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vendredi 14 octobre 2022

Nicolas de Largillière (1656-1746) - Portrait de Jean-André Souby


Nicolas de Largillière (1656-1746) Portrait présumé de Jean-André Souby, vers 1729 Huile sur toile 81x 65cm Collection Privée ( Drouot)

Nicolas de Largillière (1656-1746)
Portrait présumé de Jean-André Souby, vers 1729
Huile sur toile 81x 65cm
Collection Privée ( Drouot)


Jean André Soubry (1703-1774), est trésorier de France à Lyon – son père, Jacques Soubry (1656-1740), tenant la charge d’échevin dans la même ville. Les trésoriers de France, charge instaurée dès le XIIIe siècle, ne sont rien de moins que les administrateurs des Finances royales, assumant cette noble et haute tâche sous le nom de «Messieurs des Finances». La figure de celui-ci est pourtant bien jeune, autour de 26 ans lors de la réalisation de ce portrait par celui qui était demandé par les grands bourgeois, financiers, officiers et autres magistrats alors que son confrère et ami Hyacinthe Rigaud (1659-1743) officiait auprès de l’aristocratie – tant la qualité du résultat était parfait. En effet, comme nul autre, il savait allier à une vivacité et un esprit dans le traitement des visages un rendu des matières qui flattait au mieux le modèle représenté. La soie crisse, le drapé des velours casse là où il le doit, les dentelles – juste ce qu’il faut – font écho à la carnation. Si les portraits sont bien entendu réalisés d’après nature, en revanche, les tissus font l’objet d’études, d’où le degré de réalisme atteint, le souci du détail et la distinction qui s’en dégagent. À sa mort, Largillière aura contribué à renouveler la tradition française du genre pictural et à préparer la voie pour les générations suivantes. Cela vaut bien un record.

Nicolas de Largilliere (qui s'écrit aussi Largillierre) est  sans doute l’artiste le plus complet de sa génération. Ce peintre aux talents multiples était à l’aise aussi bien avec les natures mortes, qu’avec les tableaux historiques, les paysages ou les portraits, sa maîtrise technique lui permettant de jouer avec les matières, les couleurs et les lumières sans jamais  en faire un exercice froid. S’il s’était signalé par quelques tableaux historiques, il s’adonna plus particulièrement, sans renoncer à la grande peinture, au genre du portrait, dans lequel il excellait, surtout ceux des femmes où il savait démêler, dans leur physionomie, les traits constituant à la fois la beauté et le caractère. Il pouvait, sans s’écarter du modèle, y découvrir des grâces inaperçues et faire valoir les beautés apparentes, de façon que les femmes étaient d’autant plus sensibles aux flatteries de son pinceau, qu’il semblait n’avoir exprimé que la vérité, et qu’ainsi en regardant leur portrait, en les trouvait ressemblantes avant de les trouver belles. La ville de Paris ayant donné un repas à Louis XIV à l’occasion de sa convalescence, en 1687, voulut consacrer le souvenir de ce repas mémorable. Largillierre fut choisi pour le peindre, et, comme s’il eut compris ce que désiraient, au fond, les officiers du corps de ville, il fit leur portrait de grandeur naturelle au premier plan, leur prêta quelques gestes insignifiants, pour avoir l’occasion de peindre de belles mains à la Van Dyck, et rejeta Louis XIV et sa cour dans le vaporeux de la perspective. Cette représentation des échevins parisiens en costume et perruque s’appelle néanmoins la Convalescence de Louis XIV
Ses portraits, dans la tradition flamande de Rubens et van Dyck, gardent toujours une vie et une sensibilité qui font de lui l’un des plus grands peintres du règne de Louis XIV et de la Régence. 
Il laissa, à sa mort, 4 500 portraits.
 
 
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samedi 21 mars 2020

François de Troy (1675- 1730) - Portrait d'homme en Apollon











 François de Troy (1675 - 1730)
Portrait d'homme en Apollon
Huile sur toile, 117 x 89 cm
Collection privée (via Artcurial) 


Pour célébrer ce premier jour de printemps, cet portrait d'une grande fraicheur de François de Troy qui  permet d'apprécier les qualités de coloriste du peintre, aussi bien dans les reflets changeants et moirés du drapé couvrant la nudité héroïque du personnage que dans ceux de la lyre, attribut distinctif du dieu de la musique et de la poésie, la subtilité des carnations ou encore les nuances du ciel et des nuées. Le visage à l'expression douce, esquissant un très léger sourire, et le jeu des mains témoignent de la virtuosité du portraitiste et de la maturité de son art. François de Troy propose ici une composition audacieuse, annonciatrice de l'important succès que remportera le portrait historié pendant une grande partie du XVIIIe siècle.

François de Troy (ou François de Troie) incarne, aux côtés de Hyacinthe Rigaud et Nicolas de Largilliere, l'âge d'or du portrait français sous le règne de Louis XIV et fut le premier à repousser le poids de la tradition classique dans l'art du portrait et donner à ce genre une impulsion nouvelle.
Ses origines méridionales expliquent en partie la chaleur de ses coloris et son sens de la composition qu'il sut adapter aux modes parisiennes. Il répondit à de nombreuses commandes de riches particuliers et réalisa plusieurs portraits de la famille royale dans les années 1680-1690. Quelques années plus tard qu'il donnera la pleine mesure de son art, lorsqu'il travailla au service des ducs du Maine et de leur brillante cour de Sceaux. Grâce à ces commandes, François de Troy a pu travailler sans interruption auprès de la noblesse de cour pendant près de cinquante ans. On l'admirait pour sa capacité à dépeindre la noblesse et ses préoccupations pour les bonnes manières et la mode.On disait alors que sa peinture avait la capacité "de rendre toute femme belle et tout homme séduisant ". Dans les années 1690, François de Troy devient le peintre principal de la cour du roi Jacques II en exil à Saint-Germain-en-Laye. Entre 1698 et 1701, période de paix entre la France et la Grande-Bretagne, les Jacobites (partisans de Jacques II) pouvaient ainsi traverser la Manche avec des portraits de James Francis Edward Stuart et de sa sœur la princesse Louise Marie Thérèse Stuart. François de Troy était alors le seul peintre de la cour de Jacques II et avait besoin de l'aide de ses élèves pour réaliser les nombreux portraits qui lui étaient commandés.

D'après Artcurial qui la mis en vente récemment, l'identité du modèle du portrait ci-dessus est inconnue mais sa représentation sous les traits du dieu Apollon, dont la dimension solaire avait largement été utilisée dans la politique artistique du roi Louis XIV, semble indiquer une origine aristocratique voire princière, et il a été suggéré qu'il pourrait s'agir du prince Louis Armand de Bourbon-Conti (1695-1727) ou encore de Louis IV Henri, prince de Condé (1692-1740).

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vendredi 22 février 2019

Nicolas de Largilliere (1656-1746) - Portrait de Norbert Roettiers

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Nicolas de  Largilliere (1656-1746)
 Norbert Roettiers, c. 171
Huile sur toile ( 79,4x63,5cm) 
Harvard Art Museum / Fogg Museum

Norbert Roëttiers, né à Anvers vers 1666 et mort le 18 mai 1727 à Choisy-le-Roi, est un médailleur français d'origine flamande, le père de Jacques Roëttiers de la Tour (1707-1784),  lui même médailleur et orfèvre français.
Sous la direction de son oncle Joseph Roëttiers (1635-1703), Norbert Roëttiers travaille à la monnaie de Londres de 1684 à 1695. À la suite d'une mauvaise plaisanterie, tous les Roëttiers repassèrent la Manche.
À la mort de Joseph Roëttiers, il lui succède le 17 janvier 1704 à la place de Graveur général des monnaies de France, charge qu'il exerce jusqu'à sa mort en 1727.
Il meurt dans sa maison de campagne de Choisy-le-Roi le 18 mai 1727

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samedi 1 décembre 2018

Nicolas de Largilliere (1656-1746) - Portrait allégorique


Nicolas de Largilliere (1656-1746)
Portrait allégorique 1680-85
Huile sour toile  (43 x 32 cm)
Musée du Louvre Paris 

Jadis identifié comme étant le Régent Philippe d'Orléans, le modèle est représenté en Bacchus, devant un terme figurant Silène qu'il montre du doigt.
Au premier plan, deux panthères se gavent de raisins...
Legs du baron Basile de Schlichting, 1914.
Ce tableau n'est pas montré actuellement au public.

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mardi 27 novembre 2018

Nicolas de Largillière (1656-1746) - Autoportrait en tenue d'atelier


Nicolas de Largillière (1656-1746) 
Autoportrait en tenue d'atelier, 1707
Oil on canvas (90, 5 x 71, 1 cm)
National Gallery of Art,  Washington

Acquis entre 1860 et 1910 par le comte Alexandre-Marie de Boisgelin  à Paris et par le château de Beaumont à Beaumont-le-Roger (Eure), cet autoportrait de l'artiste échu  par héritage à son fils, le comte Georges de Boisgelin (1873-1940), puis par héritage à son fils, le comte Amaury de Boisgelin (1914-1980) ; par héritage à sa veuve [née Claudie Février, 1910-2003 ; vraisemblablement par héritage à ses enfants;  puis acheté  chez Christie's, Paris, le 24 juin 2004, n ° 88  et acquis de par Wildenstein & Co., New York,  le 2 mars 2006,  par la  National Gallery of Art de Washington.

Nicolas de Largilliere (qui s'écrit aussi Largillierre) est  sans doute l’artiste le plus complet de sa génération. Ce peintre aux talents multiples était à l’aise aussi bien avec les natures mortes, qu’avec les tableaux historiques, les paysages ou les portraits, sa maîtrise technique lui permettant de jouer avec les matières, les couleurs et les lumières sans jamais  en faire un exercice froid. S’il s’était signalé par quelques tableaux historiques, il s’adonna plus particulièrement, sans renoncer à la grande peinture, au genre du portrait, dans lequel il excellait, surtout ceux des femmes où il savait démêler, dans leur physionomie, les traits constituant à la fois la beauté et le caractère. Il pouvait, sans s’écarter du modèle, y découvrir des grâces inaperçues et faire valoir les beautés apparentes, de façon que les femmes étaient d’autant plus sensibles aux flatteries de son pinceau, qu’il semblait n’avoir exprimé que la vérité, et qu’ainsi en regardant leur portrait, en les trouvait ressemblantes avant de les trouver belles. La ville de Paris ayant donné un repas à Louis XIV à l’occasion de sa convalescence, en 1687, voulut consacrer le souvenir de ce repas mémorable. Largillierre fut choisi pour le peindre, et, comme s’il eut compris ce que désiraient, au fond, les officiers du corps de ville, il fit leur portrait de grandeur naturelle au premier plan, leur prêta quelques gestes insignifiants, pour avoir l’occasion de peindre de belles mains à la Van Dyck, et rejeta Louis XIV et sa cour dans le vaporeux de la perspective. Cette représentation des échevins parisiens en costume et perruque s’appelle néanmoins la Convalescence de Louis XIV
Ses portraits, dans la tradition flamande de Rubens et van Dyck, gardent toujours une vie et une sensibilité qui font de lui l’un des plus grands peintres du règne de Louis XIV et de la Régence. 
Il laissa, à sa mort, 4 500 portraits.

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samedi 12 mai 2018

Nicolas de Largilliere (1656-1746) - Portrait de Konrad Detlef

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Nicolas de Largilliere (1656-1746)
Portrait de Konrad Detlef, Graf von Dehn (1688-1753) en 1724

Ce portrait peint par Nicolas de Largilliere, célèbre entre autres pour avoir fait le portrait de  Louis XIV et de sa famille, est celui de  Konrad Detlef Graf von Dehn (1688- 1753), ministre allemand, diplomate et favori d'Herzog August Wilhelm de Brunswick.
Fils d'un officier danois, le jeune Konrad  rejoint la cour de Herzog Anton Ulrich von Braunschweig-Wolfenbüttel vers l'âge de 15 ans. Ce beau jeune page est immédiatement pris sous la protection du  Prince August Wilhelm de Brunswick, fils d'Herzog, de 26 ans l'ainé du jeune Konrad et connu pour son homosexualité affichée, bien que trois fois marié. Lorsque le prince Herzog mourut et que le prince August arriva au pouvoir en 1714,  le jeune Konrad fut rapidement promu au tous premiers rangs  du gouvernement, et devint très rapidement l'un des hommes les plus puissants de la cour ducale de Brunswick.
Ses missions diplomatiques le conduisirent comme envoyé extraordinaire auprès de la Cour de Versailles, puis à  Londres, à La Haye et à la Cour de Vienne. Il fit deux mariages plutôt avantageux financièrement,  vécut très richement, et  amassa une collection de plus de 500 peintures.
En 1730, cependant, il fut démis de ses toutes fonctions, pour cause de  détournements de fonds et de favoritisme un peu trop évident. L 'année suivante, à la mort d'August Wilhelm, il dut quitter le pays.
 Il entra alors au service  des Danois et  commença  à travailler comme envoyé du Danemark à Saint-Pétersbourg, à Madrid, puis  à La Haye, ville dans laquelle il mourut à l'âge de 74 ans.
Dans ce somptueux portait de Nicolas de Largilliere, on remarque la finesse des détails vestimentaires ( la texture des dentelles et des broderies d'argent  du pourpoint, le détails des gants, de la perruque... on remarquera aussi pose sur la commode à gauche de la main de Konrad, un médaillon en argent, ouvert sur le portrait en miniature du Prince August Wilhelm de Brunswick, l'amant de Konrad.
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dimanche 17 décembre 2017

Nicolas de Largilliere (1656-1746) - Jeune homme inconnu

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Nicolas de Largilliere (1656-1746) 
 Jeune homme inconnu, c. 1695

Nicolas de Largilliere (qui s'écrit aussi Largillierre) est  sans doute l’artiste le plus complet de sa génération. Ce peintre aux talents multiples était à l’aise aussi bien avec les natures mortes, qu’avec les tableaux historiques, les paysages ou les portraits, sa maîtrise technique lui permettant de jouer avec les matières, les couleurs et les lumières sans jamais  en faire un exercice froid. S’il s’était signalé par quelques tableaux historiques, il s’adonna plus particulièrement, sans renoncer à la grande peinture, au genre du portrait, dans lequel il excellait, surtout ceux des femmes où il savait démêler, dans leur physionomie, les traits constituant à la fois la beauté et le caractère. Il pouvait, sans s’écarter du modèle, y découvrir des grâces inaperçues et faire valoir les beautés apparentes, de façon que les femmes étaient d’autant plus sensibles aux flatteries de son pinceau, qu’il semblait n’avoir exprimé que la vérité, et qu’ainsi en regardant leur portrait, en les trouvait ressemblantes avant de les trouver belles. La ville de Paris ayant donné un repas à Louis XIV à l’occasion de sa convalescence, en 1687, voulut consacrer le souvenir de ce repas mémorable. Largillierre fut choisi pour le peindre, et, comme s’il eut compris ce que désiraient, au fond, les officiers du corps de ville, il fit leur portrait de grandeur naturelle au premier plan, leur prêta quelques gestes insignifiants, pour avoir l’occasion de peindre de belles mains à la Van Dyck, et rejeta Louis XIV et sa cour dans le vaporeux de la perspective. Cette représentation des échevins parisiens en costume et perruque s’appelle néanmoins la Convalescence de Louis XIV
Ses portraits, dans la tradition flamande de Rubens et van Dyck, gardent toujours une vie et une sensibilité qui font de lui l’un des plus grands peintres du règne de Louis XIV et de la Régence. 
Il laissa, à sa mort, 4 500 portraits.

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jeudi 20 juillet 2017

Nicolas de Largilliere (1656-1746) - Portrait de Marc-Conrad Buisson

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Nicolas de Largilliere (1656-1746) 
 Portrait de Marc-Conrad Buisson, c 1710.
Collection privée

Largillierr est l’artiste le plus complet de sa génération. Ce peintre aux talents multiples était à l’aise aussi bien avec les natures mortes, qu’avec les tableaux historiques, les paysages ou les portraits, sa maîtrise technique lui permettant de jouer avec les matières, les couleurs et les lumières sans en faire un exercice froid. S’il s’était signalé par quelques tableaux historiques, il s’adonna plus particulièrement, sans renoncer à la grande peinture, au genre du portrait, dans lequel il excellait, surtout ceux des femmes où il savait démêler, dans leur physionomie, les traits constituant à la fois la beauté et le caractère. Il pouvait, sans s’écarter du modèle, y découvrir des grâces inaperçues et faire valoir les beautés apparentes, de façon que les femmes étaient d’autant plus sensibles aux flatteries de son pinceau, qu’il semblait n’avoir exprimé que la vérité, et qu’ainsi en regardant leur portrait, en les trouvait ressemblantes avant de les trouver belles. La ville de Paris ayant donné un repas à Louis XIV à l’occasion de sa convalescence, en 1687, voulut consacrer le souvenir de ce repas mémorable. Largilliere fut choisi pour le peindre, et, comme s’il eut compris ce que désiraient, au fond, les officiers du corps de ville, il fit leur portrait de grandeur naturelle au premier plan, leur prêta quelques gestes insignifiants, pour avoir l’occasion de peindre de belles mains à la Van Dyck, et rejeta Louis XIV et sa cour dans le vaporeux de la perspective. Cette représentation des échevins parisiens en costume et perruque s’appelle néanmoins la Convalescence de Louis XIV. Ses portraits, dans la tradition flamande de Rubens et van Dyck, gardent toujours une vie et une sensibilité qui font de lui l’un des plus grands peintres du règne de Louis XIV et de la Régence. Il laisserait, à sa mort, 4 500 portraits.

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vendredi 8 juillet 2016

Nicolas de Largilliere (1656-1746) - Portrait d' Anne-Louis Goislard de Montsabert

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Nicolas de Largilliere (1656-1746)
Portrait d' Anne-Louis Goislard de Montsabert, 1734.


Largilliere est l’artiste le plus complet de sa génération. Ce peintre aux talents multiples était à l’aise aussi bien avec les natures mortes, qu’avec les tableaux historiques, les paysages ou les portraits, sa maîtrise technique lui permettant de jouer avec les matières, les couleurs et les lumières sans en faire un exercice froid. S’il s’était signalé par quelques tableaux historiques, il s’adonna plus particulièrement, sans renoncer à la grande peinture, au genre du portrait, dans lequel il excellait, surtout ceux des femmes où il savait démêler, dans leur physionomie, les traits constituant à la fois la beauté et le caractère. Il pouvait, sans s’écarter du modèle, y découvrir des grâces inaperçues et faire valoir les beautés apparentes, de façon que les femmes étaient d’autant plus sensibles aux flatteries de son pinceau, qu’il semblait n’avoir exprimé que la vérité, et qu’ainsi en regardant leur portrait, en les trouvait ressemblantes avant de les trouver belles. La ville de Paris ayant donné un repas à Louis XIV à l’occasion de sa convalescence, en 1687, voulut consacrer le souvenir de ce repas mémorable. Largilliere fut choisi pour le peindre, et, comme s’il eut compris ce que désiraient, au fond, les officiers du corps de ville, il fit leur portrait de grandeur naturelle au premier plan, leur prêta quelques gestes insignifiants, pour avoir l’occasion de peindre de belles mains à la Van Dyck, et rejeta Louis XIV et sa cour dans le vaporeux de la perspective. Cette représentation des échevins parisiens en costume et perruque s’appelle néanmoins la Convalescence de Louis XIV. Ses portraits, dans la tradition flamande de Rubens et van Dyck, gardent toujours une vie et une sensibilité qui font de lui l’un des plus grands peintres du règne de Louis XIV et de la Régence. Il laisserait, à sa mort, 4 500 portraits.

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