosophe grec Diogène de Sinope (404-323 av. J.-C.) assis dans son humble logis, une grande jarre en terre cuite (pithos) dans le quartier Métrôon d'Athènes est représenté alors qu'il allume sa lanterne au  milieu de la journée,  avant d'aller, la brandir, en parcourant les rues sous le nez des passants interloqués les invectivant de sa célèbre phrase   " Je cherche un homme "... entendez par là "Y a-t-il dans cette ville un seul  homme qui soit bon, sage et honnête ? ".
Les chiens qui l'entourent sur ce tableau sont ses seuls compagnons et il sont emblématiques du cynisme (du grec kynikos, pareil au chien), la doctrine philosophique de Diogène de Sinope qui prônait entre autres, la liberté sexuelle totale, l’indifférence à la sépulture, l’égalité entre hommes et femmes, la négation du sacré, la remise en cause de la cité et de ses lois, la suppression des armes et de la monnaie, l'autosuffisance.... Par ailleurs, Diogène considérait l'amour comme étant absurde : on ne doit s'attacher à personne.
Apres son décès, certains stoïciens, pourtant proches du courant cynique de Diogène, semblent avoir préféré dissimuler et oublier cet héritage jugé « embarrassant » et son oeuvre Politeia (La République) tomba dans un oubli presque total.

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mardi 5 février 2019

Hans Memling (1440-1494) - Portrait of a man in a loggia



 

Hans Memling (1440-1494)
Portrait of a man in a loggia, 1472-75
Oil on oak panel, (38, 3 x 27, 3 cm)
The Metropolitan Museum of Art, New York 


Environ 100 pièces de Memling sont connues, qui sont attribuées soit à lui-même, soit à son atelier.
Elles comportent des retables, des représentations de la Vierge, et une importante galerie de portraits.
Memling est sans conteste le portraitiste le plus éminent de sa génération aux Pays-Bas bourguignons, et aucun de ses contemporains n'a légué autant de portraits. Plus de 30  tableaux, soit près du tiers de l'œuvre de Memling, sont des portraits au sens moderne du terme. Si l'on ajoute à cela les quelque 20 tableaux de donateurs, en pied, on peut dire que la moitié de ses œuvres sont des portraits.
Divers facteurs peuvent expliquer le succès du portraitiste Memling. Il y a d'abord le rôle essentiel joué par la mode. Les nombreux étrangers vivant ou séjournant temporairement à Bruges connaissent déjà van Eyck qui avait largement contribué à la renommée de l'art flamand dans le sud de l'Europe. Ces étrangers sont  de grands amateurs de tableaux. Les portraits sont déjà très demandés quand Memling arrive à Bruges, et il s'empresse manifestement de satisfaire cette clientèle. Là aussi, la production est inégale et les commanditaires italiens se font logiquement plus rares lorsqu'ils se retirent de Bruges. Les grandes familles brugeoises, si elles apprécient les grands tableaux, ne manifestent pas autant d'intérêt pour les portraits.
Le succès de Memling comme portraitiste s'explique aussi par son art. Il fut élève ou collaborateur de Rogier van der Weyden, et est donc familier de la technique et de la composition de son maître dans le domaine du portrait autonome à mi-corps. Il a toujours appliqué, dans sa propre peinture de portrait, la typologie de Rogier van der Weyden, enrichie de divers traitements de l'espace. Ensuite, l'influence de van Eyck se retrouve dans l'illusionnisme parfois ostentatoire de certains portraits, avec leurs différents niveaux de réalité, leurs tablettes de balustrade, leur cadre en trompe-l’œil et en faux marbre.  "L'éclairage, rappelle Petrus Christus, mais aussi la douceur des traits est le propre du style de Memling."

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lundi 4 février 2019

Jules-Bastien Lepage (1848-1884) - Priam


Jules Bastien Lepage (1848-1884)
 Priam 1876


Zola montra  très bien  comment Bastien-Lepage, formé par Cabanel, a inconsciemment subi l'influence « de la formule impressionniste » dont il consacre le triomphe en l'affadissant, en la mettant « adroitement » à la portée du public.  L'influence de Cabanel est dans cette toile à sujet mythologique, plus sensible que partout ailleurs dans son oeuvre.
Le succès que rencontra très vite  Bastien-Lepage auprès des plus grandes figures de son temps, milite contre le peintre aux yeux de Zola qui fut pourtant son ami ; d'après Zola en effe,  les vraies personnalités sont toujours en butte à l'hostilité de « la foule ».
« Tous les créateurs ont rencontré au début de leur carrière une forte résistance, c'est une règle absolue, qui n'admet pas d'exception ; mais lui on l'applaudit, mauvais signe… »
(Lettres de Paris. Nouvelles littéraires et artistiques, Le Messager de Paris.)

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dimanche 3 février 2019

Corneille de Lyon (1500-1575) - Pierre Aymeric, marchand de Saint-Flour


Corneille de Lyon  (1500/1510–1575) 
Pierre Aymeric, marchand de Saint Flour, 1534
Huile sur noyer , 16,5 x 14, 2cm 
Musée du Louvre, Paris 

Pierre Aymeric, dénommé également Pierre Aymeric, marchand de vin à Saint-Flour, est un tableau de Corneille de Lyon réalisé en 1534. Cette œuvre a une importance majeure pour la connaissance de son auteur car c'est elle qui en 1962 a permis de reconstituer son corpus d'œuvre de manière fiable.
Ce portrait a été redécouvert en 1962 et est entré au Louvre en 1976. On peut attribuer la découverte de ce tableau à Paul Roudié. Première œuvre connue de Corneille, il est considéré comme un « chef-d'œuvre d'une grande vérité humaine, marqué par une expressivité toute flamande... »
Le tableau est daté du 11 avril 1534, n'est pas signé par la main de Corneille de Lyon mais porte au dos l'inscription :
« Pierre Aymeric natif de Sainct Fleur demeurant à Lyon a laige de vingt et six ans ou envyron a este pourtraict audict Lyon par Corneilhe de la Haye em Flandres, painctre de la Royne Helienor Royne de France et a este paracheve le XIe jour davril mil VcXXXIIII après Pasques escript et signe de la main dudict Aymeric, Ian et jour susdicts, P. Aymeric. »

Les portraits de Corneille de Lyon sont généralement de très petit format. 
Schéma familier dans ses compositions, les personnages et la tête principalement sont reproduits la tête orientée à gauche ou à droite. La lumière provient souvent de gauche.
 On peut imaginer que les modèles posaient dans l'atelier de Corneille.

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samedi 2 février 2019

Elmer Fryer 1898-1944) - Humphrey Bogart dressing,



Elmer Fryer 1898-1944)
 Humphrey Bogart dressing, 1938 

Elmer Fryer est un des grands noms de la photographie  hollywoodienne de l'âge d'or du cinéma et l'un des grands représentants de la photographie glamour du milieu du 20 e siècle.
Fryer est né le 21 janvier 1898 à Springfield, dans le Missouri. Il a commencé à travailler en tant que photographe en 1924 et a fait l'essentiel de sa carrière chez  Warner Brothers jusqu'en 1941 c'est à dire peu de temps avant sa mort. Ses photos de stars les plus célèbres sont celles de Dolores Del Rio, Kay Francis, Barbara Stanwyck, Bette Davis, James Cagney, Errol Flynn ou Humphrey Bogart  
Dans ces photos, il utilise beaucoup un clair obscur élégant  et l'usage systématique des ombres portées très caractéristique de  la période art déco de la photographie en noir et blanc.

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vendredi 1 février 2019

Frederic Remington (1861-1909) - The Lookout


Frederic Remington (1861-1909)
The Lookout
oil on canvas 
Museum of Fine Arts, Houston.

Frederic Sackrider Remington fut un peintre, dessinateur et sculpteur américain qui se spécialisa dans la description de l'Ouest américain. 
Alors qu'il est devenu mondialement célèbre pour ses descriptions de la vie dans l'Ouest américain,  en peignant aussi bien les cow boys que les indiens et leurs chevaux, Remington n'a visité en réalité la région qu'à deux ou trois reprises, en y restant quelques mois seulement.  Ses descriptions de la vie des pionniers, avant que le Far West ne soit mis en valeur par le cinéma et que ce genre de vie ne disparaisse, sont des documents inestimables en même temps que des oeuvres d'art appréciées aujourd'hui des plus grands collectionneurs et des plus grands musées de la planète. 
Né à Canton, dans l'Etat de New York, il passa son enfance à chasser et à monter à cheval tout en commençant à réaliser quelques croquis et dessins.  Il a suivi des cours d'art à l'université de Yale, où il trouvait le football et la boxe plus intéressants que l'art. А la mort de son père, il devient employé de bureau et s'établit à Albany.  Puis il fait son premier voyage dans l'Ouest et devient " homme d'affaires" à Kansas City. En 1884, il se marie avec Eva Caten et étudie à la Art Students League de New York. Dans la foulée, il publie ses illustrations et ses dessins dans des publications telles que le Collier's Weekly et Harper's Magazine.
En 1892, il part en voyage en Russie et tombe en admiration devant les bronzes de Lanceray, dont il avait pu découvrir des œuvres exposées à Philadelphie en 1876. Il s'en inspira pour créer sa célèbre série de bronzes Bronco Buster.
En 1898, il se fait engager par William Randolph Hearst, pour devenir correspondant de guerre et illustrateur du conflit hispano-américain de 1898. Il s'ennuie très vite dans ce travail,  mais il rend  tout de même compte de la bataille de San Juan Hill et dessine l'assaut des forces américaines menées par Theodore Roosevelt.
Obèse, victime d'une très mauvaise hygiène alimentaire et d'une déplorable hygiène de vie, Frederic Remington meurt d'une appendicite aggravée en péritonite. 
Son oeuvre sur l'Ouest américain a influencé la photographie du film La Charge héroïque de John Ford. Frederic Remington fut aussi le personnage central du tome 40 des Aventures de Lucky Luke, l'album dans lequel le cowboy qui tire plus vite que son ombre assure la protection de l'artiste dans l'ouest américain !  C'est dans cet album que l'on apprend d'ailleurs que Frederic Remington avait la mauvaise habitude de brûler les toiles qui ne lui plaisaient plus. Et c'était vrai !  Bon nombre de témoignages sans doute fabuleux ont ainsi disparu à tout jamais. 

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jeudi 31 janvier 2019

Jacopo Carrucci dit Pontormo (1494-1557) - Portrait of a Halberdier



Jacopo Carrucci dit Pontormo (1494-1557)
Portrait of a Halberdier (Francesco Guardi) 1529-1530) 
Oil on panel transferred on canvas 
95,3 x 73 cm 
The Getty Center 

Jacopo Carucci  connu sous le nom de Jacopo da Pontormo, ou plus simplement de Pontormo, est  l'un des représentants les plus importants du mouvement maniériste dans la peinture italienne du 16e siècle. Il est réputé pour les poses contorsionnées de ses personnages, ses perspectives forcées, ses couleurs acides et stylisées, ses modèles aux yeux écarquillés et aux expressions inquiètes (comme ci-dessus).
Un an après que ce portrait ait été peint (pendant le siège de Florence), la mort d'Andrea del Sarto fait sombrer Pontormo dans un profond désespoir qu'il avait jusque-lа réussi à contenir. Il s'engage dans une entreprise titanesque commandée par les Médicis : la décoration de l'abside de l'église de san Lorenzo. Ces fresques, dont on ne connaît que les cartons préparatoires, ont complètement disparu.
C'est dans le domaine du portrait qu'il aboutit à ses résultats les plus  durables, bien que seulement 15 exemplaires de ces portraits soient parvenus jusqu'à nous. Figés dans des poses, ses personnages se détachent sur un fond fermé et les couleurs métalliques, parfois éblouissantes, transforment les figures en images d'elle-mêmes.
Bronzino fut son élève.

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mercredi 30 janvier 2019

Duncan Grant (1885-1978) - Paul Roche sleeping


Duncan Grant (1885-1978)  
 Paul Roche sleeping
Private collection

Duncan James Corrow Grant est un peintre britannique (écossais), designer de textiles, de poteries, de décors de théâtre et de costumes qui occupa une place centrale dans le Bloomsbury Group principalement composé de Virginia Woolf, E. M. Forster et Mary (Molly) MacCarthy, Lytton Strachey, John Maynard Keynes,  Vanessa Bell, Roger Fry,  Desmond MacCarthy, Clive Bell et Leonard Woolf..
En tant que fils de militaire, il passa une grande partie de son enfance en Birmanie et en Inde, mais pas du tout  dans l'atmosphère exotique et luxueuse de l'armée des Indes que l 'on pourrait imaginer, son père faisant partie des soldats les plus pauvres de l'Empire, ce que l'on appelait, "l'Armée des Pauvres".  
Entre 1899 et 1900, Grant a vécu avec sa tante et son oncle, Sir Richard et Lady Strachey et leurs enfants (Lytton Stachey) découvrant un monde d 'élégance et de raffinements esthétiques qui lui étaient jusqu'alors inconnus. 
Pendant cette année qui fut décisive dans la formation du jeune Grant, il accompagna assidument sa tante Lady Strachey dans ses activités de peintre du dimanche, ce qui lui donna accessoirement l'opportunité de rencontrer toute une série de  peintres assez connus.  Etonnée par les talents de son neveu "pauvre", Lady Strachey réussit à persuader ses parents de l'autoriser à se charger de son éducation artistique.  Ainsi au cours de l'hiver 1904-1905, Grant visita l'Italie où, à la demande de Harry Strachey, il réalisa des copies d'une partie des fresques de Masaccio dans la chapelle de Brancacci. 
En 1909 Grant, rendit visite à Gertrude Stein à Paris et vit sa collection qui comprenait des peintures, entre autres, de Picasso et de Matisse. Pendant l'été de cet même année, Grant rendit visite à Matisse lui-même dans sa maison de Clamart.
Au delà de ses moeurs très libres et de sa vie sentimentale bisexuelle très fournie, à la fois avec  Vanessa Bell, John Maynard Keynes, David Garnett, Roger Fry et Paul Roche (entre autres)... Duncan Grant est surtout connu pour un style de peinture, qui se situe dans le prolongement des post-impressionnistes français, dont  Roger Fry avec lequel il travailla souvent, surtout dans le cadre des Ateliers Omega,  qu'il fonda en 1913 et qui était une véritable entreprise d'art décoratifs mêlant céramiques, textiles et décors peints d'un genre très particulier...
Vanessa Bell et Duncan Grant continuèrent à vivre ensemble pendant plus de quarante ans, ce qui n'empêcha nullement Grant d'avoir des relations homosexuelles régulières.
Durant les dernières années de la vie de Grant, son ancien amant le poète Paul Roche (1916-2007), qu'il connaissait depuis1946, prit soin de lui et lui permit de maintenir son mode de vie à Charleston, où Angelica s'installa à son tour. En contrepartie, Grant fit de Roche son cohéritier avec sa fille Angelica. 
Grant mourut finalement dans la maison même de Paul Roche en 1978.

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mardi 29 janvier 2019

Etienne Dinet (1861-1929) - Portrait présumé d' Emmanuel Gonse



Etienne Dinet ( 1861-1929) 
Portrait présumé d'Emmanuel Gonse "en oriental" 
Collection privée 

Emmanuel Gonse, né en 1880 à Paris, et mort en 1954 à Montmorency, est un architecte français, réputé pour ses immeubles d'habitation, ses reconstructions d'églises et ses constructions sanitaires et hospitalières. En 1912, il construit  notamment un aérium à Arès, au bord du bassin d'Arcachon. Fruit d'une collaboration entre  les médecins et l' architecte, l'aérium est inauguré en mars 1913, puis enrichi les années suivantes de plusieurs extensions. Désaffecté depuis 1981, il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2000.
Après la Première Guerre mondiale, Gonse, toujours associé à Duval, contribue à fonder la société La Cité nouvelle et s'attelle à la reconstruction, notamment en Picardie. Ils reconstruisent des bâtiments municipaux, des industries, des immeubles privés...

Gonse partageait avec Dinet un  goût certain pour l'orientalisme. Étienne Dinet (1861-1929) était un peintre orientaliste et lithographe français, qui a vécu une grande partie de sa vie en Algérie, pays qu'il adorait et  où il a finit sa vie, se  convertissant à l'Islam et adoptant  le patronime musulman de  Nasr-Eddine. 
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lundi 28 janvier 2019

L'Apollon de Lillebonne



L'Apollon de Lillebonne (détail et ensemble). 
Bronze doré, II siècle
 Musée du Louvre, Paris

Découvert en 1823 à proximité du théâtre antique de Lillebonne près de Rouen, en Seine-Maritime, cet Apollon est la plus grande statue (1, 94 m)en bronze d'un dieu, conservée en Gaule. 
Apollon, considéré comme une divinité salutaire, apparait ici sous des traits juveniles, entièrement nu et tenant une lyre (aujourd'hui perdue) dans la main gauche, selon un schéma particulièrement fréquent dans la Gaule du Nord et du Centre-Est où des statuettes votives analogues ont été trouvées en quantité. Par ses proportions, sa pondération et l'agencement de la chevelure, l'effigie divine de Lillebonne témoigne de l'influence des créations grecques sur les artistes gallo-romains. L'œuvre, qui a été réalisée au IIe siècle de notre ère dans la région de Lugdunum (l'actuelle Lyon), s'inspire largement de la tradition classique. Elle reprend le contrapposto élaboré par Polyclète au milieu du Ve siècle avant J.-C. et fait écho aux silhouettes - presque adolescentes encore - des figures masculines créées au IVe siècle par des sculpteurs comme Praxitèle, Euphranor ou Scopas ; elle adopte aussi le canon très allongé des oeuvres de Lysippe, avec la tête aux proportions volontairement réduites. L'attitude et l'attribut du dieu sont également empruntés au répertoire artistique grec.
La statue a été coulée en plusieurs pièces selon le procédé de la fonte creuse à la cire perdue. Elle a été restaurée à de multiples reprises, peut-être même dès l'Antiquité. La présence de nombreuses traces de raccords à la surface du bronze aurait ainsi justifié la dorure, réalisée à la feuille. Il est difficile de préciser la date de cette dorure ; l'œuvre aurait d'ailleurs pu être dorée une première fois lors de la fonte, puis une seconde à la fin de l'époque romaine impériale.
Après avoir été vendue en Angleterre et avoir séjourné pendant près de trente ans à Londres, chez le collectionneur Samuel Woodburn qui espérait revendre la statue au British Museum, l'oeuvre est acquise par l'État français en 1853 et rejoint les collections du Louvre. 

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dimanche 27 janvier 2019

Andrea Solario (1460-1524)- Man with a pink carnation


Andrea Solario (1460-1524)
 Man with a pink carnation  
Egg tempera on Egg tempera on oil   (50x39cm), 1495  
National Gallery London


On a longtemps cru que ce portrait représentait un sénateur vénitien. En réalité, rien n'est moins sûr, bien que cet magnifique portrait  ait été probablement  peint à l'époque où Solario vivait à Venise  et bien avant sa toute première œuvre documentée de 1495.
Les mains sont aussi bien observées et rendues que le visage  (d'une stupéfiante expressivité)  et occupent une place importante dans la composition.
 La main droite porte un œillet ou une rose, comme cela était courant dans les portraits de fiançailles, tandis que la main gauche, ornée d'un anneau sur le pouce, attire l'attention sur la ceinture noire qui passe par dessus l'époque du personnage.

Issu d'une dynastie d'artistes et d'architecte, Antonio Solario ou Solari se forme dans un environnement  lombard  très ouvert aux apports nordiques et  sensible à la proximité de Venise. 
Il fut un des plus importants peintres de l'école de Léonard de Vinci. 
Il fut  un des tout premiers italiens à s'expatrier en France de 1507 à 1510 avant la venue de Rosso et du Primatice que François Ier attire à Fontainebleau à partir de 1530.

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samedi 26 janvier 2019

Giuseppe Castiglione (1688–1766) - Ayusi brandissant sa lance


Giuseppe Castiglione  (1688–1766)
Ayusi brandissant sa lance anéantit les rebelles, 1755 
中文: 畫阿玉錫持矛盪寇圖 卷 引首
rouleau horizontal, encre et couleurs sur papier, 
National Palace Museum, Taipei.

Apres un passage à Goa en septembre 1714, Giuseppe Castiglione arrive à Macao le 10 juillet 1715. Il continue son voyage et entre à Pékin le 22 décembre. 
Presque aussitôt il est introduit par le père Matteo Ripa auprès de l’empereur Kangxi (1661-1722) et reçoit une charge comme ‘peintre de la Cour’.  
Un strict respect de l’étiquette (jamais d’affront, ni de critique directe des conceptions chinoises) lui permet de s’assurer la collaboration des peintres de la cour impériale.
Les successeurs de Kangxi, Yongzheng (1723-1735) et Qianlong (1736-1797) lui garderont leur confiance. Castiglione sera peintre de la cour durant ses 51 ans de vie en Chine. Il y jouit sans interruption d’une grande considération et y reçoit des honneurs insignes, comme de pouvoir porter l’habit de fonctionnaire impérial. 
Il forme quelques autres artistes jésuites à integrer les données de l'art occidentale dans l'art chinois et l'inverse  de même : Ferdinand Moggi, Jean-Denis Attiret et Ignaz Sichelbarth. Il a également des élèves chinois qui deviendront célèbres.
Après sa mort, il reçut le titre de « Vice-ministre », c’est-à-dire fonctionnaire de premier rang.

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vendredi 25 janvier 2019

Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682) - Don Andrés de Andrade y la Cal


Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682)
Don Andrés de Andrade y la Cal, 1660. 
The Metropolitan Museum of Art, New York. 


Ce tableau témoigne de la capacité de Murillo à donner à ses portraits une grande présence psychologique.
Don Andrés de Andrade y Cal était pertiguero ou maréchal de processions dans la cathédrale de Séville. Pour rendre la solennité de la fonction du personnage, Murillo a adopté une formule utilisée à la fois par Titien et par Velázquez dans leurs portraits de la royauté espagnole; le personnage est tout de noir vêtu de noir et pose sa main droite sur le crâne de  dogue qu'il domine  d'une autorité certaine. Le décor  qui l'entoure est un portique classique avec un blason sculpté dans la pierre sur  la gauche, sans doute les armoiries de Don Andrés de Andrade y Cal.

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jeudi 24 janvier 2019

Bernard Buffet (1928-1999) - Deux samouraï



Bernard Buffet (1928-1999)
Deux samouraï, 1948
Private collection 


Le peintre français expressionniste  Bernard Buffet a peint aussi bien des personnages que des figures, animaux, nus, paysages, intérieurs, natures mortes, fleurs.... Aquarelliste, c'est également un peintre de décors de théâtre et un illustrateur. Il remporte le concours d’entrée de l'École nationale supérieure des beaux-arts en décembre 1943 à 15 ans, passant deux ans dans l'atelier du peintre Eugène Narbonne où il est déjà considéré comme très doué. Il s'y lie notamment d'amitié avec les peintres Maurice Boitel et Louis Vuillermoz.
En 1947, il expose L'Homme accoudé au Salon des indépendants et en décembre a lieu sa première exposition particulière présentée par Pierre Descargues, à la Librairie des impressions d'art.  On y reconnait déjà un graphisme très caractéristique qui sera tout au long de sa vie, la marque du peintre. L'État, par l'intermédiaire de Raymond Cogniat, lui fait son premier achat pour le Musée national d'art moderne de Paris avec la peinture Nature morte au poulet. En 1955, il obtient la première place au référendum organisé par la revue Connaissance des arts désignant les dix meilleurs peintres de l'après-guerre. Il peint les maquettes des décors et des costumes pour La Chambre argument de Georges Simenon qui devient son ami.
Élu à l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Paul Jouve, Bernard Buffet est alors le plus jeune académicien jamais élu sous la coupole.
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mercredi 23 janvier 2019

Boris Grigoriev (1886-1936) - Portrait du poète Vladimir Maïakovski


Boris Grigoriev  (1886-1936) 
Portrait du poète Vladimir Maïakovski, 1916 
Private owner,  USA

Le peintre russe Boris Dmitrievitch Grigoriev (Бори́с Дми́триевич Григо́рьев) fait partie du mouvement de  l'avant-garde russe. 
Quand il vit à l'étranger;,  il poursuit ses travaux d'illustration des écrivains russes réputés Au début du 21e siècle ses dessins se trouvent dans les collections détenues par ses héritiers.
A travers des oeuvres très foisonnantes et divers, Grigoriev est surtout connu comme un  maître du dessin et du portrait. Ses œuvres se situent dans la lignée de l'avant-garde, mais sans aller jusqu'à l'extrême quant aux formes. Il préfère représenter son sujet plus par  le rôle qu'il a joué plutôt que pour lui-même. Il aime le grotesque, mais l'utilise pour montrer l'intelligence de ses personnages, plutôt que dans un sens satyrique ou moqueur.

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mardi 22 janvier 2019

Jacek Malczewski (1854-1929) - Autoportrait au bord d'une route polonaise


Jacek Malczewski (1854-1929)
Autoportret na tle polskiej drogi 
(Autoportrait au bord d'une route polonaise)
National Museum,Warsaw.

L'oeuvre pictural de Malczewski est estimé à environ 2000 tableaux à l'huile dont environ 1200 actuellement répertoriés. Ils se trouvent en majorité dans les musées polonais et des collections particulières.   
Notice du Musée d'Orsay à Paris sur ce peintre :  " La particularité de son art réside dans l'expression d'un message symbolique par une facture souvent proche du naturalisme. Celle-ci se combine au modelé presque sculptural des personnages dans une composition et un mode de cadrage originaux. Le peintre use d'un code magique de couleurs aux dissonances souvent imprévues. La part d'énigme que conserve toujours son oeuvre n'est pas étrangère à l'intérêt constant dont elle jouit auprès du public et des collectionneurs."

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lundi 21 janvier 2019

Peter Paul Rubens (1577–1640) - Portrait of Mulay Ahmad Sultan of Tunis


Peter Paul Rubens  (1577–1640)  
Portrait of Mulay Ahmad
Museum of Fine Arts, Boston


Cette peinture est une copie assez libre faire par Rubens, d'après un portrait aujourd'hui perdu de Jan Cornelisz. Vermeyen (1500-1559)  qui se trouvait probablement dans la propre collection de Rubens vers 1640.  Mulay Ahmad  (Ahmed III al Fasi) était donc décédé depuis de  nombreuses années lorsque  Rubens le peignit. Même s’il s’agissait d’un tyran assez brutal, ce roi berbère, sultan  de Tunis fut pour Rubens un modèle idéal d'illustration de  l'exotisme chrétien. Ainsi cette image de Mulay Hassan servit plus tard de modèle à Rubens pour plusieurs rois mages noirs dans divers tableaux et notamment de son Adoration des mages.
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dimanche 20 janvier 2019

Pietro Perugino (1448-1523) - Ritratto di Lorenzo di Credi


 Pietro Perugino (1448-1523) 
Ritratto di Lorenzo di Credi, 1488
Oil on wood tranferred on  canvas, 44 x30, 5 cm 
National Gallery of Art Washington


Pietro Perugino appelé  Pérugin en français porte le surnom de provenance  de la capitale de l'Ombrie où il est né, Pérouse. C'est là qu'il eut son premier atelier ; il y  pegnit pour les nobles et les marchands de la ville, pour les moines de Saint-Pierre et ceux de Saint-Augustin ; les magistrats le chargèrent de la décoration du Collegio del cambio ; les dernières années de sa vie s'écoulèrent dans sa petite patrie. Les noms des villes ombriennes jalonnent son existence : à Corciano, il représente l'Assomption, et à Panicale le martyre de saint Sébastien ; il travaille à Trevi (Santa Maria delle Lacrime), à Spello (Santa Maria Maggiore), à Fontignano et à Montefalco.

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samedi 19 janvier 2019

Girolamo di Romano detto Il Romanino (1484-1566) - Ritratto di uomo



Girolamo Romani detto il Romanino (1484-1566) 
 Ritratto di uomo, 1520 
 oil on canvas (77 x65 cm) 
Allentown Art Museum, USA


Girolamo di Romano, dit Romanino est un peintre italien de Venise et de Brescia dont la longue carrière lui a permis d'expérimenter plusieurs styles différents. A l'époque où il peint ce portrait à l'étrange luminosité  sans doute voulue pour rendre la somptuosité du précieux manteau de fils d'orde ce gentilhomme de Brescia, Romanino  subit très fortement  est très fortement les influences de Pordenone et de Titien.  
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vendredi 18 janvier 2019

Edouard Vuillard (1868-1940) - Autoportrait dans le miroir du dressing


Edouard Vuillard (1868-1940)  
Autoportrait  dans le miroir du dressing, 1923

Le peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français Jean Édouard Vuillard, est membre fondateur du mouvement nabi,  s'illustrant notamment  dans la peinture de figure, de portrait, d'intérieur, de nature morte, de scène intimiste, de composition murale et de décor de théâtre.
Cet autoportrait devant le miroir est l'occasion de se souvenir que tout en peignant des peintures de format intimiste, Vuillard a créé de nombreux ensembles décoratifs de commande pour orner les appartements, les hôtels particuliers et les villas, surtout pour ses patrons-amis, les frères Natanson, créateurs de La Revue blanche. Cette création s’inscrit dans l’esprit nabi, basé sur l’esthétique d'Albert Aurier ou le mouvement de Arts & Crafts, qui avait pour but d'abolir les frontières entre les arts majeurs et mineurs et de faire pénétrer l’art dans le cadre de la vie quotidienne.
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jeudi 17 janvier 2019

Jacques- Emile Blanche (1861-1942) - Portrait de Percy Grainger


Jacques- Emile Blanche (1861-1942)
Portrait de Percy Grainger, 1906
Collection Privée

Percy Aldridge Grainger (1882-1961) était  un pianiste, saxophoniste et compositeur australien à la personnalité difficile a cerner encore aujourd'hui.  Il a  suivi une démarche évolutive assez personnelle, participant d'une recherche de l'insolite et d'un goût de l'étrange. Son étude approfondie de la musique traditionnelle est à la base de la structure mélodique et rythmique de sa propre musique. De l'Irlande à Bali, en passant par la Scandinavie, sa curiosité n'avait pas de limites.
Il a cultivé la polytonalité, les micro-intervalles et les rythmes complexes. L'expérimentation d'instruments inhabituels a été l'une des préoccupations constantes de sa vie. Il a également mis en pratique sa conception de la « musique libre », une musique dans laquelle le temps, le rythme et la structure sont libérés des limites habituelles de la gamme, du battement de la mesure et de l'harmonie. Sa musique à part, Grainger était un personnage difficile à saisir, un provocateur qui aimait  choquer en toutes circonstances par des propos faisant publiquement l'éloge du sado-masochisme ou de  théories raciales  pour le moins contestables, affirmant la primauté de la race blanche.  Dans le même temps, il admirait Duke Ellington qui n'était pas a proprement parlé un " blond aux yeux bleus"  et ne tarissait pas d 'éloges sur Georges Gershwin qui  ne partageait en rien ses sombres théories raciales. Il défendit  également un  nationalisme étymologique assez ridicule en rejetant la terminologie italienne musicale au profit d'expressions anglaises telles que loudensoften et holding back en lieu et place  de crescendodiminuendo et meno mosso  


Le peintre français Jacques-Emile Blanche est né, selon l'expression,  "avec une cuillère en argent dans la bouche " ! Elevé à Passy dans une maison qui avait appartenu à la princesse de Lamballe, acquise par son grand-père, le psychiatre Esprit Blanche, qui  comptait parmi ses patients Gérard de Nerval, il bénéficia d'une éducation cosmopolite et raffiné. Son père, Emile Blanche, lui même aliéniste, exerça dans cette maison qui avait su gardé l' atmosphère élégante des demeures du 18e siècle. Excellent pianiste, Jacques Emile Blanche  hésita un certain temps entre la peinture et la musique. Bien qu'ayant  reçu l'enseignement d'Henri Gervex, Jacques-Emile Blanche peut être considéré comme un peintre autodidacte qui fit ses premiers pas dans le milieu mondain grâce à  la haute protection du comte Robert de Montesquiou. Il  acquit  ainsi une grande réputation de portraitiste au style à la fois vivant et raffiné qui plaisait énormément. 
 Parmi ses chefs-d'œuvre  : les portraits de son père, du poète Pierre Louïs, du peintre Audrey Beardsley et de la chanteuse Yvette Guilbert. Fréquentant  assidument le salon de Geneviève Bizet, (la future Madame Strauss) et le salon de la comtesse Potocka,  bien connu du Tout-Paris littéraire et artistique il rencontra Edgar Degas, Marcel Proust, etc...
Il fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1935.

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mercredi 16 janvier 2019

Jean Decourt (1530-1584) - Henri III, roi de France et de Pologne



Jean Decourt (1530-1584) 
(anciennement attribué à Étienne Dumonstier)
Portrait d 'Henri III, roi de France et de Pologne    
Fusain et sanguine sur papier, 23, 1 x 14, 8cm, après 1578 
Bibliothèque nationale de France 
Département des Estampes et de la Photographie 

Les dessins des rois de la dynastie des Valois - peut être plus que d'autres - ont été  l'objet d'identifications et d'attribution souvent erronées,  principalement à cause  de travaux d'archivage négligents menés au 19e siècle. Au 21e sicèle, la Bnf et la plupart des grands musées français et Etranger qui possèdent dans leur collection, les dessins de ses princes, rois et princesses Valois, ont   entamé un travail de ré- attribution et d'identifications beaucoup plus fouillé et plus sérieux.
C'est ainsi qu'il apparait que ce portrait du roi Henri III, adulte, réalisé une dizaine d'années avant sa mort, est l'oeuvre de Jean Decourt et non d'Etienne Dumonstier ou de François Clouet comme précédemment estimé.  

Le roi Henri III est représenté ici avec toque garnie d'aigrette et cordons de diamants. Son emblème était constitué de trois couronnes symbolisant les royaumes de France et de Pologne ainsi qu'une devise qui explique la troisième couronne : « Manet ultima cælo »   (La dernière se trouve au ciel).
En dépit de sa personnalité particulière et de l'explosion de haine qu'il a pu susciter, Henri III avait su démontrer de nombreuses qualités de monarque  comme le laisse penser cet avis du chroniqueur  Pierre de L'Estoile publié a à la mort du roi :   « Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. » .
Homme élégant, il incarna la grâce et la majesté d'un roi,  appréciant  dans sa jeunesse la mode et ses extravagances. Homme d'une grande douceur, abhorrant la violence, il évitait toute confrontation et avait peu de goût pour les sports  bien qu'il fut une des plus fines lames du Royaume. 
Son dégoût de la chasse et des activités guerrières, privilèges des nobles, et surtout son goût pour la propreté et l'hygiène, lui valurent des critiques acerbes de la part de ses contemporains qui le considèrent comme un roi efféminé.
Formé dans un milieu humaniste, le roi encouragea le monde des lettres en protégeant des écrivains (Desportes, Montaigne, Du Perron). Il s'adonna lui-même à la philosophie et, malgré son opposition politique aux protestants, il fit venir l'imprimeur Estienne à Paris.
Les contemporains d'Henri III nous ont décrit le roi comme un homme appréciant les femmes. Parmi ses maîtresses, les plus célèbres figurent Louise de La Béraudière  Françoise Babou de La Bourdaisière (mère de Gabrielle d’Estrées) et Renée de Rieux, issues de la moyenne noblesse. Il fréquenta également lors de son périple italien en juin 1574, Veronica Franco, une courtisane vénitienne fort renommée ! À la même date, il entretint aussi une relation platonique avec la princesse de Condé, Marie de Clèves, pour qui il éprouva une passion démesurée. Sa mort survenue brutalement en 1574 conduit le roi à prendre un deuil particulièrement ostensible qui étonna la cour.
Longtemps, l'image véhiculée d'Henri III a été indissociable de celle de ses favoris plus couramment appelés mignons, terme pourtant déjà en vogue au 15e siècle. Au 19e siècle, c'est un thème à la mode et plusieurs peintres et auteurs romantiques s'y sont essayés. Henri III est alors décrit de manière caricaturale, représenté en compagnie d'éphèbes aux costumes excentriques et  passe leur temps à jouer au  bilboquet !
Les écrivains de son temps comme L'Estoile ou Brantôme, pourtant connus pour leur goût des informations scabreuses,  n'accordent aucun crédit à ces rumeurs et mettent en exergue, au contraire, la passion du roi pour les femmes. D'Aubigné et Ronsard, en revanche, n'hésitent pas  à brocarder le roi sur ce sujet dans leurs vers. En l'état actuel des recherches, il est  impossible de conclure à la seule homosexualité du roi, de même qu'à sa stricte hétérosexualité au sens moderne de ces termes. 
Les malheurs qui accablèrent  Henri III à la fin de son règne ont exacerbé le goût qu'il portait au macabre. Son apparence devient austère, il quitte rarement l'habit noir, et s'adonne de manière ostentatoire aux processions des pénitents. Séduit par la piété des confréries de pénitents lorsqu'il avait  séjourné en Avignon à son retour de Pologne en 1574, il institue le 20 mars 1583 la Confrérie des Pénitents blancs de l'Annonciation Notre-Dame dont il est  un  membre actif. Il passe alors  son temps à se mortifier dans des monastères où  il va prendre souvent  une retraite spirituelle.

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