mardi 3 août 2021

Pyotr Konchalovsky (1876-1956) - Le polisseur de parquet (Полоторы)


Pyotr Konchalovsky  (1876-1956, Le polisseur de parquet  (Полоторы) Huiie sur toile, 1946 Tretyakov Gallery

Pyotr Konchalovsky  (1876-1956,
Le polisseur de parquet  (Полоторы)
Huiie sur toile, 1946
Tretyakov Gallery 

 

Ce garçon qui entame comme deux pas de danse sur son parquet, un balai derrière lui fait immanquablement penser aux Parqueteurs de Gustave Caillebotte, bien qua la chorégraphie qu'il éxécute soit très différente de celles des polisseurs de parquet de Caillebotte bien que ce soit à la pate de Cezanne que cette composition se réfère. Piotr Petrovitch Kontchalovski(Пётр Петро́вич Кончало́вский),est un peintre russe puis soviétique. Il est membre du mouvement artistique Valet de Carreau. Kontchalovski étudie à l'École de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou. Entre 1896 et 1898, il voyage à Paris et étudie à l'Académie Julian. En 1899, il retourne en Russie et entre à l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, où il obtient son diplôme en 1907. À l'Académie, il eut comme professeurs Savinsky, Zaleman et Kovalevsky.  À partir de 1910 il expose fréquemment ses œuvres, participant notamment au journal Mir Iskousstva. Dès 1918, il enseigne l'art. En 1922, il obtient sa première exposition personnelle à la galerie Tretiakov. Il est à Paris en 1925 et y retrouve son élève Vladimir Boberman Pendant cette période, il dessine principalement des natures mortes et des paysages. Ses peintures, comme celles des autres artistes du Valet de Carreau, sont largement influencées par Paul Cézanne. Plus tard, il commence à peindre des portraits qui s'inscrivent dans le mouvement du réalisme socialiste soviétique. Piotr Kontchalovski fut  un peintre prolifique connu pour avoir créé plus de 5 000 œuvres... 

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lundi 2 août 2021

Glyn Warren Philpot (1884 -1937) - Head of a man, c. 1912-13


Glyn Warren Philpot (1884 -1937), Head of a man c. 1912-13 Charcoal with white heightening on brown paper 26.5 × 25.5 mm,  Courtesy of Agnews gallery.

 
 
Glyn Warren Philpot (1884 -1937)
Head of a man c. 1912-13
Charcoal with white heightening on brown paper 26.5 × 25.5 mm. 
Courtesy of Agnews Gallery.

Las de peindre des portraits mondain sà Londres, Glyn Warren Philpot, décide de s'installer à Paris ou il avait étudié dès le début du siècle  à l'académie Julian de Paris auprès de Jean-Paul Laurens. Il commence ç changer de style dès avant  la Première guerre mondiale ,opte pour un style plus moderne, plus plat et plus stylisé que son ancienne manière. Ce nouveau style lui vaut un accueil  plus que mitigé de la part de ses premiers admirateurs londoniens dont ilv a d'ailleurs s 'éloigner peu à peu. Si bien qu'en  avril 1932, on peut lire dans Scotsman : « Glyn Philpot est entrain de tourner au Picasso ». il s'en faut de beaucoup mais la touche moderne ne plait pas. Dommage car elle est superbe et ce dessin qui est le tout premier où il manifeste son intérêt pour les modèles masculins noirs (qui seront récurrents dans toute son œuvre),  est d'une grande beauté. 

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dimanche 1 août 2021

Yannis Tsarouchis (1910-1989) - Détail de l'étude pour la Vision de David


 

Yannis Tsarouchis (1910-1989)
Détail de l'étude pour la Vision de David
Fondation B&M Theocharakis, Athènes


Dans le Psaume 27 verset 4, la  Vision de David est ainsi exprimée par lui-même :
"Je demande à l’Eternel une chose, que je désire ardemment: Je voudrais habiter toute ma vie dans la Maison de l’Eternel, pour contempler la magnificence de l’Eternel et pour admirer Son Temple. " Habiter toute sa vie dans la Maison de Dieu était le rêve de David, car il avait eut la compréhension que la gloire, la richesse, la renommée et le pouvoir qu’il possédait ne pouvait en rien se comparer en rien à la gloire d’habiter dans la Maison de Dieu pendant toute sa vie et de contempler Sa beauté.

Tsarouchis a de ce rêve une vision très personnelle et très profane  mais qui exprime sa propre conception de la beauté absolu. Dans la maison de Dieu donc il y aurait donc dans un coin du paradis, cet homme attablé, torse nu et en short,  le regard insolent, et qui tend au spectateur son pied nu sur une chaise alors que l'autre repose au sol et porte une chaussette. Une vision assez  "fétichiste" de la beauté absolue selon Tsarouchis, pourrait-on déduire... si ce n'est que ce jeune homme n'est qu'un détail de l'ensemble de ce grand tableau qui présente d'autres conceptions de la beauté absolue pouvant peupler la maison de Dieu dont quelques anges-soldats aux ailes de papillons. 

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samedi 31 juillet 2021

Jean-Germain Drouais (1763-1788) (attribué à...) - Torse d’homme renversé


Jean-Germain Drouais (1763-1788) (attribué à...) Torse d’homme renversé Huile sur toile, Musée des beaux arts de Narbonne



Jean-Germain Drouais (1763-1788) (attribué à...)
Torse d’homme renversé
Huile sur toile,
Musée des beaux arts de Narbonne 


Fils du célèbre portraitiste de la reine Marie-Antoinette  et de la famile royale,  François-Hubert Drouais, Jean Germain Drouais reçut le Prix de Rome en 1784.  Le décès prématuré de son père François-Hubert Drouais, survint en 1775 alors que qu'il n’avait que douze ans, ce qui fit qu'il obtint très précocement son indépendance d’artiste. Bien qu’ayant hérité d’une fortune suffisante pour mener la belle vie, il préféra s’imposer toutes les rigueurs de la condition d’apprenti peintre d’histoire. À l’âge de quinze ans, il posa pour un portrait à l’huile exécuté par Catherine Lusurier, où il apparaît en plein travail, un morceau de craie pointu à la main, le regard levé au-dessus du carton à dessin. Cette même année, il s’inscrivit à l’Académie, après avoir déjà passé trois ans à l’atelier de Nicolas-Guy Brenet. Quatre ans plus tard, il fut l’un des premiers jeunes artistes avec Girodet, Antoine-Jean Gros, Gérard à rejoindre l’atelier de David son futur maître. Une fois qu’il y fut installé, les choix de Jean-Germain Drouais reproduisirent bientôt le parcours de son maître dans ses jeunes années de formation. Lors du premier concours du grand prix de Rome auquel il participa officiellement en 1783, Drouais fit preuve par son comportement d’une anxiété et de doutes aussi prononcés que David au début des années 1790. Déçu de sa composition sur le sujet "De la résurrection du fils de la veuve Naim", il fut incapable d’attendre les résultats et malgré les règles qui interdisaient une aide extérieure, il coupa son tableau en deux pour apporter l’un des morceaux à David afin d'avoir son avis. Le lien qui unissait David et Jean-Germain Drouais était très fort. En 1784 à l’âge de 20 ans, il est lauréat du grand prix de Rome avec son tableau « Le Christ et la Cananéenne ». Ce tableau fut acclamé. David l'accompagna à Rome et Jean-Germain Drouais aidera même David à réaliser son célèbre Serment des Horaces. Interrogé sur ce voyage, David dira «Je pris le parti de l'accompagner, autant par attachement pour mon art que pour sa personne. Je ne pouvais plus me passer de lui, je profitais moi-même à lui donner des leçons, et les questions qu'il me faisait seront des leçons pour ma vie."

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vendredi 30 juillet 2021

Pierre-Albert Bégaud (1901-1956) - El Pelotari Jean Argain


 
 
Pierre-Albert Bégaud (1901-1956)
El Pelotari Jean Argain
Huile sur toile, 73 x60 cm
Collection privée.

Pierre-Albert Bégaud est un peintre portraitiste et paysagiste français de l'Ecole de Bordeaux. Il peignit des paysages de la Côte d’Argent (Pays basque et en particulier Bidarray), des portraits,
des natures mortes et des nus. Son œuvre décorative reste encore aujourd'hui très importante.
En 1937,  pour la Bourse du travail de Bordeaux, il réalisa les panneaux La forêt landaise et Le pin landais. Il décora  aussi la salle du conseil de la mairie d'Orthez ainsi que des maisons particulières dans un style néo-Louis XVI très apprécié par ses commanditaires de la bourgeoisie locale.
Optant pour un style plutôt néo-classique dans ses nus et ses portraits, il oscille entre le classicisme, et les influences conjuguées de Gauguin, Puvis de Chavannes et de l'art déco ! Très attaché à a composition et au dessin rigoureux, il se tailla la réputation d'être un excellent portraits mais il fait partie de la génération d'artistes oubliés de l'entre-deux-guerres comme Marius de Buzon par exemple. Peintre-décorateur de théâtre, il réalisa le rideau de scène de Pelleas et Mélissande  de Debussy ainsi que quelques décors de L'Or du Rhin de Wagner. pour l'opéra de Bordeaux. Il eut aussi une certaine notoriété comme affichiste et travailla pour de grandes marques commerciales  comme Olida, le géant de la charcuterie industrielle française d'après guerre. En 1939, il ouvrit un cours de dessin gratuit mixte qu'il anima jusqu'à son décès.
En 1986, la ville de Mérignac organisa  une rétrospective de son œuvre,  à l'initiative de Jean Dupas et Robert Cami qui furent ses fidèles amis. En 2006, le Musée des beaux-Arts de Bordeaux et le Musée de l'Histoire Basque de Bayonne organisèrent ,avec le soutien du Ministère de la Culture, une très belle exposition des œuvres de Bégaud intitulé Le Coeur et la Raison où la toile ci-dessus fut exposée.  

Un pelotari est un jouer de pelote basque (Euskal pilota) jeu emblématique du pays basque. La pelote basque (regroupe plusieurs jeux de balle issus du jeu de paume. La Fédération internationale de pelote basque (FIPV) reconnaît douze spécialités, tandis que la Fédération française de pelote basque (FFPB) en reconnaît actuellement vingt-deux. Parmi les plus connues on trouve la main nue, souvent considérée comme la plus noble, le grand chistera (nommée cesta punta quand elle est pratiquée en jaï-alaï), considéré comme le plus spectaculaire, ou la paleta gomme pleine (appelée couramment pala), la plus accessible techniquement et financièrement et donc la plus pratiquée de part et d'autre des Pyrénées. La pelote basque se pratique principalement dans le sud-ouest de la France métropolitaine et le nord de l'Espagne, mais aussi dans de nombreux pays ayant connu une forte immigration basque. Elle est reconnue par le ministère des sports français comme une discipline de haut niveau.


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jeudi 29 juillet 2021

Raphaël /Rafaello Sanzio (1443-1520) - Etude de tête


Raphaël /Rafaello Sanzio (1443-1520) Etude de tête


Raphaël /Rafaello Sanzio (1443-1520)
Etude de tête
Ashmoleum Museum


Raphael est sans aucune doute l'un des meilleurs dessinateurs de l'histoire de l'art occidental et utilise beaucoup le dessin pour organiser ses compositions. Selon un quasi-contemporain, lorsqu'il commence à élaborer une composition, il dispose un grand nombre de ses dessins sur le sol, et dessine « rapidement », empruntant des figures ici et là. Plus de quarante esquisses ont survécu pour la Dispute dans la Chambre de la Signature, et il y en a peut-être eu beaucoup d'autres à l'origine ; au total, plus de quatre cents feuilles nous sont parvenues. Il utilise différent dessins pour affiner ses poses et compositions, apparemment plus que la plupart des autres peintres, à en juger par le nombre de variantes qui survivent : « . . . C'est ainsi que Raphaël lui-même, qui était si riche en inventivité, avait l'habitude de travailler, en proposant toujours quatre ou six façons de montrer un récit, chacune différente des autres, et toutes pleines de grâce et bien faites. » a écrit un autre écrivain après sa mort. Pour John Shearman, l'art de Raphael marque « un déplacement des ressources de la production vers la recherche et le développement » Lorsqu'une composition est finalement réalisée, des cartons à grande échelle à la taille réelle sont souvent réalisés, qui sont ensuite piqués avec une épingle et « sautés » avec un sac de suie pour laisser des lignes pointillées sur la surface comme un guide. Il fait également un usage inhabituellement important, tant sur papier que sur plâtre, d'un « stylet aveugle », grattant des lignes qui ne laissent qu'une empreinte, mais aucune marque. Celles-ci sont visibles sur le mur de l'École d'Athènes et dans les originaux de nombreux dessins. Les Cartons de Raphaël, en tant que motifs de tapisserie, sont entièrement colorés dans un médium à la détrempe, avant d'être envoyés à Bruxelles, pour être suivis par les tisserands.

Dans les œuvres ultérieures peintes par l'atelier, les dessins sont souvent plus attrayants que les peintures. La plupart des dessins de Raphaël sont plutôt précis - même les esquisses initiales sont soigneusement dessinées -, et les dessins de travail ultérieurs présentent souvent un haut degré de finition, avec des ombres et parfois des surbrillances en blanc. Ils manquent de la liberté et de l'énergie de certains des croquis de Léonard de Vinci et de Michel-Ange, mais sont presque toujours très satisfaisants d'un point de vue esthétique. Il est l'un des derniers artistes à utiliser largement la pointe d'argent (littéralement une pièce pointue en argent ou d'un autre métal), bien qu'il fasse également un excellent usage du médium plus libre de la craie rouge ou noire. Dans ses dernières années, il est l'un des premiers artistes à utiliser des modèles féminins pour les dessins préparatoires - les élèves masculins (« garzoni ») étaient normalement utilisés pour les études des deux sexes.
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mercredi 28 juillet 2021

Vintage photo of men - Raja Rajendra Singh portant un Pagri orné d'un Sarpech, en 1950


Raja Rajendra Singh portant un  Pagari orné en 1950 Photographe anonyme

Raja Rajendra Singh portant un  Pagari orné d'un Sarpech,  1950
Photographe anonyme


Sur cette photo, Rajendra Singh porte le turban traditionnel du sous continent indien, noué sur le côté à la mode du Rajasthan, appelé  le pagri ou aussi le pagari. Le pagri est porté par les hommes de préférence lors des cérémonies de mariage ou de célébrations cultuelles.  Pour les occasions particulières  (ce qui est le cas ici,) il est orné du Sarpech, appelé aussi "aigrette",  un bijou en or, diamants, rubis et émeraudes, employé exclusivement pour l'ornement des turbans. Le Sarpech  qui est posé sur ce turban est typique de ceux qui furent fabriqués au XVIIIe siècle  au Rajasthan, l'aigrette centrale originelle du XVIe siècle  entourée de deux magnifiques bijoux en forme de poire couchée.

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mardi 27 juillet 2021

Felix Chrétien dit Bartholomeus Pons (actif de 1518 a 1541) - Portrait d'homme habillé à l'antique

Felix Chrétien  dit  Bartholomeus Pons (actif de 1518 a 154 ) Portrait d'homme habillé à l'antique, 1535-1550. Huile sur panneau de bois, 48x39 cm Musée du Louvre, Paris


Felix Chrétien dit Bartholomeus Pons (actif de 1518 à 1541)
Portrait d'homme habillé à l'antique, 1535-1550.
Huile sur panneau de bois, 48x39 cm
Musée du Louvre, Paris


Felix Chrétien dit Bartholomeus Pons (actif de 1518 à 1541) est un peintre connu sous diverses identités dont celle de Maître de Dinteville. Né à Haarlem il fut actif en Bourgogne et en Champagne dans la première moitié du XVIe siècle. Il arrive sans doute en Bourgogne durant les années 1530, pour entamer une nouvelle carrière au service des Dinteville à Auxerre. Bartholomeus Pons bénéficie du mécénat actif de François II de Dinteville, évêque d'Auxerre, issu d’une des plus riches et puissantes familles de Bourgogne. François II de Dinteville a visité l’Italie, a étudié à l’université de Pavie, et a été ambassadeur de François Ier auprès du pape Clément VII (1531-1533) : il a préparé le mariage de Catherine de Médicis avec le futur Henri II. François de Dinteville a peut-être entendu parler de Bartholomeus Pons grâce au cardinal romain Cristoforo Numai, qu’il a pu rencontrer en lui succédant à l’évêché de Riez. Il travaille beaucoup pour les Dintevillle mais fut obligé de s’exiler en Italie (vraisemblablement à la suite d'une affaire de mœurs). 
Dans le très féminin portrait à l'antique portrait ci-dessus on note la perle très précieuse remplaçant  la fibule  qui attachait  la toge au niveau de l'épaule,  toge peu habituelle  d'ailleurs puisqu'elle est en soie rose fuchsia.

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lundi 26 juillet 2021

Paul Cadmus (1904-1999) - Nu masculin allongé, de dos


 
 
Paul Cadmus (1904-1999)
Nu masculin allongé, de dos
Collection privée (USA)

Paul Cadmus est un peintre, pastelliste et dessinateur américain. dont ce blog a publie l'intégralité des dessins connus depuis 2016. De son vivant, il connaît la célébrité avec une série de tempera sur toile figurant des scènes de genre urbaines, inscrites dans le mouvement réaliste social alors dominant, mêlant satire, ironie, goût du grotesque, et reçut de nombreuses commandes.Dans les années 1960, son œuvre révéla plus franchement aux yeux du public une forme d'homo-érotisme affirmé, entre autres à travers une série de dessins de nus masculins (ci-dessus), tandis que son style évolue vers le réalisme magique.

Dans la seconde moitié de sa vie, Cadmus ralentit sa production de peinture et donna plus de place au dessin. L’œuvre dessiné de Paul Cadmus est très important, constitué surtout de nus masculins, et de femmes et d'hommes du monde de la danse pendant leurs exercices. Sa technique de dessin est académique, référée à l’époque baroque. Il travaille beaucoup sur papier teinté , et mélange les techniques et outils pour aboutir à un style personnel. Son utilisation de la hachure large et par petites zones superposées pour le modelé des corps en est une caractéristique importante.

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dimanche 25 juillet 2021

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) - Etude pour le martyre de Saint-Symphorien


Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), Etude pour le martyre de Saint-Symphorien, 1833 ,Huile et graphite sur toile,49.5 x h60.3 cm, Harvard Art Museums


Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)
Etude pour le martyre de Saint-Symphorien, 1833
Huile et graphite sur toile,49.5 x 60.3 cm
Harvard Art Museums


Jean-Auguste-Dominique Ingres commence ses études de peinture à Montauban, sa ville natale. Une fois à Paris, il devient  élève de Jacques-Louis David. Prix de Rome en 1801, il ne se rend  en Italie, faute d’argent, qu'en 1806, et y reste jusqu'en 1824. De retour à Paris, il connaît la reconnaissance officielle, apparaissant comme le champion de la doctrine du beau et de la primauté du dessin sur la couleur, en opposition successive aux courants romantiques et réalistes. Nommé directeur de l'Académie de France à Rome, il y retourne de 1835 à 1842.
Ingres a d'abord et à plusieurs étapes de sa carrière vécu de ses portraits, peints ou dessinés. Réputé peu sociable, il fut souvent mal traité par la critique. Les tenants d'un style plus libre et d'une exécution plus rapide condamnaient sa manière tout comme les académiques, qui lui reprochaient notamment les déformations expressives qu'il faisait subir aux corps dans ses nus.Les déformations n'étaient pas uniquement expressives d'ailleurs puisqu'il lui arrivait fréquemment de rajouter une ou deux vertèbres à ses personnages pour les grandir ou d'allonger leur visage.
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samedi 24 juillet 2021

Joseph Christian Leyendecker (1874-1951) - Study for Interwoven Socks

Joseph Christian Leyendecker (1874-1951), Study for Interwoven Socks, 1920 Private collection

Joseph Christian Leyendecker (1874-1951)
Study for Interwoven Socks, 1920
Private collection 

 Il s'agit d'une affiche publicité peinte en 1920  pour la marque américaine de chaussettes pour hommes Intewoven Socks.  On y voit le mannequin ajuster une porte chaussette au dessus du mollet, porte chaussette destiné à soutenir la chaussette en laine, en l'absence, à cette époque là, d 'élastique.

Joseph Christian Leyendecker fut l'un des plus importants illustrateurs américains du début du xxe siècle. Il est surtout connu pour ses affiches, livres, illustrations publicitaires, ainsi que la création de la figure du « Arrow Collar Man » pour la marque Arrow, et ses couvertures pour The Saturday Evening Post.
Entre 1896 et 1950, Leyendecker a peint plus de 400 couvertures de magazines. Pendant l'âge d'or de l'illustration américaine, pour The Saturday Evening Post seul, J. C. Leyendecker a produit 322 couvertures, ainsi que plusieurs publicités pour ses pages intérieures. Aucun autre artiste jusqu'à l'arrivée de Norman Rockwell deux décennies plus tard, ne fut plus étroitement identifié avec cette revue3. Leyendecker a pratiquement inventé l'idée du concept moderne de l'illustration de magazine.
Il a beaucoup collaboré aussi au magazine hebdomadaire Collier's dont il réalisé de très nombreuses et célèbres couvertures... comme celle ci. Le magazine Collier's fut fondé en 1888 par le journaliste Peter Fenelon Collier (1849-1904) qui y développa pour la première fois de l'Histoire le journalisme d'investigation. Le magazine continua de paraitre longtemps après la mort de son créateur ruiné, puis cessa toute parution en janvier 1957. Une brève tentative de réédition eut lieu en 2012, en vain.


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vendredi 23 juillet 2021

Felix Chrétien dit Bartholomeus Pons dit le Maître de Dinteville (actif de 1518 à 1541) - Moïse et Aaron devant Pharaon

Félix Chrétien dit Bartholomeus Pons dit le Maître de Dinteville (actif de 1518 à 1541) Moïse et Aaron devant Pharaon, une allégorie de la famille de Dinteville, 1537 Huile sur bois 176.5 x 192.7 cm The Metropolitan Museum of Art


Bartholomeus Pons dit le Maître de Dinteville (actif de 1518 à 1541)
Moïse et Aaron devant Pharaon, une allégorie de la famille de Dinteville, 1537
Huile sur bois 176.5 x 192.7 cm
The Metropolitan Museum of Art

A propos de ce tableau 
Dans cet immense portrait de famille allégorique, les frères Dinteville rejouent une scène de la Bible (Exode 7:9.) dans laquelle Moïse et Aaron implore le pharaon Ramsès II de libérer les Juifs.
Jean de Dinteville est représenté en Moïse, tandis que Gaucher et Guillaume se tiennent derrière eux. Les frères étaient des membres importants de la cour de François Ier, (le Pharaon dans cette allégorie).
Au premier plan, on voit Aaron (François II de Dinteville) transformer son bâton en serpent: Exode 710. Moïse et Aaron allèrent trouver le pharaon et se conformèrent à ce que l'Eternel avait ordonné : Aaron jeta son bâton devant le pharaon et devant ses serviteurs, et il se changea en serpent.

Felix Chrétien dit Bartholomeus Pons (actif de 1518 à 1541) est un peintre connu sous diverses identités dont celle de Maître de Dinteville. Né à Haarlem il fut actif en Bourgogne et en Champagne dans la première moitié du XVIe siècle. Il arrive sans doute en Bourgogne durant les années 1530, pour entamer une nouvelle carrière au service des Dinteville à Auxerre. Bartholomeus Pons bénéficie du mécénat actif de François II de Dinteville, évêque d'Auxerre, issu d’une des plus riches et puissantes familles de Bourgogne. François II de Dinteville a visité l’Italie, a étudié à l’université de Pavie, et a été ambassadeur de François Ier auprès du pape Clément VII (1531-1533) : il a préparé le mariage de Catherine de Médicis avec le futur Henri II. François de Dinteville a peut-être entendu parler de Bartholomeus Pons grâce au cardinal romain Cristoforo Numai, qu’il a pu rencontrer en lui succédant à l’évêché de Riez. Il travaille beaucoup pour les Dintevillle mais la grande toile  allégorique  ci dessus fut  sa dernière commande peinte pour le château de Polisy en 1537 à la demande de Jean de Dinteville, pour faire pendant aux célèbres Ambassadeurs de Hans Holbein, car  entre 1539 et 1542, François II de Dinteville et trois de ses frères s’exilent en Italie (vraisemblablement à la suite d'une affaire de mœurs).


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jeudi 22 juillet 2021

Charles Lebrun (1619-1690) - Etude pour Les Différentes Nations de l'Asie.

 

Charles Lebrun (1619-1690)
Tête masculine, Etude pour les Différentes Nations de l'Asie, ca .1674-79
Pierre noire, sur plusieurs morceaux de papier beige réunis.
Mis au carreau à la pierre noire. Traits repassés au stylet. Marouflé sur toile. 17,9 0 x 23,30cm
Musée du Louvre, Paris

 
Cette étude de tête servit à l'élaboration d'un des nombreux cartons exécutés pour le décor de l'escalier des Ambassadeurs du château de Versailles. L'escalier fut détruit, sur ordre de Louis XV, en 1752.  On sait par diverses gravures faites à l'époque de Louis XIV que les parois de cet escalier  présentaient quatre tapisseries, réalisées par Van der Meulen, qui encadraient des panneaux représentant Les nations des quatre parties du monde. Les tapisseries, montraient les victoires remportées en 1677 à Valenciennes et Cambrai par le Roi, à Saint-Omer et Cassel, par Monsieur, frère du Roi. Seule la "Reddition de la citadelle de Cambrai'" fut conservée, transposée sur toile (musée du château de Versailles, MV 155).
Des grands cartons de Charles LeBrun, pour les grandes compositions murales sont conservés au Louvre : le carton  ci dessus est proche de la version finale, pour la composition des "Différentes nations de l'Asie"  C'est ce carton, dessiné simplement au trait et dont les contours sont repassés au stylet, qui a servi au transfert du projet sur les parois.... deux cartons diversement aboutis ont été dessinés pour Les Différentes Nations de l'Asie.  Il s 'agit ici de la seconde version. La comparaison avec la peinture finale, connue par les gravures de Surugue, garantit que la version apparemment plus finie est la première et que l'autre est seconde.  Le personnage dessiné ci-dessus  et dont le turban n'est pas totalement achevé est  celui qui se trouve à gauche de l'ambassadeur. 

Charles Lebrun (1619-1690) - Les Différentes Nations de l'Asie

Peintre officiel, le style de Charles Lebrun, (ou Le Brun) est au service de la monarchie absolue de Louis XIV. Sa peinture est typiquement aulique, avec des effets théâtraux et néanmoins une constante recherche d'équilibre et de clarté. Son art se fonde sur une parfaite maitrise du dessin et une utilisation des coloris qui vise l'harmonie. Le Brun est également l'archétype du peintre cultivé, à la fois praticien et théoricien des arts, qui place la peinture au rang des arts libéraux. Dans sa volonté de célébrer le pouvoir absolu, Le Brun utilise des concepts et des symboles de pouvoir qu'il mélange : dans la Galerie des Glaces, l'ordre français fait la synthèse des objets antiques et français (coq, lys). Le soleil devient l'allégorie du bon gouvernement. Il représente Louis XIV en prince parfait, comme l'aboutissement des princes précédents.
En tant que premier peintre du Roi, il réalise surtout des peintures de grand format ou des décors allégoriques pour des plafonds (huile sur toile marouflée) ( ci dessus). Il a souvent développé des cycles historiques en plusieurs tableaux (par exemple l'Histoire d'Alexandre).
Pour ce qui est des thèmes abordés, Le Brun se consacre principalement à la peinture d'histoire, placée au sommet de la hiérarchie des genres au 17e siècle par l'académicien André Félibien : ce sont des scènes tirées de l'histoire mythologique, de l'histoire réelle (comme dans la galerie des Glaces qui est un exposé des dix-neuf premières années du règne de Louis XIV) ou de l'histoire sainte (peinture religieuse).

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mercredi 21 juillet 2021

Winslow Homer (1836-1910) - The Sponge Diver

 

Winslow Homer (1836-1910) The Sponge Diver (c. 1898–99) Watercolor over graphite pencil on paper, 38.1 x 54.3 cm. The Boston Museum of Fine Arts


Winslow Homer (1836-1910)
The Sponge Diver (c. 1898–99)
Watercolor over graphite pencil on paper, 38.1 x 54.3 cm.
The Boston Museum of Fine Arts

L'aquarelle de ce plongeur qui part à la recherche d'éponge est d'une facture assez semblable à celle de  Water Fun datant de la même année et déjà publiée dans ce blog en 2016  et conservé à  The Art Insitute of Chicago. La comparaison est intéressante à faire.
 
 Le peintre américain Winslow Homer (1836-1910) est surtout connu aujourd'hui pour ses marines. Bien qu'en grande partie autodidacte, il est considéré comme étant l'un des peintres majeurs du 19e siècle américain et l'une des figures principales du réalisme américain.
Né à Boston, il entre d'abord dans un atelier de lithographie de sa ville natale en tant qu'apprenti. C'est en 1859 qu'il commence sa carrière de peintre à New York, en ouvrant son premier studio. Durant la guerre de Sécession, il travaille comme illustrateur pour le Harper's Weekly, et réalise de nombreux dessins de batailles et scènes de guerre, croqués sur le vif, alors qu'il suit les armées nordistes.
Il se rend en voyage en France en 1867 et rencontre les peintres de l'Ecole de Barbizon par lesquels il est influencé. De retour en Amérique, il peint, surtout dans les années 1870, des paysages ruraux et des scènes idylliques de la vie campagnarde.
Il passe ensuite deux années de sa vie dans le nord de l'Angleterre (1881-1882).
Il peint de nombreuses marines. Le critique d'art Françoise Dargent écrivit à propos de ses tableaux : « C'est comme si on invitait l'océan dans son salon. » Dans Key West, Hauling Anchor (1903), par exemple, le sujet est l'appareillage d'une goélette aurique à Key West, en Floride. Le rendu des couleurs somptueuses (ciel et mer) et l'exactitude des détails techniques, dont le petit key et ses cocotiers à l'horizon, sont des traits distinctifs de l'art du peintre.
Son œuvre pleine de vigueur et de réalisme utilise principalement deux techniques : l'huile et l'aquarelle. Dans ses portraits, il peint aussi souvent et surtout des enfants insouciants.
Il est enterré dans le cimetière de Mount Auburn, à Cambridge au Massachusetts.

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mardi 20 juillet 2021

Cesare Fracanzano (1605-1651) - Deux Lutteurs, 1637

Cesare Fracanzano (1605-1651) Deux Lutteurs, 1637 Huile sur toile, 156 x 128 cm, Museo del Prado, Madrid

Cesare Fracanzano (1605-1651)
Deux Lutteurs, 1637
Huile sur toile, 156x128 cm
Museo del Prado, Madrid


Cette œuvre appartient à une série destinée a illustrer une Histoire de Rome pour le Palais du Buen Retiro en Espagne. Dédié aux représentations des passe-temps et sports romains, le groupe comprend des athlètes, des gladiateurs, des courses de chars, des combats d'animaux, des simulations de batailles navales, etc. Le Palais du Buen Retiro ayant été conçu comme un lieu de loisirs, où il serait possible aux gouvernants d'oublier les soucis liés à la gestion de la monarchie, cette série de peintures y avait sa place en voulant probablement établir une association entre les loisirs du palais et ceux de l'Antiquité.
Dans ces œuvres, les peintres font preuve d' une connaissance particulièrement développé de la littérature Antique disponible en leur temps. et sont parfaitement renseigné sur les représentations de ses loisirs dans la Rome Antiques notamment contenues dans De arte gymnastica publié en 1573.

Cesare Fracanzano (1605-1651) était  peintre napolitain, élève de Spagnoletto. Son style pictural était inspiré de celui de Ribera, mais aussi de Tintoret, des frères Carracci et  de Guido Reni. Après de longues années de travail à Naples, en 1626, il s'installa  dans les Pouilles, ou il travailla  beaucoup pour les églises et les palais de l'aristocratie locale. Son fils Michel-Ange Fracanzano, qui était aussi peintre, mourut en France vers 1685. Son frère Francesco était également peintre.

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lundi 19 juillet 2021

Louis-Eugène Larivière (1801-1823) - Nu académique d'homme avec le bras levé


Louis-Eugène Larivière (1801-1823) Nu académique d'homme avec le bras levé. Collection privée

Louis-Eugène Larivière (1801-1823)
Nu académique d'homme avec le bras levé.
Collection privée


Louis-Eugène Larivière est un peintre français issu d'une prolifique famille d'artistes puisque il est le fils du bine nommé Charles Lepeintre (1735-1803) le beau-père du peintre Albert Maignan, et l'oncle d'Étiennette Larivière-Maignan, elle-même pastelliste et portraitiste. Il est aussi le frère du peintre Charles-Philippe Larivière connu pour ses grandes fresques historiques et ses portrats de Maréchaux au musée de l'Histoire de France à Versailles. Peintre académique s'il en fut il signe avec cette œuvre, une des pièces les plus caractéristiques de ce que les impressionnistes appelleront avec dédain l 'art pompier.
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dimanche 18 juillet 2021

Pavel Tchelitchew (1898-1957) - Lincoln Kirstein, 1937

 

Pavel Tchelitchew (1898-1957) Lincoln Kirstein, 1937 Collection privée

Pavel Tchelitchew (1898-1957)
Lincoln Kirstein, 1937
Collection privée 

Lincoln Edward Kirstein (1907-1996) était un écrivain américain, impresario, mecène, chorégraphe, danseur  et figure culturelle majeure de New York, connu notamment pour être le co-fondateur du New York City Ballet. Il a développé et soutenu cette entreprise en collectant  inlassablement des fonds et en occupant le  poste de directeur général de 1946 à 1989. Selon le New York Times, il était « expert dans de nombreux domaines », organisant des nombreuses expositions d'art de son temps et des conférences sur toute sortes de sujets culturels.  Il fut l'un des Monument Men pendant la Seconde Guerre mondiale. Lorsqu'il entra à l'Université Harvard, Kirstein commença à avoir une une vie sexuelle assez intense aussi bien avec  des hommes qu'avec des femmes. Amateur de relations sans lendemain, il eut tout de même des relations plus suivies avec le danseur Pete Martinez, l'artiste Dan Maloney et le restaurateur Alexander Jensen Yow.  Représenté en 1937 par Tchelitchew à la fois nu  avec des gants de boxes, vêtu d'un blouson "bomber" emblématique et en homme d'affaire lisant son journal allongé sur une escalier,  Kirstein est devenu depuis sa disparition une véritable icône de la scène gay new-yorkaise.

D'origine aristocratique, Pavel Tchelitchew suivit sa famille à Kiev après la révolution de 1917 avant d'émigrer en France en1923. C'est à Paris qu'il fit ses débuts de portraitiste. Au Salon d'automne de 1925, Gertrude Stein remarqua son talent et lui acheta tout le contenu de son atelier. C'est par son intermédiaire d'ailleurs qu'il fit la connaissance de René Crevel et Christian Bérard mais aussi d' Edith Sitwell, dont Tchelitchew réalisa le portrait. C'est chez Gertrude Stein aussi que Tchelitchew rencontra celui qui allait devenir son compagnon pendant de nombreuses années, le poète et écrivain américain Charles Henri Ford (1908-2002) dont il a très souvent fait le portrait. A Paris, Pavel Tchelitchew travailla ensuite pour Serge de Diaghilev en créant des décors et des costumes des Ballets russes en 1928. En 1930, Tchelitchew présenta ses oeuvres dans le cadre d'une exposition collective au Museum of Modern Art de New York, tout juste ouvert depuis un an seulement.
En 1933, il décide de s'installer avec son compagnon Charles Henri Ford à New York où il continue à travailler pour des metteurs en scène et des chorégraphes, comme George Balanchine ou A. Everett Austin (Wadsworth Atheneum de Hartford).
Tchelitchew acquit la nationalité américaine en 1952.
Un peu moins de 150 de ses peintures sont conservées au MoMA à New York.

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samedi 17 juillet 2021

Yannis Tsarouchis (1910-1989) - Sailor sitting at the table, pink background


 
 
Yannis Tsarouchis (1910-1989)
Ναύτης που κάθεται στο τραπεζάκι, φόντο ροζ
Sailor sitting at the table, pink background, 1980
Basil & Élise Goulandris Foundation, Athens
 
 
Yannis Tsarouchis (1910-1989) ( Γιάννης Τσαρούχης) était un peintre grec né au Pirée et formé à l' Ecole des Beaux-Arts d'Athènes (1929-1935). Entre 1925 et 1930, il réalise des peintures sur le motif et des décors de théâtre. En 1935 et 1936, il se rend Istanbul, en Italie à Paris où il rencontre des artistes comme Henri Matisse et Alberto Giacometti.
Il affectionnait particulièrement les portraits de sportifsmarins et militaires croisés dès son enfance dans le port du Pirée où il naquit. La peinture de marins attablés à une terrasse de café est sans doute un de ces thèmes favoris, prétexte à de multiples variations, souvent très homo-centrées.  
 
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vendredi 16 juillet 2021

Etienne Martellange (c.1569-c.1641) - Portrait de Pierre de Ferralhon



Etienne Martellange (c.1569-c.1641)
Portrait de Pierre de Ferralhon, 1572
Huile sur panneau, de bois  32,7 x 23,7 cm
Collection privée  


Originaire de Lyon, Étienne Martellange,  était un frère jésuite, architecte et peintre de renom. Il a travaillé à la construction de plusieurs collèges et églises jésuites. On lui doit aussi le dessin de nombreuses vues de villes et de monuments, qui sont couramment reproduits, souvent sans que son nom soit mentionné. Ses plans et dessins sont conservés au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France et d'autres à l’Ashmolean Museum, à Oxford. Il a peint de très rares portraits dont celui ci. 
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jeudi 15 juillet 2021

Paulin Guérin (1783-1855) - Portrait posthume de Maurice d'Elbée

Paulin Guérin (1783-1855), Portrait posthume de Maurice d'Elbée, 1827, Musée d'Art et d'Histoire de Cholet, France

Paulin Guérin (1783-1855)
Portrait posthume de Maurice d'Elbée, 1827
Musée d'Art et d'Histoire de Cholet, France

Elève puis assistant du Baron Gérard, Paulin Guerin commence réellement sa carrière à la fin du 1er Empire, lorsque Vivant Denon lui commande la décoration d'un plafond du Palais des Tuileries. Avec le retour des Bourbons, il travaille, en 1814 et 1815, à la restauration des peintures anciennes de Versailles et à la rénovation du château de Versailles.  En 1822, son  tableau Anchise et Vénus,est remarquée par Louis XVIII, ce qui lui vaut la croix de la Légion d'honneur et la possibilité de réaliser un portrait officiel du roi, Louis XVIII, roi de France et de Navarre, en 1824. Il est nommé directeur des études de dessin et de peinture à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur de Saint-Denis en 1828. Sa carrière de peintre officielle se déroulera principalement sous les deux  restaurations  et sous Louis Philippe. Sa peinture néoclassique a été décrite comme « un reflet affaibli de David et de Gérard ». Il faut tout de même lui reconnaitre un réel talent de portraitiste, le plus illustre étant celui  de Chateaubriand, longtemps faussement attribué a son homonyme à Pierre-Narcisse Guérin.

Maurice Joseph Louis Gigost d'Elbée (1752 -1794) est un militaire français. Chef royaliste pendant la guerre de Vendée, il devient  généralissime de l'Armée catholique et royale  des brigands de Vendée de juillet à octobre 1793, succédant à Jacques Cathelineau.  Dans cette guerre civile impitoyable que connut la France révolutionnaire, d 'Elbée, gagna quelques batailles (Vezins, Beaupréeau, Thouars) et en perdit beaucoup d'autres (Fontenay-le-Comte, Nantes, Luçon et Cholet). Grièvement blessé à la bataille de Cholet, d'Elbée est capturé. Le 14 Nivôse (Janvier) An II, il passe en Conseil de guerre.  Suite à son interrogatoire par le citoyen Fachot, officier d'état-major et capitaine du génie, il est fusillé en compagnie de Pierre Duhoux d'Hauterive, Pierre Prosper Gouffier de Boisy et Jean-Conrad Wieland, l'ancien commandant républicain de Noirmoutier, accusé de trahison, que les officiers royalistes tentèrent en vain d'innocenter au dernier moment.
Le corps de d'Elbée est enterré dans les douves du château de Noirmoutier. Malgré des recherches faites sous la Restauration en 1822, ses ossements ne purent être identifiés. L'épouse de d'Elbée, Marguerite-Charlotte Duhoux d'Hauterive, fut quant à elle, fusillée le 29 Nivôse en compagnie de Victoire Élisabeth Mourain de L'Herbaudière.
Le fils de Maurice d'Elbée,  Louis-Joseph Maurice d’Elbée a servi dans les armées de Napoléon 1er et a participé notamment à la bataille de Leipzig et à la bataille de Hanau, où il fa été blessé et fait prisonnier.  La famille d'Elbée, actuellement subsistante, conserve le souvenir du général d'Elbée mais ne lui est pas apparentée.

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mercredi 14 juillet 2021

Antoine Sergent (1751-1847) - Portrait du Général Marceau


Antoine Sergent (1751-1847), Portrait du Général Marceau, Archives départementales d'Eure-et-Loir

Antoine Sergent (1751-1847)
Portrait du Général Marceau
Archives départementales d'Eure-et-Loir, Chartres


Le graveur Antoine Sergent qui a réalisé ce portrait avait épousé la sœur aînée du jeune général Marceau, graveuse elle-même ; il consacra toute sa carrière à à la gloire posthume du jeune héros.
François Séverin Marceau-Desgraviers quant à lui est né à Chartres le 1er mars 1769.
Dès l' âge de 16 ans il s'engage dans un régiment d’infanterie et assiste en 1789, à Paris, aux débuts de la Révolution. En 1792, on le retrouve officier du bataillon des volontaires d’Eure-et-Loir.  En 1793, la terrible guerre de Vendée lui vaut une série de promotions, rapides et exceptionnelles comme ellelétait a cette époque et dans un tel contexte ; c'est ainsi que de simple capitaine le 1er mai, il devient général de brigade le 16 octobre, puis général de division le 10 novembre, et enfin général en chef par intérim de l’armée de l’Ouest le 5 décembre 1793. Alors qu'il n'a même pas 25 ans, il remporte deux victoires décisives au Mans, puis à Savenay. Nommé en piste dans  l’armée des Ardennes, future armée de Sambre-et-Meuse, il participe aux principales batailles de la campagne de 1794, dont la victoire de Fleurus (26 juin) et reçoit le 23 octobre la reddition de Coblence, qui permet la jonction avec l’armée de Rhin-et-Moselle. Chargé de garder les passages du Rhin, il est mortellement blessé près d’Altenkirch en septembre 1796, alors qu’il protégeait la retraite des troupes françaises et décède à l'âge de 28 ans. Le général en chef autrichien, l’archiduc Charles, frère cadet de l’empereur François II et neveu de la reine Marie-Antoinette, décide de rendre les honneurs militaires à ce général révolutionnaire et de restituer sa dépouille aux Français. Marceau est inhumé le 24 septembre à Coblence. Général révolutionnaire issu de la petite-bourgeoisie, mort jeune, au combat, Marceau est pleuré de l’armée et honoré par ses ennemis, laissant l’image, peut-être un peu idéalisée, du héros de la génération juvénile et brave de 1793.

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mardi 13 juillet 2021

Sculpture antique - Stèle funéraire de Sosias et Kephisodoros, Grèce (Attique) 410 av. JC.

Sculpture antique Stèle funéraire de Sosias et Kephisodoros, Grèce (Attique), 410 av JC.


Sculpture antique
Stèle funéraire de Sosias et Kephisodoros, Grèce (Attique),  410 av JC. 


Dans l’Antiquité grecque, la fonction d'une stèle funéraire est avant tout une fonction signalétique. La stèle indique l’emplacement de la tombe, où l'on peut faire des offrandes à un défunt, précis. La stèle funéraire  rappelle  ainsi le nom du dédint mais aussi son image de façon à entretenir son souvenir.
Hautes et étroites à l’époque archaïque, au VIe siècle av. J.-C., elles étaient couronnées d’une figure protectrice de sphinge, remplacée à la fin du siècle par une palmette décorative. Le défunt était représenté debout, de profil, en relief ou simplement gravé et peint. Cette forme perdure jusqu’au milieu du Ve siècle, avant que la plupart des stèles, ne deviennent  plus larges, quadrangulaires, et prennent la forme d’un petit temple (naïskos), encadré de pilastres, surmonté d’un fronton. L’élargissement du champ permettait de représenter souvent le défunt assis.
Cette évolution se poursuit au IVe siècle av. J.-C. avec des stèles dont la largeur permet d’accueillir, comme c'est le cas ci-dessus,  des groupes familiaux sculptés.  Dans ce cas,  il n'est pas rare qu'une poignée de main  et une regard appuyé (droit dans les yeux) unissent le défunt avec un des membres de sa famille encore vivant, signifiant ainsi l’adieu mais aussi du lien qui persiste au-delà de la mort. L’expression de la douleur reste très discrète et le défunt est toujours représenté vivant., le plus vivants possible un pue comme dans les Fayoums de l'Egypte antique.  Les stèles funéraires antiques grecques sont des œuvres très particulières qui apparaissent comme des bornes (horos) entre  deux mondes le passé et le présent.

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lundi 12 juillet 2021

Johann Eleazar Schenau (1737-1806) Etude académique d'une homme nu assis sur un bas relief


Johann Eleazar Schenau (1737-1806) Etude académique d'une homme nu assis sur un bas relief antique, 1797 Craie noire rehaussée de craie blanche sur papier bis Collection privée


Johann Eleazar Schenau (1737-1806)
Etude académique d'une homme nu assis sur un bas relief antique, 1797
Craie noire rehaussée de craie blanche sur papier bis
Collection privée


Johann Eleazar Zeissig dit Scheneau ou Schönau, est un peintre allemand qui fut l'un des fondateurs de l'École allemande de peinture. Grâce au peintre français Louis de Silvestre, directeur de l'Académie de Dresde où Schenau fut élève, le jeune Johann put aller à Paris, où il fut accueilli et formé par son compatriote le graveur Johann Georg Wille (1715-1808). En 1770, Schenau fut appelé par l'électeur de Saxe pour diriger l'Académie de Dresde.Il fut, entre autres, interprété par les graveurs Louis Michel Halbou et Heinrich Guttenberg, ses contemporains. Le MET museum de New York possède huits de ses dessins et quelques gravures, dont un portrait de Madame de Pompadour qui, bien que plutôt portée sur le goût français  appréciait beaucoup ce peintre allemand. 

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dimanche 11 juillet 2021

Portrait de chasseur-cueilleur du néolithique avec casque et arc - Site de Séfar, ca.-10.000 ans


Portrait de chasseur cueilleur du néolithique avec casque et arc, Peinture rupestre du site de Séfar, ca.-10.000 ans, Parc culturel du Tassili n'Ajjer, Algérie


Portrait de chasseur cueilleur du néolithique avec casque et arc
Peinture rupestre du site de Séfar, ca.-10.000 ans
Parc culturel du Tassili n'Ajjer, Algérie

La cité de Séfar, dans le Tassili n’Ajjer est située à 2400 km au Sud de la capitale Alger. Séfar est la plus grande cité troglodyte au monde (inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982) et le Tassili, leplus grand musée a ciel ouvert au monde (138 000 km2), au même titre que les fresques des aborigènes d'Australie ou des Khoïsan de Namibie, abritant des centaines de milliers de gravures, dessins et peintures rupestres, parmi lesquelles les plus célèbres ont été popularisées sous les noms de «Grands Dieux» et «Martiens» (cf. ci dessus)
La datation de ces figures datent d’au moins 10 000 ans  rappelant que le Sahara était à cette époque une région fertile  Nombreux sont les dessins représentant des troupeaux de bovins menés par des bergers. Il y a plusieurs milliers d'années vivaient ici des hommes qui ont laissé la trace de leurs préoccupations quotidiennes ; on trouve en effet des scènes de chasse, de danse et de prière, ainsi que de nombreux restes de poteries ou de pierres taillées. À la suite des travaux controversés menés par Henri Lhôte (accusé  par les autorités algériennes d'avoir pillé le site et dégradé les peintures rupestres), des théories, popularisées par la presse et reprises par l'auteur sensationnaliste Erich von Däniken, circulent sur certaines peintures qui représenteraient des créatures portant un casque sur la tête suggérant des "martiens". La majorité du milieu scientifique y voit en fait des costumes et masques rituels.
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samedi 10 juillet 2021

Cornelis de Zeeuw (actif entre 1540 et 1570) - Portrait d'un jeune homme, 1565

Cornelis de Zeeuw (actif entre 1540 et 1570) Portrait d'un jeune homme, 1565 Huile sur panneau de bois, 25.6 x 21.2 cm Bristol City Museum Art Gallery

Cornelis de Zeeuw (actif entre 1540 et 1570)
Portrait d'un jeune homme, 1565
Huile sur panneau de bois, 25.6 x 21.2 cm
Bristol City Museum Art Gallery 

Ce portrait  est celui d'un jeune homme âgé de 19 ans selon l'inscription portée à droite de la composition (Aetatis 19) Le jeune homme anonyme mais sans doute anglais et appartenant à une riche famille aristocratique,  porte un chapeau béret en velours noir et un pourpoint de même tissu et colori, fermé par des boutons d'argent  et orné d'un col en dentelle ouvragée.

Cornelis de Zeeuw  était un peintre flamand anversois, squi a surtout travaillé  en Angleterre. De Zeeuw est probablement né à Anvers où son nom apparaît dans le Liggeren anversois comme « Cornelis Jacops de Zeeu » en 1558. Le nom Zeeu ou Seeu apparaît plus souvent dans le Liggeren, et un « Cornelis de Zeeu » a également été mentionné dans le Liggeren pour l'année 1486, il est donc probablement issu d'une famille d'artistes membres de la Guilde anversoise de Saint-Luc.  Pendant des années, il a été considéré comme le peintre du portrait de la famille Moucheron, qui est daté de 1563, mais un portrait anglais daté de 1565 a conduit les historiens à penser qu'il avait précisément emménagé en Angleterre cette année-là. Sa biographie n'est pas très bien documentée et malgré le chef d'œurve qui a donné avec ce portrait ci- dessus, on connait encore mal ce peintre.

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vendredi 9 juillet 2021

Edvard Munch (1863-1944) - Selvportrett fra klinikken


Edvard Munch (1863-1944) Selvportrett fra klinikken, 1909 (Autoportrait à la clinique, 1909, Munch Museum

Edvard Munch (1863-1944)
Selvportrett fra klinikken, 1909
(Autoportrait à la clinique, 1909
Munch Museum 


En 1908, après sa rupture avec Eva Mudocci, une violoniste anglaise, modèle du peintre Matisse, il se rend à Copenhague, mais il est désormais constamment alcoolisé. Souffrant de dépression nerveuse et d'hallucinations, il se laisse interner dans la clinique privée du docteur Jacobson. Il subit une électrothérapie énergique, avec des bains d'eau salée, d'acide carbonique et de lait. Il séjourne de plus en plus paisiblement pendant plus de six mois à Copenhague, retrouvant des activités apaisantes ; une photographie le montre en train de tricoter dans le jardin et sa chambre privée se transforme en atelier d'artistes. Il fait le portrait de son médecin, expérimente les techniques photographiques, tient ses carnets de créateur et rédige à nouveau son journal intime. Fin 1908, il est promu chevalier de l'ordre de Saint-Olaf, alors que se prépare une grande exposition d'une centaine de ses toiles à Kristiana. En 1909, la Nasjonalgalleriet qui a coorganisé l'exposition lui achète cinq œuvres majeures. Cet autoportrait date sans soute d'un des séjours de Munch dans la clinique du docteur Jacobson.

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jeudi 8 juillet 2021

Paris Bordone (1500-1571) - Tête d'Homme Barbu, Yeux Clos, ca. 1533

Paris Bordone (1500-1571) Tête d'Homme Barbu, Yeux Clos, ca. 1533 Morgan Library and Museum
 
 
Paris Bordone (1500-1571)
Tête d'Homme Barbu, Yeux Clos, ca. 1533
Morgan Library and Museum


Bordone est né à Trévise  et il entra dans l'atelier du Titien probablement de 1508 à 1518. Vasari, à qui on doit presque tout ce qu'on sait de lui, affirme qu'il n'a pas passé beaucoup d'années avec le Titien, et qu'il s'est efforcé d'imiter la manière de Giorgione. On dit qu'il excita la jalousie de son maître par son talent et que ce denier ne souhaita trop longtemps qu'il lui fasse de l'ombre ! Bordone se fixa alors à Venise, mais fut appelé en France en 1528 par François Ier, qui lui commanda son portrait. Devant le succès du portrait, il reçut commande de  plusieurs dames de la cour de François 1er et revint en Italie comblé de richesses.
À son retour, vers 1540 il se consacra à l'art du retable. 

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mercredi 7 juillet 2021

Michael Sweerts (1618-1664) - Clothing the naked


Michael Sweerts (1618-1664) Homme invité à se sécher Collection privée

Michael Sweerts (1618-1664)
Clothing the Naked
(Habiller ceux qui sont nus), ca.1661
Huile sur toile (81, 9, 114, 3cm )
The MET museum
 

A propos de ce tableau la notice du MET Museum précise :
 "Habiller ceux qui sont nus, est l'un des sept actes de miséricorde traditionnellement demandés aux fidèles du catholicisme. Sweerts, artiste catholique des Pays-Bas espagnols, réduit ce thème charitable à une confrontation tendue entre deux individus, l'un richement vêtu, l'autre nu et apparemment méfiant des vêtements qui lui sont offerts. Il a peint cette image, très probablement pour un mécène catholique, alors qu'il vivait à Amsterdam , se livrant à des  jeûne réguliers et à d'autres actes de dévotion. Il est à ce point croyant, qu'en 1662, il  rejoint un groupe de missionnaires catholiques en partance pour  la Perse. Son comportement erratique lui vaudra plus tard d'être renvoyé du groupe..."

Michael Sweerts (1618 -1664), est un peintre et graveur flamand de l'époque baroque, connu pour ses peintures allégoriques et scènes de genre, ses portraits et ses tronies. L'artiste menait une vie itinérante et a travaillé à Rome, à Bruxelles, à Amsterdam, en Perse et en Inde où il a terminé sa vie à Goa.
Pendant son séjour à Rome, Sweerts s'est lié au groupe de peintres néerlandais et flamands qui peignaient de scènes de la vie quotidienne (voir son Combat des Lutteurs déjà publié dans ce blog ou ses Hommes se baignant)...  Il peignait aussi des scènes de tavernes c et des scènes un peu lestes  sous le pseudonyme de Bamboccianti. Les contributions de Sweerts au genre Bamboccianti font preuve d'une plus grande maîtrise stylistique et d'une plus grande sensibilité que les autres artistes qui ont pu travailler sur ces sujets. Bien qu'il ait connu un grand succès de son vivant, Michael Sweerts et son œuvre sont tombés dans l'oubli jusqu'à ce qu'il soit redécouvert au XXe siècle et présenté comme l'un des artistes les plus intrigants et les plus énigmatiques de son époque... ce qu'il est à n'en pas douter. Ses portraits ont été comparés à ceux de Vermeer par la délicatesse de leurs tons.



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mardi 6 juillet 2021

Frank Jay Haynes (1853 -1921) - Little Moon. Crow, 1883

Frank Jay Haynes (1853 -1921) Little Moon. Crow Photo, 1883 Montana Historical Society #mosesonthemesa

 

Frank Jay Haynes (1853 -1921)
Little Moon. Crow
Photo, 1883
Montana Historical Society
#mosesonthemesa

Les Crows, (Les Corbeaux) étaient également connus sour les noms de Absaroka ou Absáalooke. Les Crows sont une tribu amérindienne qui vivait historiquement dans la vallée de la rivière Yellowstone, et qui ont été déportés par le gouvernement des États-Unis dans une réserve au sud de Billings (Montana). Le centre politique des Crows est situé à Crow Agency (Montana). La tribu accueille tous les ans un grand rassemblement mêlant pow-wow, rodéo et parade ; c'est la Crow Fair qui se tient chaque année à Crow Agency en août.
L'habillement des Crows dépendait du sexe. Les femmes s'habillaient simplement, car elles passaient la majeure partie du temps à proximité du tipi. Elles portaient des robes faites de peaux de mouton ou de cerf, ornées de dents d'élan. Elles mettaient des jambières et des mocassins. Les femmes crows portaient les cheveux courts, contrairement aux hommes. Les hommes portaient la chemise, des jambières tenues par une ceinture, une robe, et des mocassins. Leurs cheveux étaient longs, et parfois mis en valeur par des accessoires...

Frank Jay Haynes (1853 -1921), plus connu sous le nom de F. Jay ou "le professeur" pour presque tous ceux qui le fréquentèren , était un photographe professionnel, éditeur et entrepreneur du Minnesota qui a joué un rôle majeur dans la documentation  des Etats unis du XIXe siècle et de la diversité de ses " peuples premiers " à travers des photographies prise de la période de la Conquête du Grand Nord-Ouest. Photographe officiel de la compagnie ferroviaire  Northern Pacific Railway et du parc national de Yellowstone, pour la classification  des premières concessions de transport dans le parc,  il a publié ses photographies dans une série d' articles, de revues, de livres  avant qu'elles ne deveinnent des outils de référence et soient  transformées en stéréogrammes et  en cartes postales dès  la fin du 19 siècle.


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lundi 5 juillet 2021

Adolphe Yvon (1817-1893) - Etude d'homme pour une bataille


Adolphe Yvon (1817-1893) Tableau  d'étude d'homme pour une bataille Huile sur toile, 100  x 60 cm Collection privée


Adolphe Yvon (1817-1893)
Tableau  d'étude d'homme pour une bataille
Huile sur toile, 100  x 60 cm
Collection privée


Le peintre français Frédéric-Adolphe Yvon est principalement connu pour ses tableaux de batailles - "le plus noble des genres picturaux " à son époque, après les sujets religieux - dont il se fit une spécialité, En 1835, il épousa Henriette Edmée Vernet (1812-1855), devenant ainsi le gendre du peintre Horace Vernet. En 1837, Adolphe Yvon est fonctionnaire à Dreux dans les Eaux et Forêts, mais cette carrière ne l'intéresse pas et, fin 1838, il entre dans l'atelier du peintre Paul Delaroche — son beau-frère par leurs mariages avec les sœurs Vernet — auprès duquel il apprend l'art du portrait et des fresques historiques. Il expose au Salon à partir de 1841. Il y obtient une médaille de 1re classe en 1848, puis une médaille d'honneur en 1857. L'histoire, qu'elle soit profane ou religieuse, lui offre d'ailleurs le sujet de ses premiers tableaux La Bataille de Koulikovo, exposé au Salon de 18493 et acquise en 1857 par le tsar Alexandre II. En 1881, Adolphe Yvon est nommé professeur de dessin d'imitation à l'École Polytechnique. La pédagogie d’Yvon va alors reposer sur le retour à un dessin simple, sur l'étude d'après nature. Instituant le dessin d'après la bosse aux concours d'admission — épreuve qui, appelée influence dans les établissements, demeurera jusqu'à la décennie 1960 — et privilégiant l'art sur la géométrie. Yvon voulut donner aux élèves les notions d'anatomie humaine qu'il jugeait indispensables. Pour leur en montrer l'utilité, il les groupait autour de lui et, sur un carton qu'on dressait dans un coin de la salle, il traçait à grands traits, en quelques minutes, une esquisse d'après le modèle en accompagnant chaque coup de crayon d'une explication relative aux proportions du corps humain ainsi qu'aux divers angles déterminés par les mouvements. Le tableau ci-dessus fait partie de ces études anatomiques  de bataille.  Il crut aussi utile de leur donner quelques notions de l'anatomie du cheval. Dans cette intention, il composa pour eux de grands tableaux d'études. Le but qu'il se proposait d'atteindre était de leur apprendre, par un petit nombre d'exercices préliminaires, à exécuter rapidement des croquis d'après nature. « Il faut les instruire en les amusant », se plaisait-il à répéter aux maîtres sous ses ordres. 

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dimanche 4 juillet 2021

Johann-Justin Preissler (1698-1771) - Académie d’homme allongé

Johann-Justin Preissler (1698-1771) Académie d’homme allongé Pierre noire et craie blanche sur papier bleu, 45 x 62 cm. Collection privée

Johann-Justin Preissler (1698-1771)
Académie d’homme allongé
Pierre noire et craie blanche sur papier bleu, 45 x 62 cm.
Collection privée

Peintre et dessinateur allemand, Preissler est né et mort à Nuremberg. Selon le RKD, il était le fils et l'élève de Johann Daniel Preissler et le frère de Georg Martin et Johan Martin. Comme son père avant lui, il avait  fait son grand tour lorsqu'il était encore  jeune et notamment à Venise, Florence Rome Naples. En 1742, il devint directeur de l'Académie de Nuremberg (fondée par son père) et en 1752 directeur de l'Académie de dessin. Ses copies des plafonds de Rubens et Van Dyck dans la Carolus Borromeuskerk ont été publiés par son frère Georg Martin en 1735. Ils constituent un enregistrement historique de ces peintures, car la foudre a frappé l'église en 1718 et a provoqué un incendie qui a provoqué l'effondrement du toit. Le musée Teylers de Haarlem possède un exemplaire de ce livre ainsi que d'autres œuvres de Preissler.

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samedi 3 juillet 2021

Marco Zoppo (1433-1478) - Il Cristo morto sorretto dai santi

Marco Zoppo (1433-1478) Il Cristo morto sorretto dai santi Huile sur panneau de bois, 25, 4x 21 cm National Gallery, London



Marco Zoppo (1433-1478)
Il Cristo morto sorretto dai santi
Huile sur panneau de bois, 25, 4x 21 cm
National Gallery, London

Marco Zoppo est un peintre  rattaché à  l'Ecole bolognaise qui commence son apprentissage avec Lippo Dalmasio puis avec celui qui l'a adopté, Francesco Squarcione, chez qui il est apprenti jusqu'en 1455. Il signe ainsi certains tableaux en tant que Zoppo di Squarcione.  Entre 1455 et 1473, il est à Venise puis il exécute quelques travaux à Bologne, dont un triptyque au Collegio di Spagna. Contemporain et ami de Andrea Mantegna, il peint plusieurs Vierge à l'Enfant avec saints à Bologne. Francesco Francia a été un de ses élèves. Il meurt à Venise où il était parti travailler avec Squarcione.`

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