Domínikos Theotokópoulos dit El Greco (1541-1614)
Laocoon, 1610/14
Huile sur toile, 142cm x 193cm
National Gallery of art Washington
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Collection virtuelle sur le thème du portrait masculin en peinture, dessin, sculpture et photographie. Chaque portrait est analysé et commenté en français et, quelquefois, détaillé dans un podcast. Biographie de peintres, sculpteurs, photographes et artistes. Portraits historiques, autoportraits, Nus académiques, portraits officiels, Histoire de la mode, Histoire du costume, Histoire de l'art.
Domínikos Theotokópoulos dit El Greco (1541-1614)
Laocoon, 1610/14
Huile sur toile, 142cm x 193cm
National Gallery of art Washington
Le satyre della Valle (vers l'an 30 avant l'ère chrétienne)
Haut-relief du dieu Pan, connu aussi sous de nom de Télamon,
Théâtre de Pompée, Champ de Mars,Rome,
Maxime Dastugue (1851-1909)
Etude de nu de dos
Huile sur toile, 77 x 60 cm
Yale University Art Gallery.
Pablo Picasso (1881-1973)
Les adolescents 1906
Huile sur toile 157 x 117cm
Musée de l’Orangerie, Paris
Picasso, dans ses périodes bleues et roses a beaucoup peint les enfants, de façon “sentimentale” selon sa propre expression, faisant référence au fait qu'il s'agissait souvent de ses propres enfants et en particulier de son fils Paulo.
Ce n'est pas le cas de cette oeuvre réalisée quinze ans exactement avant qu'il n'ait son premier enfant avec Olga, Paulo, justement en 1921.
Nous sommes donc très éloignés ici de toute idée de paternité.
L’idée dans cette oeuvre, qui appartient à la période dite rose du peintre, est de se livrer à une représentation archétypale, hors du temps, de la jeunesse en générale et plus précisément de ce moment fragile et trouble qui sépare l’enfance de la jeunesse et que l'on appelle l'adolescence.
C’est du voyage que Picasso fit en 1906 avec sa compagne et modèle d’alors Fernande Olivier, à Gosol dans les Pyrénées catalanes, que naît cette monochromie à la tonalité ocre rouge-rose, caractéristique de "la période rose".
La rencontre avec Fernande Olivier va tirer le peintre d’un longue période dépressive. En venant vivre avec Picasso au Bateau Lavoir, Fernande allait réveiller son inspiration. Picasso, alors âgé de 25 ans, s’intéresse à cette époque au « primitivisme ». C'est un mouvement pictural apparu dans la Russie encore tsariste, chez les peintres des groupe dits du "Valet de Carreau" privilégiant les formes naïves et primitives de l’art issu de l'imagerie populaire et de la culture paysanne.
Les deux principaux fondateurs de ces mouvements, Michael Larionov et Natalia Goncharova avaient inventé ce mouvement en réaction contre l'influence de la peinture française alors prépondérante. Le jeune Picasso va donc puiser chez ces peintres russes la réaction qu’il entend lui-même porter contre la peinture postimpressionniste.
Ces deux silhouettes adolescentes aux contours presque maladroits et aux modelés rapides, esquissés sur ce fond monochrome, illustrent ce primitivisme dont Picasso se fait désormais le chantre dans une période très précise entre 1904 et 1906. Vaguement présentés comme les membres d’une fratrie, les deux modèles offrent un caractère sculptural et antiquisant, dénué de toute sophistication ou de tout réalisme excessif mais accentués par des poses soigneusement choisies pour évoquer à la fois l’antiquité grecque et les civilisations méditerranéennes.
A cette époque Picasso n'a pas encore découvert l'Afrique et son art.
Pour connaitre la suite, écoutez le podcast....
Arno Breker (1900-1991)
« Le Guerrier blessé », 1938, bronze
147 x 125 x 118 cm.
Jardin du musée Arno Breker, Dusserldorf
« Le Guerrier blessé » est une œuvre troublante. Sculpté par un des artistes le plus controversé du 20e siècle qu’il a traversé au plus fort de son tumulte. Sa période la plus sulfureuse étant celle de sa collaboration avec le régime National socialiste du 3eme Reich dont il a toujours clamé ne pas épouser les idées racistes mais dont il a tout de même dit je cite, « accepter le principe par opportunisme et mégalomanie ».
Cocteau qui ne manquait jamais un bon mot sur ces contemporains aurait dit de lui : « Breker était peut être le premier des génie en sculpture mais c’était à coup sûr le premier des idiots en politique «
Ayant été proclamé en 1937 artiste officiel d’Adolf Hitler, il fut dénazifié après guerre au motif qu’il n’avait jamais été membre du Parti Nazi et qu’il avait sauvé plus d’un condamné par le régime. Pas de quoi devenir un « Juste » et d’autant
qu’il refusa toujours d'exprimer le moindre regret ou la moindre excuse pour avoir servi par son art la propagande Nazi, estimant que les artistes n'avaient rien à voir avec la politique.
Il reste vrai cependant que pendant la guerre, sa position d’artiste officiel du régime, lui a permis d’intervenir plusieurs fois en faveur de nombreux artistes que les nazis poursuivaient, soit parce qu’ils étaient juifs, soit pour leur homosexualité, soit pour de simples raisons d’opposition à leur politique, comme les membres des partis communistes européens, par exemple. Ainsi à Paris, Arno Breker protégea réellement Pablo Picasso, qui était alors communiste et lui évita des confrontations - on va dire pénibles pour de pas dire fatales - avec la Gestapo de la Rue Lauriston.
Pour connaitre la suite, visionner le podcast.
Jared French (1905-1988)
'Washing the White Blood from Daniel Boone
Lavez le sang blanc de Daniel Boone, 1950
Tempera à l’oeuf sur masonite, 51 x 77, 5 cm
The Cleveland Museum of Art
Daniel Boone (1734- 1820), ne pas confondre avec Dany Boone,
Daniel Boone, au centre de ce tableau, fut un explorateur américain, le pionnier de la colonisation de l'Amérique du Nord, l'un des héros les plus populaires des Etats Unis pour l'exploration et la colonisation de ce qui est aujourd’hui le Kentucky, qui se trouvait alors au-delà des limites occidentales des treize colonies britanniques.
Cette région appartenait légalement à la France sous le nom de « Nouvelle-France » avant que les « droits » n’en soient abandonnés à la Couronne britannique par la cession de la Grande Louisiane au Traité de Paris de 1763.
C’est un traité passé entre la France, l’Espagne, le Portugal et la Grande Bretagne qui met fin à la guerre de 7 ans que Winston Churchill qualifiera de Première Guerre mondiale, et comme assez souvent dans ces analyses historiques il avait raison d’ailleurs.
Par ce traité la France donc perdait définitivement son statut de plus grande puissance mondiale,( eh oui ça ne date pas d’aujourd’hui ) au profit de la Grande-Bretagne qui le conservera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Les historiens estiment que la situation nouvelle ainsi créée, jettera les fondations des révolutions américaine puis française.
Et précisément Daniel Boone fait partie des tous premiers héros de la jeune nation américaine naissante. Boone de lança dès lors dans l’exploration de nouveaux territoires, encore propriété des amérindiens et y créa de nouvelles routes vers l'ouest…
Pur connaitre la suite écoutez le podcast...
LES TABLEAUX QUI PARLENT
Une série de podcasts par Francis Rousseau
Hans Baldung Grien (1485-1545)
Merkurius, 1530
Huile sur panneau de bois, 1m 94 sur 64cm
National Museum de Stockholm
C’est tout de même fascinant cette façon qu’ont les notices explicatives des musées de ne pas traiter du sujet qui saute aux yeux.
Ainsi concernant cette oeuvre, la description du musée où il se trouve dit :
« Le messager Mercure, l'un des dieux de l'Olympe, porte un bâton de héraut, un casque ailé et des sandales. Ce tableau ornait probablement le boîtier d'une horloge astronomique, Mercure symbolisant l'un des sept corps célestes de la cosmologie antique, censés influencer le caractère humain. Le lion contemplant son reflet pourrait représenter le tempérament colérique, et peut-être aussi le signe astrologique des Gémeaux. Les proportions allongées sont typiques de la peinture maniériste du XVIe siècle.
Bon… mais Pas un mot par contre de la seule chose qui saute aux yeux et intrigue le spectateur : le plumage multicolore d’oiseau de paradis ou le perroquet qui remplace la zigounette de ce Mercure et la libellule qui ne lui lâche pas la hanche.
C’est pourtant suffisamment intriguant pour que l’on s’y penche un peu (enfin pas trop non plus tout de même)
Ne reculant devant aucun sacrifice « Les Tableaux qui Parlent » le font donc, puisque apparement il n’y a personne au Musée pour s’en occuper !
Pour en savoir plus écoutez le podcast....
George Rodger (1908- 1995)
Noubas, vers 1950
Agence Magnum
Le peuple Nouba fait partie d’une tribu africaine qui vivent dans les monts Nouba au Soudan. Leur nombre, 2003, est d'environ 2 millions de personnes, mais les estimations varient beaucoup, car les massacres silencieux et exactions de toutes sortes continue toujours aujourd’hui à être perpétré sur cette légendaire tribu
Au début des années 1990, lorsque la seconde guerre civile soudanaise s'étend aux monts Nouba, la population subit une islamisation forcées avec notamment l'imposition de la charia. Le gouvernement d'Omar el-Bechir utilise alors les populations arabes de la zone comme supplétifs contre les Noubas, reconduisant ainsi une histoire génocidaire très ancienne qui remonte aux origines de la traite négrière orientale, amplifiée au moment de l’apparition d’lslam dans le monde arabe, au 7e siècle.
La traite orientale négrière est beaucoup moins encore connue que l'occidentale, bine qu’elle fut tout aussi importante, sinon plus.
Pour certains le manque de statistiques fiables ou de recensement en Afrique au Moyen Âge, en serait responsable et surtout la susceptibilité bien contemporaine celle là de certains États musulmans pour les représentants desquels le simple fait d'évoquer le passé négrier de leurs pays revient à vouloir banaliser ou minimiser la traite transatlantique aux archives très fournies. En matière de honte esclavagiste, l’Orient et l’Occident continuent de se renvoyer aujourd’hui encore, la balle.
Concernant la concomitance de l’accélération de la traite négriere orientale et l’apparition de l’iIslam, Il faut savoir et comprendre que dans l'Islam, l’esclavage est je cite une « institution inscrite dans l'ordre du monde et des réalités humaines telles que voulues et créées par Dieu ».
Le prophète Mahomet lui-même a eu plusieurs esclaves et le Coran légitime parfaitement cette pratique, par exemple, dans les versets 5-6 de la sourate 23, ou encore au verset 24 de la sourate 4, qui autorise le fait d’avoir les relations sexuelles avec ses esclaves, même si elles ou ils sont mariées.
Il faut se souvenir qu’en référence à la malédiction de Canaan, consécutives à l’ivresse de Noé (consulter notre podcast n° 61 sur je sujet), les noirs censés descendre de Cham selon la « Table des peuples », étaient réputés voués à être asservis par les descendants de Sem et de Japhet.
Cette dévalorisation biblique servit ni plus ni oins qu’à légitimer la traite négrière dont les sociétés islamiques avaient besoin.
Selon l’historien et homme d’Etats Ibn Khaldoun, (1332-1406) : « Les nations nègres sont en règle générale dociles à l'esclavage, parce qu'ils ont des attributs tout à fait voisins à ceux d'animaux stupides »
LES TABLEAUX QUI PARLENT
une série de Podcast par Francis Rousseau
GUSTAVE MOREAU (1826-1898)
Le jeune homme et la mort,
A gauche, version conservée au Fogg Art Museum, Harvard
A droite, version conservée Musée D’orsay, PAris
Il existe de nombreuses répliques de l’original présenté au Salon de 1865.
Celle d’Orsay à droite donc et celle d’Harvard à gauche sont sensiblement différentes.
Sans
vouloir jouer au jeux des 7 erreurs, on notera que la version d’Orsay
montre un cadre peint dans la toile elle même, alors que l’autre non.
La signature figure sur le cadre orné des fleurs qui le garnissent,
exactement comme l’on pourrait garnir une tombe.
(
Ponctuation sonore)
Une
façon pour cette version d’insister sur l’idée que la Mort a déjà fait
son oeuvre alors qu’elle n’ a pas commencé à agir dans l’autre
version, celle de gauche d’une façon générale beaucoup plus vivante y
compris dans les couleurs. Ne pas oublier que Gustave Moreau est LE
représentant du mouvement symboliste.
(Ponctuation sonore)
Dans
la version de droite, la mort a déjà tellement fait son oeuvre donc que
le jeune homme s’apprête à disparaitre du cadre, son pied gauche s’en
tenant déjà à la bordure extrême.
Par contre la mort elle-même
représentée par une femme aux traits diaphanes et insaisissables, n’est
pas différente selon les deux versions. C’est bien la même qui passe
derrière le jeune homme et l’enlasse d’un mouvement que l’on imagine
imperceptible, silencieux et glacial. Oui la Mort ou la Parque comme on
voudra ,qui flotte dans les airs telle une créature invertébrée tient
ferme son sablier en ne le quittant pas du regard, comme si elle ne
voulait pas laisser passer un quart de seconde de trop.
(Ponctuation sonore)
Comme l’écrira Jean Lorrain dans le poème consacré à ce tableau
« Aussi
la mort pour lui fut douce et passagère
Et tandis qu'il descend, comme
une ombre légère,
La déesse fatale, au front pur et voilé,
Voltige en
l'effleurant du souffle de sa robe
Et, pensive, sourit sous le voile
enroulé,
Dont un pli virginal et tremblant la dérobe. »
Par contre le
jeune homme qui est en train de se couronner des Lauriers d’Apollon et
brandit les narcisses de Perséphone, dans l’une et l’autre version, est
peint très différemment selon la version. Très présent voir même joyeux
sur la toile de gauche, son image est beaucoup plus estompée comme
en cours d’effacement dans un halo lumineux sur la toile de droite
exactement comme si la mort venait juste de passer.