Osmar Schindler (1867-1927)
Etude d'un homme nu, 1900
Pastel sur papier teinté en rose
Collection privée.
Collection virtuelle sur le thème du portrait masculin en peinture, dessin, sculpture et photographie. Chaque portrait est analysé et commenté en français et, quelquefois, détaillé dans un podcast. Biographie de peintres, sculpteurs, photographes et artistes. Portraits historiques, autoportraits, Nus académiques, portraits officiels, Histoire de la mode, Histoire du costume, Histoire de l'art.
vendredi 22 mai 2026
LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 192 - OSMAR SCHINDLER
vendredi 15 mai 2026
LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 191 - Matisse et son unique odalisque nue
https://www.youtube.com/watch?v=cbpIK69wmEQ
vendredi 8 mai 2026
LES TABLEAUX QUI PARLENT N°190 - El Greco devant Troie
Domínikos Theotokópoulos dit El Greco (1541-1614)
Laocoon, 1610/14
Huile sur toile, 142cm x 193cm
National Gallery of art Washington
lundi 4 mai 2026
SCULPTURE ANTIQUE - PAN EST PARTOUT
Le satyre della Valle (vers l'an 30 avant l'ère chrétienne)
Haut-relief du dieu Pan, connu aussi sous de nom de Télamon,
Théâtre de Pompée, Champ de Mars,Rome,
samedi 25 avril 2026
LES TABLEAUX QUI PARLENT N°188 - Maxime d'Astugue et l'éloge du fessier
Maxime Dastugue (1851-1909)
Etude de nu de dos
Huile sur toile, 77 x 60 cm
Yale University Art Gallery.
vendredi 20 février 2026
vendredi 9 janvier 2026
samedi 22 novembre 2025
vendredi 7 novembre 2025
samedi 1 novembre 2025
dimanche 27 juillet 2025
LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 150 - Picasso et les censeurs
Pablo Picasso (1881-1973)
Les adolescents 1906
Huile sur toile 157 x 117cm
Musée de l’Orangerie, Paris
Picasso, dans ses périodes bleues et roses a beaucoup peint les enfants, de façon “sentimentale” selon sa propre expression, faisant référence au fait qu'il s'agissait souvent de ses propres enfants et en particulier de son fils Paulo.
Ce n'est pas le cas de cette oeuvre réalisée quinze ans exactement avant qu'il n'ait son premier enfant avec Olga, Paulo, justement en 1921.
Nous sommes donc très éloignés ici de toute idée de paternité.
L’idée dans cette oeuvre, qui appartient à la période dite rose du peintre, est de se livrer à une représentation archétypale, hors du temps, de la jeunesse en générale et plus précisément de ce moment fragile et trouble qui sépare l’enfance de la jeunesse et que l'on appelle l'adolescence.
C’est du voyage que Picasso fit en 1906 avec sa compagne et modèle d’alors Fernande Olivier, à Gosol dans les Pyrénées catalanes, que naît cette monochromie à la tonalité ocre rouge-rose, caractéristique de "la période rose".
La rencontre avec Fernande Olivier va tirer le peintre d’un longue période dépressive. En venant vivre avec Picasso au Bateau Lavoir, Fernande allait réveiller son inspiration. Picasso, alors âgé de 25 ans, s’intéresse à cette époque au « primitivisme ». C'est un mouvement pictural apparu dans la Russie encore tsariste, chez les peintres des groupe dits du "Valet de Carreau" privilégiant les formes naïves et primitives de l’art issu de l'imagerie populaire et de la culture paysanne.
Les deux principaux fondateurs de ces mouvements, Michael Larionov et Natalia Goncharova avaient inventé ce mouvement en réaction contre l'influence de la peinture française alors prépondérante. Le jeune Picasso va donc puiser chez ces peintres russes la réaction qu’il entend lui-même porter contre la peinture postimpressionniste.
Ces deux silhouettes adolescentes aux contours presque maladroits et aux modelés rapides, esquissés sur ce fond monochrome, illustrent ce primitivisme dont Picasso se fait désormais le chantre dans une période très précise entre 1904 et 1906. Vaguement présentés comme les membres d’une fratrie, les deux modèles offrent un caractère sculptural et antiquisant, dénué de toute sophistication ou de tout réalisme excessif mais accentués par des poses soigneusement choisies pour évoquer à la fois l’antiquité grecque et les civilisations méditerranéennes.
A cette époque Picasso n'a pas encore découvert l'Afrique et son art.
Pour connaitre la suite, écoutez le podcast....
mercredi 23 juillet 2025
LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 149 - Arno Breker, sculpture, politique et propagande
Arno Breker (1900-1991)
« Le Guerrier blessé », 1938, bronze
147 x 125 x 118 cm.
Jardin du musée Arno Breker, Dusserldorf
« Le Guerrier blessé » est une œuvre troublante. Sculpté par un des artistes le plus controversé du 20e siècle qu’il a traversé au plus fort de son tumulte. Sa période la plus sulfureuse étant celle de sa collaboration avec le régime National socialiste du 3eme Reich dont il a toujours clamé ne pas épouser les idées racistes mais dont il a tout de même dit je cite, « accepter le principe par opportunisme et mégalomanie ».
Cocteau qui ne manquait jamais un bon mot sur ces contemporains aurait dit de lui : « Breker était peut être le premier des génie en sculpture mais c’était à coup sûr le premier des idiots en politique «
Ayant été proclamé en 1937 artiste officiel d’Adolf Hitler, il fut dénazifié après guerre au motif qu’il n’avait jamais été membre du Parti Nazi et qu’il avait sauvé plus d’un condamné par le régime. Pas de quoi devenir un « Juste » et d’autant
qu’il refusa toujours d'exprimer le moindre regret ou la moindre excuse pour avoir servi par son art la propagande Nazi, estimant que les artistes n'avaient rien à voir avec la politique.
Il reste vrai cependant que pendant la guerre, sa position d’artiste officiel du régime, lui a permis d’intervenir plusieurs fois en faveur de nombreux artistes que les nazis poursuivaient, soit parce qu’ils étaient juifs, soit pour leur homosexualité, soit pour de simples raisons d’opposition à leur politique, comme les membres des partis communistes européens, par exemple. Ainsi à Paris, Arno Breker protégea réellement Pablo Picasso, qui était alors communiste et lui évita des confrontations - on va dire pénibles pour de pas dire fatales - avec la Gestapo de la Rue Lauriston.
Pour connaitre la suite, visionner le podcast.
samedi 12 juillet 2025
LES TABLEAUX QUI PARLENT n° 148 - Daniel Boone et " le lavage du sang blanc"...
Jared French (1905-1988)
'Washing the White Blood from Daniel Boone
Lavez le sang blanc de Daniel Boone, 1950
Tempera à l’oeuf sur masonite, 51 x 77, 5 cm
The Cleveland Museum of Art
Daniel Boone (1734- 1820), ne pas confondre avec Dany Boone,
Daniel Boone, au centre de ce tableau, fut un explorateur américain, le pionnier de la colonisation de l'Amérique du Nord, l'un des héros les plus populaires des Etats Unis pour l'exploration et la colonisation de ce qui est aujourd’hui le Kentucky, qui se trouvait alors au-delà des limites occidentales des treize colonies britanniques.
Cette région appartenait légalement à la France sous le nom de « Nouvelle-France » avant que les « droits » n’en soient abandonnés à la Couronne britannique par la cession de la Grande Louisiane au Traité de Paris de 1763.
C’est un traité passé entre la France, l’Espagne, le Portugal et la Grande Bretagne qui met fin à la guerre de 7 ans que Winston Churchill qualifiera de Première Guerre mondiale, et comme assez souvent dans ces analyses historiques il avait raison d’ailleurs.
Par ce traité la France donc perdait définitivement son statut de plus grande puissance mondiale,( eh oui ça ne date pas d’aujourd’hui ) au profit de la Grande-Bretagne qui le conservera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Les historiens estiment que la situation nouvelle ainsi créée, jettera les fondations des révolutions américaine puis française.
Et précisément Daniel Boone fait partie des tous premiers héros de la jeune nation américaine naissante. Boone de lança dès lors dans l’exploration de nouveaux territoires, encore propriété des amérindiens et y créa de nouvelles routes vers l'ouest…
Pur connaitre la suite écoutez le podcast...
samedi 5 juillet 2025
LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 147- Le Mercure de Hans Baldung et ses plumes
LES TABLEAUX QUI PARLENT
Une série de podcasts par Francis Rousseau
Hans Baldung Grien (1485-1545)
Merkurius, 1530
Huile sur panneau de bois, 1m 94 sur 64cm
National Museum de Stockholm
C’est tout de même fascinant cette façon qu’ont les notices explicatives des musées de ne pas traiter du sujet qui saute aux yeux.
Ainsi concernant cette oeuvre, la description du musée où il se trouve dit :
« Le messager Mercure, l'un des dieux de l'Olympe, porte un bâton de héraut, un casque ailé et des sandales. Ce tableau ornait probablement le boîtier d'une horloge astronomique, Mercure symbolisant l'un des sept corps célestes de la cosmologie antique, censés influencer le caractère humain. Le lion contemplant son reflet pourrait représenter le tempérament colérique, et peut-être aussi le signe astrologique des Gémeaux. Les proportions allongées sont typiques de la peinture maniériste du XVIe siècle.
Bon… mais Pas un mot par contre de la seule chose qui saute aux yeux et intrigue le spectateur : le plumage multicolore d’oiseau de paradis ou le perroquet qui remplace la zigounette de ce Mercure et la libellule qui ne lui lâche pas la hanche.
C’est pourtant suffisamment intriguant pour que l’on s’y penche un peu (enfin pas trop non plus tout de même)
Ne reculant devant aucun sacrifice « Les Tableaux qui Parlent » le font donc, puisque apparement il n’y a personne au Musée pour s’en occuper !
Pour en savoir plus écoutez le podcast....
samedi 28 juin 2025
dimanche 11 mai 2025
LES TABLEAUX QUI PARLENT N°141- Le peuple libre des Noubas
George Rodger (1908- 1995)
Noubas, vers 1950
Agence Magnum
Le peuple Nouba fait partie d’une tribu africaine qui vivent dans les monts Nouba au Soudan. Leur nombre, 2003, est d'environ 2 millions de personnes, mais les estimations varient beaucoup, car les massacres silencieux et exactions de toutes sortes continue toujours aujourd’hui à être perpétré sur cette légendaire tribu
Au début des années 1990, lorsque la seconde guerre civile soudanaise s'étend aux monts Nouba, la population subit une islamisation forcées avec notamment l'imposition de la charia. Le gouvernement d'Omar el-Bechir utilise alors les populations arabes de la zone comme supplétifs contre les Noubas, reconduisant ainsi une histoire génocidaire très ancienne qui remonte aux origines de la traite négrière orientale, amplifiée au moment de l’apparition d’lslam dans le monde arabe, au 7e siècle.
La traite orientale négrière est beaucoup moins encore connue que l'occidentale, bine qu’elle fut tout aussi importante, sinon plus.
Pour certains le manque de statistiques fiables ou de recensement en Afrique au Moyen Âge, en serait responsable et surtout la susceptibilité bien contemporaine celle là de certains États musulmans pour les représentants desquels le simple fait d'évoquer le passé négrier de leurs pays revient à vouloir banaliser ou minimiser la traite transatlantique aux archives très fournies. En matière de honte esclavagiste, l’Orient et l’Occident continuent de se renvoyer aujourd’hui encore, la balle.
Concernant la concomitance de l’accélération de la traite négriere orientale et l’apparition de l’iIslam, Il faut savoir et comprendre que dans l'Islam, l’esclavage est je cite une « institution inscrite dans l'ordre du monde et des réalités humaines telles que voulues et créées par Dieu ».
Le prophète Mahomet lui-même a eu plusieurs esclaves et le Coran légitime parfaitement cette pratique, par exemple, dans les versets 5-6 de la sourate 23, ou encore au verset 24 de la sourate 4, qui autorise le fait d’avoir les relations sexuelles avec ses esclaves, même si elles ou ils sont mariées.
Il faut se souvenir qu’en référence à la malédiction de Canaan, consécutives à l’ivresse de Noé (consulter notre podcast n° 61 sur je sujet), les noirs censés descendre de Cham selon la « Table des peuples », étaient réputés voués à être asservis par les descendants de Sem et de Japhet.
Cette dévalorisation biblique servit ni plus ni oins qu’à légitimer la traite négrière dont les sociétés islamiques avaient besoin.
Selon l’historien et homme d’Etats Ibn Khaldoun, (1332-1406) : « Les nations nègres sont en règle générale dociles à l'esclavage, parce qu'ils ont des attributs tout à fait voisins à ceux d'animaux stupides »
dimanche 4 mai 2025
LES TABLEAUX QUI PARLENT N° 140 - Œdipe, son complexe, son sphinx et son petit doigt
Oedipe explique l’énigme the Sphinx (version de 1827).
Musée du Louvre.
Ce doigt tendu vers le Sphinx genre doigt d’honneur. Non mais je rêve ou quoi? Oedipe lui fait un doigt d’honneur ? Au Sphinx.
Il est gonflé cet Oedipe. Cela serait il possible ?
Eh bien oui, on ne rêve pas, on pourrait le croire en tout cas. Même si il y a peu de chances que Jean Auguste Dominique Ingres ai t voulu donné cette signification à ce geste, les codes gestuelles - qui évoluent sans cesse - n’étant plus tout a fait les mêmes depuis le début du 19e. Ne pratiquons pas l’anachronisme gestuelles…. ouh non surtout pas !
Même si en donnant au Sphinx la bonne réponse à la fameuse énigme qui ouvre le passage vers la ville de Thèbes, et que je ne vous ferai pas l’injure de vous la rappeler… c’est sans conteste une sorte de doigt d’honneur intellectuel qu’Oedipe fait au Sphinx.
Contentons nous de constater ce doigt d’honneur au Sphinx que nous interprèterons, en se rapportant à sa signification à l’époque ou il fut peint, c’est un doigt tendu entre autorité et manque d’assurance au moment de la réponse…du style « mais est ce que ce ne serait pas… par hasard » . A défaut o n peut aussi le ranger dans la catégorie chaffouine des chatouilles sous le menton pour ne pas dire entre les deux tétons, une signification intemporelle ! .
En réalité bien entendu, c’est une posture qui cherche l’approbation de son interlocuteur.
Sauf que là, si Oedipe ne répond pas, ben il n’aura pas de seconde chance et la créature à la poitrine en obus de grossen Bertha, aux ailes d’aigle et aux griffes de lions le déchiquètera comme un vulgaire…. machin à trois balles.
En témoigne le pied coupé du pauvre bougre qui git dans le charnier au bas de la toile à gauche et l’air effrayé du compagnon d’Oedipe qui n’ose même pas s’approcher et file doux dans le lointain
(ah bon alors il avait un compagnon oedipe?…)
Ce geste du doigt reproduit sur plusieurs représentations mme anciennes d’œdipe et du Sphinx peut aussi signifier « J’ai trouvé » montrant ainsi son cheminement laborieux vers la connaissance.
Qu ‘elle que soit sa signification exacte en réalité, le geste est indissociable de la posture antique un rien précieuse issu de la tragédie grecque et de Sophocle qui le premier mis en en scène la tragédie dOedipe et des Atrides…
Pasolini dans son Oedipe ne prendra pas tant de gants, si je peux dire, et même déjà Cocteau avant lui d’ailleurs.
Pour écouter la suite cliquer sur l'image....